Al’issue de la pré-projection du film Edward aux mains d’argent du 11 01 2006, un débat intéressant a eu lieu concernant notamment la fin du film et l’impact qu’il pourrait avoir sur les cycles I, en particulier.
Edward aux Mains d'argent Titre original Edward Scissorhands Réalisateur Tim Burton Musique de Danny Elfman Scénario de Tim Burton et Caroline Thompson Casting principal Johnny Depp Winona Ryder Distributeur Twenty Century Fox Sortie US {{{Sortie US}}} Sortie FR 10 Avril 1990 Durée 1h 45 min Genre Fantastique, Romance, Comédie Année de l'action 1990 Galerie Edward aux Mains d'Argent Edward aux mains d'argent est un film réalisé par Tim Burton et sorti en 1990. Synopsis[] Edward est un charmant garçon crée par un inventeur dans un grand manoir. Mais l'inventeur meurt avant d'avoir fini son oeuvre, et Edward, à la place de mains, a de grands ciseaux terrifiants. Edward se retrouve donc seul jusqu'à ce que Peg Boggs, une représentante en cosmétiques, ne vienne lui proposer ses produits. Voyant qu'il est tout seul, elle décide de l'adopter comme son fils, et l'emmène dans sa maison. Il rencontre les autres membres de sa famille, son mari et ses enfants. L'acceptation par la ville de ce nouvel habitant sera une autre paire de manches. Fiche technique[] Titre original Edward Scissorhands Titre français Edward aux Main d'Argent Réalisation Tim Burton Scénario Caroline Thompson, d'après une histoire de Tim Burton et Caroline Thompson Photographie Stefan Czapsky Montage Richard Halsey Musique Danny Elfman Décors Bo Welch Costumes Colleen Atwood Effets spéciaux Stan Winston Production Denise Di Novi, Tim Burton, Caroline Thompson productrice associée, Richard Hashimoto producteur délégué Société de production 20th Century Fox Société de distribution 20th Century Fox Etats-Unis ; international Budget 20 000 000 $ Pays d'origine Etats-Unis Langue originale Anglais Format Couleur - 35 mm - 1,851 - son Dolby SR Genres Fantastique, Romance, Comédie dramatique Durée 105 minutes 1 h 45 min Dates de sortie États-Unis 6 décembre 1990 première mondiale à Los Angeles ; 7 décembre 1990 sortie limitée ; 14 décembre 1990 sortie nationale Canada 14 décembre 19902 France 10 avril 1991 Distribution[] Johnny Depp VF Jérôme Berthoud Edward Winona Ryder VF Claire Guyot Kim Boggs Dianne Wiest VF Jeanine Forney Peg Boggs Anthony Michael Hall VF Serge Faliu Jim Alan Arkin VF Sady Rebbot Bill Boggs Kathy Baker VF Élisabeth Wiener Joyce Monroe Robert Oliveri VF Emmanuel Garijo Kevin Boggs Vincent Price VF Louis Arbessier L'Inventeur O-Lan Jones VF Maïk Darah Esmeralda Dick Anthony Williams VF Mostefa Stiti l'officier Allen Conchata Ferrell Helen Caroline Aaron VF Sophie Deschaumes Marge Susan Blommaert Tinka Anecdotes[] Edward aux Mains d'Argent est la première collaboration entre Johnny Depp et Tim Burton. L'acteur est connu à l'époque avec la série policière 21 Jump Street, et le réalisateur lui propose la première tête de son film. Johnny fera ensuite partie de nombreux autres films avec Tim, comme Ed Wood, Sleepy Hollow, la légende du cavalier sans tête, ou encore Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street. Ce film est également la première collaboration entre le réalisateur et la scénariste Caroline Thompson, qui fera ensuite partie des histoires de L'étrange Noël de Mr. Jack et des Noces Funèbres. Pour la bande originale de ce film, le compositeur Danny Elfman s'est inspiré de la musique de Tchaïkovski, notamment de son ballet Casse-Noisette. On le remarque quand Edward sculpte sur un bloc de glace et que Kim s'émerveille en dansant sous les flocons qui tombent. Vidéo[] Edward aux mains d'argent - bande annonce VO Réalisations de Tim Burton Films Pee-Wee Big Adventure - Beetlejuice - Batman - Edward aux mains d'argent - Batman, le défi - Ed Wood - Mars Attacks! - Sleepy Hollow La Légende du Cavalier sans Tête - La Planète des Singes - Big Fish - Charlie et la Chocolaterie - Sweeney Todd Le Diabolique Barbier de Fleet Street - [[[Alice au Pays des Merveilles]] - Dark Shadows - Beetlejuice, le retour - Big Eyes - Miss Miss Peregrine et les enfants particuliers - Dumbo Dessins animés d'animation Frankenweenie 2012 - Les Noces Funèbres - L'Étrange Noël de Monsieur Jack
Unfilm de Tim Burton avec Johnny Depp et Winona Ryder. Synopsis : Edward n'est pas un garcon ordinaire. Création d'un inventeur, il a reçu un coeur pour aimer, un cerveau pour comprendre. Mais son concepteur est mort avant d'avoir pu terminer son oeuvre et Edward se retrouve avec des lames de métal Un film de Tim Burton avec Johnny Depp et Winona
Accueil TV & Son TV & Vidéoprojecteurs Lecteur Blu-ray Testé le 16/12/09 Edward aux mains d'argent Blu-ray au meilleur prix Résumé du test Edward aux mains d'argent Blu-ray Historique de la notation Note précédente Note de la rédaction Extrait du testUn film tel que Edward aux mains d'argent méritait mieux que le peu de soin apporté à son édition Blu-ray master non retapé pour l'occasion, des bonus peu recherchés, un VF en DTS mi débit, aucune interactivité particulière, et surtout, désormais, l'attente d'une véritable réédition HD avec restauration totale ! Fiche technique / caractéristiques Disponibilité DVD/Blu-ray Disc Oui / Oui Genre Fantastique Réalisateur Tim Burton BeetleJuice, Les noces funèbres Acteurs Johnny Deep, Winona Ryder Format Pistes audio VF en DTS mi-débit, 768 KbpsVO en DTS-HD Master Audio en Date de sortie 1991-04-10 Date de mise en vente 2008-01-04 3D Non Meilleurs prix Produits alternatifs Publications qui peuvent vous intéresser
Edwardaux mains d'argent est un film réalisé par Tim Burton avec Johnny Depp, Winona Ryder. Synopsis : Edward Scissorhands n'est pas un garçon ordinaire. Création d'un inventeur, il a reçu
Par le à 18h11, mis à jour le à 11h33 Lecture 1 min. T It's alive ! Le film Edward aux mains d'argent de Tim Burton Le créateur interprété par Vincent Price dont ce sera le dernier rôle, ce personnage est un inventeur de génie qui vit reclus dans son étrange manoir. A partir d'un robot préposé à la découpe de la salade, il fait le rêve de créer la vie. Malheureusement, la grande faucheuse l'emporte le jour de Noël avant qu'il n'ait pu mettre la touche finale - deux mains en l'occurrence - à sa dernière œuvre... La créature affublé de lames acérées en lieu et place des mains, les cheveux ébouriffés, le teint pâle, Edward aux mains d'argent est un garçon naïf et simple qui va se révéler un excellent paysagiste et un coiffeur hors-pair. Sans liens de parenté, avec Freddy, Edward est bien sûr incarné par Johnny Depp. LD-> Page précédente Page suivante Bourse Le 24/08 à 09H30 CAC 40 6337,93 -0,38%
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Si vous aimez les décors roses et noirs et les héros pas comme il faut. Ce film est fait pour vous! Allez voir Edward aux mains d'argent! - Corentin . Salut! Je suis Guillaume, j'ai 13 ans et je vais vous parler de mon film préféré: Edward aux mains d'argent. C'est l'histoire de Peggy, une vendeuse de produit Avon, qui tente sa chance à la porte d'un sinistre château.
Saga Tim Burton Edward aux mains d’argent 1990 EDWARD AUX MAINS D'ARGENTEDWARD SCISSORHANDS Résumé Créé par un inventeur mort avant de l’avoir terminé », Edward vit seul dans un château abandonné. C’est là que Peggy, représentante en cosmétiques, le trouve et le ramène chez elle. Avec ses mains-ciseaux, Edward devient pour un temps la coqueluche du quartier. Critique Un des films les plus connus de Tim Burton qui commence à imposer sa patte. Des éléments, comme la banlieue où se passe l’action ressemble à celle de Beetlejuice mais, cette fois, l’ironie grinçante du réalisateur en donne une interprétation toute personnelle. Si le film a d’indéniables qualités, il ne développe pas grand-chose une fois passée la scène d’exposition initiale. Le déroulé est extrêmement linéaire, ce qui ne veut pas dire qu’il ne soit pas intéressant, mais il s’avère sans véritable surprises. Visuellement, c’est bluffant. D’entrée de jeu, le réalisateur pose une dichotomie révélatrice. La banlieue sans nom est colorée jusque dans les voitures ! mais abrite des gens absolument conformistes sur lesquels Tim Burton pose un regard acide. Les commères » du quartier, la dénommée Joyce en tête, en prenne pour leur grade dans un jeu de massacre permanent. Elles sont pathétiques, suiveuses, girouettes et autocentrées. Quelque part, cette banlieue est un peu celle de George Clooney dans son Suburbicon même si Burton place son film dans son époque. En contraste, le château où vit Edward est gris mais Edward lui-même se montre chaleureux. Le château est en hauteur quand toutes les maisons, identiques, sont posées à plat. Le propos du réalisateur est clair et net Edward n’appartient pas à notre monde. Tout le propos du film tient en l’acceptation pour un temps d’Edward mais, à part le voir faire de la taille de tout un tas de trucs, que se passe-t-il ? Le pique-nique de présentation et le passage à la télévision d’Edward ont un côté bête de foire » dérangeant au fort contraste entre le monstre gentil » et le public intrigué ou bassement intéressé. La causticité de Tim Burton se lit aussi dans cette scène où une femme prend littéralement son pied en se faisant tailler les cheveux. C’est grotesque et il est évident à qui va la sympathie du réalisateur. Plus intéressant, c’est l’évolution de la relation entre Kim, la fille de Peggy et Edward. D’abord franchement hostile ils ont mal commencé c’est vrai !, elle évolue vers plus de sympathie et une profonde affection. Le film ne raconte pas grand-chose mais il y a tout de même une évidence c’est un conte de fée. Pratiquement, une nouvelle version de La Belle et la Bête. Si on oublie ça, le film devient illisible. Comment comprendre que personne ne se soit soucié du château abandonné ? Comment vivait l’inventeur ? Le décor du château n’a absolument rien de réaliste et, lorsque l’on verra des moments du passé d’Edward, c’est une impression d’irréalité poétique que nous éprouvons. Un mélange du gothique et du mécanique mais moins abouti que, plus tard le montrera Crimson Peak. L’idée de Tim Burton était d’arracher Edward à son contexte de conte de fées pour le placer dans le cadre déconcertant des banlieues normalisées privées de sensibilité artistique et qui doivent beaucoup aux souvenirs du jeune Burton. Pour ce dernier, Edward est l’incarnation physique de la solitude. Pour lui, les monstres sont des incompris. Edward est le premier d’entre eux. La Fox avait d’abord pensé à Tom Cruise pour incarner Edward, ce qui aurait été une idiotie complète car Edward n’est pas un héros mais un anti-héros. Burton voulait que le public regarde Edward sans a priori et a choisi pour cela un quasi-inconnu, Johnny Depp. C’est une réussite complète qui lança la carrière du comédien qui devint un des piliers de l’univers Burton. Durant tout le film, le visage de Johnny Depp est peu expressif mais tout passe par le regard, par la gestuelle et c’est peu à peu qu’Edward s’humanise. C’est le rôle de Kim à qui Wynona Ryder apporte une force qui se révèle peu à peu. C’est à partir du moment où le personnage prend davantage d’importance que le récit bascule. D’abord le visage dur et le corps raide manifestant une vraie hostilité envers Edward, Kim se détend, apprivoise autant qu’elle est apprivoisée magnifique et très poétique scène de la danse sous les flocons et l’actrice rend excellemment compte de l’évolution des sentiments de son personnage. Le film a un dernier titre de gloire et il est tout à l’honneur de Tim Burton dont il montre la fidélité à ceux qu’il admire. Le rôle de l’inventeur, qui crée et élève Edward, est tenu par Vincent Price. Le grand acteur américain, héros des films d’horreur des années 1950 et 1960, était pratiquement tombé dans l’oubli. Très âgé et malade, c’est son dernier rôle mais, grâce à Tim Burton, il a pu sortir la tête haute. Anecdotes Sortie US 6 décembre 1990. Sortie France 10 avril 1991 Le budget était de 20 millions $ et a rapporté 86 $ Scénario Caroline Thompson, d'après une histoire de Tim Burton et Caroline Thompson. Caroline Thompson, lectrice-analyste de scénario, avait publié un roman d’horreur intitulé Premier né » où un fœtus revenait hanter une femme qui avait avorté. Burton l’avait lu et avait été frappé. Son agent les fit se rencontrer. En ayant vu le dessin d’un garçon ayant des ciseaux à la place des doigts, elle s’est écriée N’en dites pas plus, je sais exactement de quoi je vais parler ! » et elle écrivit 70 pages de synopsis. C’est fondamentalement l’histoire que nous avons filmé » dira Burton. A la base, ils envisageaient une comédie musicale. Tim Burton considère ce film comme son plus personnel » A l’origine, il y a un dessin fait depuis longtemps. Il représentait un personnage qui veut toucher tout ce qui l’entoure, mais ne peut le faire, et dont le désir créateur est en même temps un désir destructeur, une ambivalence qui a refait surface au moment de mon adolescence. J’avais alors beaucoup de mal à communiquer avec le reste du monde » cité par Antoine de Baecque, Tim Burton, Cahiers du cinéma. Il a aussi dit Il y a en [Edward] une merveilleuse souligné par Burton sorte de tristesse. Ce n’est pas une tristesse mauvaise, c’est juste l’étoffe de la vie ». Pour mettre le film en chantier, Tim Burton créa sa propre boîte de production. De Johnny Depp Tim m’a montré plusieurs dessins de cet Edward. J’avais lu le scénario bien sûr, mais les dessins de Tim disaient tout. J’ai tout de suite senti le personnage, il s’est glissé à l’intérieur de moi » interview au New York Time Magazine du 9 novembre 2003. En 1991, Tim Burton mit en chantier un documentaire Conversations avec Vincent mais la mort de l’acteur ne lui permit pas d’achever ce projet. Le tournage se déroule dans une communauté sise à la périphérie de Dade City, comté de Pasco en Floride. Une cinquantaine de maisons individuelles durent cooptées et les résidents relogés dans un motel du coin pendant trois mois, le temps que les équipes du tournage repeignent leurs demeures en pastel écume des mers », jaune bouton d’or », couleur chair », bleu sale », réduisent la taille des fenêtres pour donner une ambiance paranoïaque » et aménagent des jardins paysagers. A l’entrée du site du tournage, une pancarte avertissait d’éventuels acheteurs qu’en temps normal, ces propriétés ne ressemblaient pas du tout à cela. Le manoir gothique fut lui construit sur le terrain de tournage de la Fox. Le tournage fut éprouvant à cause de la chaleur 40°, de l’humidité et des nuisibles. Johnny Depp/Edward acteur américain né John Christopher Depp II, il se fait réellement connaître avec ce rôle. Il a également tourné dans Arizona Dream 1992, Donnie Brasco 1997, Las Vegas Parano 1998, Le Chocolat 2000, From Hell 2001, Pirates des Caraïbes 2003, 2006, 2007, 2011, 2017, Public Enemies 2009, Transcendance 2014, Into the wood 2015, Alice de l’autre côté du miroir 2016, Le Crime de l’Orient-Express 2017. Vincent Price/L’inventeur acteur américain 1911-1993 débute au théâtre en 1935 et jouera sur scène jusqu’en 1978. Il débute au cinéma avec Service de luxe 1938. C’est avec Laura 1944 qu’apparaît son personnage de dandy à l’allure inquiétante. Il devient emblématique du cinéma d’épouvante L’homme au masque de cire 1953, La mouche noire 1958, La chute de la maison Usher 1961, La chambre des tortures 1961, Le Corbeau 1963, La malédiction d’Arkham 1963, Je suis une légende 1964, Le cercueil vivant 1969, L’abominable docteur Phibes 1971, Théâtre de sang 1973. Il devient plus rare ensuite mais est appelé pour du doublage Vincent 1982, court-métrage de Tim Burton, Les treize fantômes de Scooby-Doo 1985, Basile, détective privé 1986. Dianne Wiest/Peggy Boggs actrice américaine active sur les deux écrans. Au cinéma, elle a joué dans La Rose pourpre du Caire 1985, Hannah et ses sœurs 1986, les ensorceleuses 1998, L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux 1998, Rage 2009. Pour la télévision, elle a joué dans En analyse 2008-2009 et Blacklist 2014 mais est surtout connu pour sa participation à New York Police Judiciaire 2000-2002. Alan Arkin/Bill Boggs acteur américain, il arrête ses études pour former un groupe de musique et débute au théâtre et obtient un Tony Award pour son rôle dans la pièce Enter Laughing. Au cinéma, il a notamment joué dans Les Russes arrivent 1966, Golden Globe du meilleur acteur dans un film musical ou une comédie, Seule dans la nuit 1967, Le cœur est un chasseur solitaire 1968, Sherlock Holmes attaque l’Orient-Express 1976, Big Trouble 1986, Bienvenu à Gattaca 1997, Little Miss Sunshine 2006, Oscar du meilleur acteur dans un second rôle, Max la menace 2008, Argo 2012. Wynona Ryder, déjà présente dans Beetlejuice, incarne Kim, la fille des Boggs. Retour à l'index
Edwardaux mains d'argent est un film qui va vous faire rire Et pleurer ! Il y a des scènes hilarantes, comme celles où le personnage principal joue les coiffeurs pour chien, puis pour femmes
Edward aux mains d’argent, réalisé par Tim Burton en 1990 et mettant en vedette les très jeunes Johnny Depp et Winona Ryder, est, pour beaucoup, le chef-d’œuvre de ce réalisateur. Il possède excellente une bande originale, composée par Danny Elfman, qui depuis fait office de référence en la du film Edward aux mains d’argent attire l’attention dès le générique avec des objets qui rappellent d’autres œuvres de l’auteur, comme Nightmare before Christmas 1993. Les premières images du film montrent un vieux manoir poussiéreux mais aussi magique, nous avertissant par la même que nous pénétrons dans “l’Univers de Tim Burton“.Sous forme de conte, de fable presque, mêlant fantaisie et vie quotidienne, Burton présente un film rempli d’émotions et de sentiments. Il donne vie à une histoire dans laquelle deux messages se détachent l’importance d’accepter les différences et de laisser de côté les préjugés .Edward aux mains d’argent est une histoire très personnelle, hautement autobiographique, bien qu’elle soit présentée de manière fantaisiste. Burton lui-même a souvent parlé des problèmes rencontrés dans son enfance ; en effet, il s’est toujours défini comme solitaire, et même “bizarre”. Même son ex-épouse, Helena Bonham Carter, a reconnu en lui certaines caractéristiques du syndrome d’ aux mains d’argent, une histoire pleine de contrastesBurton présente le film comme l’histoire qu’une vieille femme raconte à sa petite–fille et, à partir de là, nous entrons dans le fantasque. Tout commence dans un quartier coloré rempli de jardins et de maisons individuelles. Nous n’y trouvons aucune voiture, ni porte, ni vêtement qui soit de couleur noire. Parmi toutes ces couleurs, se dresse, au fond et au sommet d’une colline, un vieux manoir, pratiquement en ruines ; gris et noir, dont l’aspect rappelle beaucoup le cinéma expressionniste premier personnage que nous connaissons est Peg, mère de deux enfants, qui travaille pour l’entreprise de cosmétiques Avon. Dans une tentative désespérée pour vendre ses produits, Peg décide d’entrer dans le mystérieux manoir. À son arrivée, elle rencontre des arbres étranges qui ont été sculptés en imitant des formes animales et manoir, qui semblait si sombre de loin, dispose d’un magnifique et coloré jardin totalement inattendu, lequel fait office de préalable à l’extraordinaire monde intérieur de celui qui y réside. La musique joue un rôle fondamental lorsque Peg entre dans le s’attendait assurément à rencontrer quelque chose d’effrayant, de bizarre ; cependant, elle se retrouve dans un environnement magique et merveilleux, avec des sculptures pleines de sensibilité. Le manoir est complètement négligé à l’intérieur, rempli de poussière et de toiles d’araignées ; certaines coupures de presse collées sur un mur sont mises en évidence, coupures sur lesquelles nous pouvons lire des titres comme “enfant né sans yeux lit avec ses mains”. Peu de temps après, nous rencontrons Edward, l’étrange résidant, qui possède une particularité inattendue dans la mesure où, à la place des mains, il possède des contact avec le monde et les relations socialesDès le début, Edward présente une innocence extrême. Il le fait lorsqu’il se réfère à son père en disant qu’il “ne s’est pas réveillé”, faisant ainsi clairement allusion à son ignorance du monde, de la vie et de la mort. Peg, fascinée par les cicatrices causées par les ciseaux, décide d’essayer sur lui ses produits cosmétiques et l’invite chez partir de ce moment, nous observerons toutes les difficultés d’Edward pour vivre en société, pour distinguer le bien du mal, le profond rejet dont il fait l’objet initialement de la part des voisins, et leur fascination lorsqu’ils découvrent qu’ils peuvent tirer profit de ses compétences en tant que jardinier et coiffeur. Les voisines représentent le côté malsain de l’être humain, mettant en scène une pensée collective, et sont le fidèle reflet de la façon dont cette idée change en fonction des circonstances, de sorte que leur opinion sur Edward n’est en rien personnelle, mais nous montre combien il est difficile d’être accepté lorsque nous sommes différents des autres. Edward éveille de la curiosité chez certains, de la peur chez d’autres. Nous pouvons observer comment les voisines se dédient à commenter tout ce qui se passe dans le quartier, à répandre des rumeurs, à critiquer Peg et son étrange s’intègre très bien dans la famille de Peg, établissant une très bonne relation avec son jeune fils et son mari. Cependant, lorsqu’il rencontre Kim, leur fille adolescente, certains sentiments se réveillent chez Edward, mais il n’est pas en mesure de les exprimer. La relation avec Kim est difficile au début à cause des préjugés de cette dernière, mais avec le temps, elle verra en Edward la personne qu’il est réellement et le grand cœur qu’il possède.“-Kim enlace-moi. -Edward Je ne peux pas”Edward commence à susciter l’admiration chez les voisins pour ses qualités de coiffeur et de jardinier, sa popularité augmente, à tel point qu’il lui est proposé de créer un salon de beauté. Edward et Peg assistent en tant qu’invités à une émission de télévision où ils expliquent le cas d’Edward, et le public fait des commentaires et posent des questions. Il est curieux de constater à ce moment que lorsque le différent devient une attraction, il engendre de la fascination. Edward n’est pas différent, il est spécial.“-Public Mais si vous aviez des mains, vous seriez comme n’importe quelle autre personne. -Edward Oui, je suppose. -Présentateur Il aimerait sûrement. -Public Alors personne ne penserait que vous êtes spécial, vous ne passeriez pas à la télévision ni ne seriez populaire. -Peg Quoi qu’il arrive, Edward sera toujours spécial”Ce qui est “différent” effraieLes conflits réapparaissent lorsque Edward accepte d’aider Kim et son petit ami à commettre un acte délictueux à partir de cet instant nous revenons la négation de ce qui est différent. La société commence à le percevoir comme un monstre, comme quelqu’un qui doit être éliminé car dangereux. Les voisines qui admiraient tant son talent ont désormais peur, inventent des histoires et veulent le voir Burton procède à un petit clin d’œil qu’il convient de souligner. Il s’agit d’une scène où Edward est poursuivi par le voisinage, il est seul, tout le monde veut le voir mort … Mais un chien s’assoit à côté de lui, Edward lui coupe alors sa frange afin que l’animal puisse mieux voir et ce dernier lui montre sa reconnaissance. Ce petit instant est vraiment magique. Burton nous montre ici comment les préjugés sont quelque chose d’inconnu des animaux, lesquels peuvent parfois se montrer plus compréhensifs que de nombreuses présente un personnage dépourvu de méchanceté, avec des problèmes sociaux eu égard au fait d’avoir vécu trop longtemps isolé à cause de sa condition particulière. Rares sont ceux qui voient en Edward un homme bon et innocent. Le manoir est un reflet de cette personnalité, avec de grandes, imposantes et sombres grilles qui servent de bouclier afin de protéger ce jardin magique plein de a beaucoup entendu parler de Burton et de son éventuel syndrome d’Asperger, et il est difficile de savoir avec certitude quelle a été l’enfance et la vie du réalisateur. Nous pouvons toutefois apprécier certaines caractéristiques de ce syndrome dans le personnage d’Edward, telles que sa maladresse avec ses mains, ses problèmes d’adaptation et son profond monde intérieur. Indubitablement, Edward aux mains d’argent nous offre une merveilleuse leçon d’acceptation, nous enseigne à ne pas avoir peur des autres sensibilités et à regarder davantage au fond des personnes.“Parfois, je danse encore sous la neige.” -Kim dans Edward aux mains d’argent–
Edwardaux mains d'argent (titre original : Edward Scissorhands) est un film américain sorti en 1990, réalisé par Tim Burton . Ce film regroupe plusieurs genres cinématographiques : le fantastique, la romance et la comédie. Edward est un garçon peu ordinaire. Fruit de l’imagination et de la création d’un inventeur de génie, il n’a jamais pu être fini à cause de la mort de son
Synopsis Il était une fois une cité résidentielle aux maisons colorées. Peggy, représentante en cosmétiques, effectue sa tournée sans parvenir à vendre ses produits. Elle se décide alors à chercher un client dans le mystérieux château perché sur les hauteurs de la ville où elle découvre un jeune homme apeuré et hagard. Il s’agit d’Edward, un être créé par un génial inventeur mort juste avant de lui greffer des mains. La pauvre créature est donc affublée de lames de métal très tranchantes à la place des doigts. Attendrie, Peggy l’invite dans sa maison. L’arrivée d’Edward déclenche la curiosité des voisines qui accourent pour voir l’étrange inconnu. Il s’intègre à la vie de la cité, révélant des dons d’artiste en sculptant les buissons et servant de coiffeur inspiré aux dames. Il aime en secret Kim, la fille de Peggy. Tout se gâte pour lui lorsqu’il se laisse convaincre par Jim, le petit ami de Kim, de l’aider à commettre un cambriolage. Du jour au lendemain, tous les habitants se retournent contre lui. Seule Kim le soutient. Traqué, il se réfugie au château, rejoint par Kim et Jim. Les deux garçons se battent et Jim s’empale sur les » mains » coupantes. Après avoir avoué son amour à Edward, Kim annonce sa mort à la foule hargneuse. Elle part, le laissant seul dans la grande demeure. Thème Les marginaux Comédie fantastique Il était une fois une cité résidentielle aux maisons colorées. Peggy, représentante en cosmétiques, ne parvient pas à vendre ses produits dans une cité résidentielle et va chercher un client dans le mystérieux château perché sur les hauteurs. Elle découvre un jeune homme apeuré et hagard Edward, un être créé par un génial inventeur, mort juste avant de lui greffer des mains affublées de lames de métal tranchantes à la place des doigts. Attendrie, Peggy l’invite dans sa maison. Il s’intègre à la vie de la cité, révélant des dons d’artiste en sculptant les buissons et servant de coiffeur aux dames. Il aime en secret Kim, la fille de Peggy, mais se laisse convaincre par le petit ami de Kim de l’aider à commettre un cambriolage. Tous se retournent contre lui. Seule Kim le soutient… Distribution Edward un être doux qui se heurte à l’injustice Le corps sanglé de cuir, le visage pâle, les yeux étonnés, ni homme ni robot, Edward a été créé par un inventeur qui est mort avant d’avoir achevé son œuvre. Il agite, en guise de mains, des lames tranchantes qui pourraient être des armes mortelles, lui qui ne sait ni ne veut faire le mal. C’est un être doux, innocent et généreux qui, en découvrant le monde des humains, va se heurter à la cruauté et à l’injustice. Il révèle des dons artistiques et une sensibilité exacerbée. Après avoir été adulé, il se voit rejeté, exclu à cause de sa différence. En tombant amoureux, il ressent de l’amertume face à son handicap et comprend qu’il n’aura jamais droit à l’amour. Il a entrevu le bonheur au sein de sa famille adoptive, mais il poursuivra sa vie éternelle seul, à sculpter de magnifiques statues de glace. C’est une créature pathétique et profondément attachante. Peggy Boggs la » mère » qui accepte d’emblée la différence Représentante en produits de beauté, Peggy arrache Edward à la solitude en le prenant sous son aile maternelle. Car elle est mère avant tout, tout acceptation et amour pour le premier être qui fera vibrer cette corde sensible. Déformation professionnelle oblige, elle soigne le visage aux nombreuses cicatrices d’Edward, et le tartine de crèmes de soin. Elle ne voit jamais Edward comme un monstre et ne regarde pas ses mains comme une difformité. Attentionnée, tendre, elle ne porte aucun jugement de valeur et accepte d’emblée sa différence. Sa générosité et sa naïveté l’aveuglent et l’empêchent d’entrevoir les conséquences de son geste charitable. Elle réalise trop tard qu’Edward était plus en sécurité dans son château. Kim gentillesse et sensibilité sous un masque d’effronterie Fille de la famille Boggs, Kim a l’apparence de la Pom Pom Girl, jolie adolescente quelque peu bêcheuse qui regarde Edward avec un dédain teinté de moquerie. Elle se laisse entraîner par son petit ami, Jim, et regrette ensuite d’avoir piégé Edward. Elle sera peu à peu touchée par son innocence, sa sincérité et sa pureté. Elle laisse alors exprimer la gentillesse et la sensibilité qu’elle étouffait sous un masque d’effronterie. Elle en vient à communiquer avec lui, à l’aimer et à l’aider à sortir des griffes de la foule haineuse. Toute sa vie, elle restera hantée par ce grand amour impossible. L’inventeur savant fou, démiurge solitaire Il apparaît dans les » flashes back , lorsqu’Edward se remémore l’origine de sa naissance. Démiurge solitaire, il se consacre à ses inventions dans les ténèbres d’un vieux château délabré. Il a l’idée de donner une âme à sa créature le jour où son regard tombe sur un biscuit en forme de cœur. Il lui offre un cerveau, une peau, un cœur, développe sa sensibilité, l’éduque comme un fils mais meurt d’une crise cardiaque juste avant de lui greffer de véritables mains. Dans la lignée de l’illustre professeur Frankenstein, il symbolise le » savant fou , cher au cinéma fantastique. Générique Titre original Edward Scissorhands Production Denise Di Novi, Tim Burton Producteur exécutif Richard Hashimoto Scénario Caroline Thompson, d’après une idée originale de Tim Burton Réalisation Tim Burton Photo Stefan Czapsky Décors Bo Welch Costumes Colleen Atwood Effets spéciaux maquillage Stan Winston Montage Richard Halsey Musique Danny Elfman Assistant-réalisateur Jerry Fleck Mixage son Petur Hliddal Interprétation Edward/ Johnny Depp Kim Boggs/ Winona Ryder Peg Boggs/ Dianne Wiest Bill Boggs/ Alan Arkin Jim/ Anthony Michael Hall Joyce Monroe /Kathy Baker Kevin /Robert Oliveri Helen/ Conchata Ferrell Marge /Caroline Aaron Officier de police Allen /Dick Anthony Williams L’inventeur /Vincent Price Film 35 mm – couleurs par De Luxe Format 1/1,66 full frame Durée 1h47 Distribution Twentieth Century Fox-France N° de visa 76 035 Début de tournage Été 1990 Sortie pays d’origine Janvier 1991 Sortie en France 10 avril 1991 Autour du film Une fable sur l’incommunicabilité et l’intolérance Sous le conte poétique et l’hommage au cinéma fantastique, se profile une légende moderne et satirique des conformismes américains. La petite ville accueillante du film renferme tous les maux d’une société enracinée dans ses traditions et coincée dans ses préjugés. Tim Burton décrit un monde qu’il connaît bien, celui d’une banlieue de Los Angeles où il a grandi. En levant le voile sur le vrai visage de l’Amérique profonde, il bâtit une parabole sur la condition précaire de l’artiste prisonnier des règles hollywoodiennes. En tant que réalisateur anticonventionnel, il n’a lui-même jamais réussi – ni cherché – à rentrer dans le moule, restant toujours méfiant face aux engouements factices dont il a pu être l’objet. Ce regard lucide porté sur l’industrie cinématographique transparaît nettement dans Edward aux mains d’argent. Son héros symbolise un artiste qui, après avoir été adulé pour son originalité, se voit soudainement méprisé parce que jugé incontrôlable. Le film peut alors se lire comme une fable poignante sur la solitude et les déchirements du créateur. À travers ce portrait sans complaisance des États-Unis, le film propose également une réflexion sur l’incommunicabilité et sur l’intolérance. Face à l’inconnu, en l’occurrence un être excentrique et différent, la société réagit violemment. La curiosité, parfois malsaine, fait vite place au rejet, conséquence d’une réaction d’auto-défense illégitime. Cette peur panique naît chez des soi-disant braves gens qui rangent dans l’anormalité ce qui échappe aux normes dominantes. De manière ironique et grinçante, Tim Burton montre l’envers du décor d’un univers apparemment hospitalier qui cache en fait les pires travers. Sa démarche est d’autant plus pertinente qu’elle procède par un renversement de situation la monstruosité n’est pas là où on l’attend. L’inquiétant Edward se révèle un être charmant, totalement inoffensif tandis que les affables ménagères se métamorphosent en de redoutables sorcières. Lors de la sortie du film, certains y ont vu une parabole sur le Sida, reconnaissant dans ces méthodes d’exclusion les humiliations subies quotidiennement par les victimes de la maladie. Tim Burton ne refuse pas cette interprétation mais préfére laisser au spectateur le soin de déceler toutes les métaphores qu’il souhaite. Il reconnaît néanmoins que de nombreux malades se sont fait projeter le film dans les hôpitaux américains. En vérité, toute minorité, tout marginal, voire toute personne en léger décalage par rapport aux normes sociales, peut se reconnaître dans le personnage d’Edward. Tim Burton avoue s’y être d’ailleurs légèrement projeté. » Je suis très introverti, un peu comme Edward, dit-il. Moi non plus je n’arrive pas à m’adapter. Dans les soirées, je me sens étranger, mal à l’aise. Edward c’est aussi un peu chacun de nous. Danièle Parra Autres points de vue Symphonie mélancolique en quatre couleurs » Edward aux mains d’argent, quatrième long métrage de Tim Burton, est non seulement son premier projet vraiment personnel mais aussi une réussite absolue. Conte de fées magique, symphonie mélancolique en quatre couleurs pastels vert, bleu, jaune et rose, Edward aux mains d’argent se déroule dans un monde hostile où l’on assassine avec le sourire. […] Edward est ce moment magique où l’âme de l’artiste se matérialise devant nos yeux ébahis. Mieux qu’un film réussi, il est le conte de fées enfin retrouvé. Iannis Katsahnias, in » Cahiers du cinéma , avril 1991. La preuve par le vide sidéral Edward aux mains d’argent, c’est d’abord la preuve par le vide sidéral que l’Amérique des banlieues coquettes, délavées pastel, semble n’avoir pas bougé depuis des siècles. Mais, Tim Burton laisse prudemment aux spectateurs le soin de coller toutes les métaphores du monde sur le dos de son film. Philippe Vecchi, in » Libération , 10 avril 1991. Edward l’ermite » Edward ne s’intègre pas, il ne passe pas à l’âge adulte et retourne dans son manoir au temps immobile. Kim est devenue une vielle femme, tandis que lui n’a pas changé. Dans le conte de Tim Burton, le héros ne parvient pas à trouver sa place, et sa croissance reste à jamais bloquée, il n’a pas réussi sa métamorphose, contrairement à » La Jeune fille sans mains » de Grimm, qui subissait trois épreuves avant d’être acceptée sans mains, mains d’argent et, enfin, mains humaines, signe qu’elle était une adulte. Edward, lui aussi, aura parcouru trois étapes, sculptant les trois règnes de la nature. S’il semble aller, dans un premier temps, vers l’humain en passant par le végétal, il s’en éloigne au moment où ses rapports se détériorent avec les habitants il se tourne alors vers le minéral, la glace, symbole de pureté mais aussi d’immobilité. Thomas Bourguignon, in » Positif , n° 364, juin 1991. Vidéos Pistes de travail Le mythe de FrankensteinEdward aux mains d’argent est un conte poétique inspiré des grands classiques du cinéma fantastique. Tim Burton revisite le genre en s’appuyant sur l’un des mythes les plus populaires, celui de Frankenstein. Ici, la créature est dépeinte comme un être pur et inoffensif. Analyser comment le film souligne la dimension pathétique de son héros en le confrontant au monde cruel des hommes. Une satire de l’AmériqueTim Burton dresse un portrait sans complaisance de l’Amérique sous une forme ironique et grinçante. Il serait judicieux de mettre en lumière les nombreux aspects révélateurs de cette démarche, en suivant, comme un jeu de pistes, les notations touchant à la vie de la petite ville colorée et à l’évolution des personnages face à Edward. Une réflexion sur l’exclusionIl apparaît important de mettre en évidence le processus d’exclusion dont est victime Edward après avoir été l’objet de curiosité, il se voit cruellement rejeté par ceux qui l’adoraient. Une discussion pourra être engagée avec les élèves sur ce thème en analysant les réactions de chaque personnage face à la » créature . Mettre en lumière comment chacun révèle son vrai visage au fur et à mesure qu’avance l’histoire. Dégager la morale du film une leçon de tolérance sur le respect des différences. Un conte moderneEdward aux mains d’argent est marqué par plusieurs influences le conte, les mythes et l’esthétique du cinéma fantastique, le dessin animé. Le réalisateur a télescopé les genres pour créer un univers singulier entre rêve et réalité. Il utilise le fantastique pour parler d’aujourd’hui, prenant les thèmes des contes de fées pour les rendre contemporains. Montrer comment il joue sur les contrastes et les archétypes pour illustrer un propos éminemment moderne. Les déchirements de l’artisteOn peut interpréter le film comme une parabole sur la condition de l’artiste porté aux nues puis soudainement rejeté par Hollywood. Tim Burton jette un regard lucide sur le monde du cinéma en imaginant un être en décalage, comme lui, avec l’univers qui l’entoure. Montrer comment, en attaquant le miroir aux alouettes que constitue Hollywood, il souligne les déchirements de l’artiste. Mise à jour 17-06-04 Expériences Un cinéma de genres L’ombre de Frankenstein plane sur Edward aux mains d’argent qui, par son fantastique gothique, s’inscrit dans la lignée de nombreux films évoquant le célèbre mythe. On y retrouve le savant solitaire qui se voue à une œuvre folle la création d’un androïde qui s’adaptera mal au monde des hommes. Le film de Tim Burton regarde également du côté des contes merveilleux et romantiques tel La Belle et la Bête. Frankenstein, né sous la plume de Mary Shelley en 1918, inspira directement plus d’une centaine de films, faisant naître un des mythes les plus visités du cinéma fantastique. Il devait éclater sur les écrans sous les traits de Boris Karloff dans Frankenstein 1931 et La Fiancée de Frankenstein 1935 de James Whale, chefs-d’œuvre jamais égalés par la suite. La créature se révèle douée de réflexion et de sentiments grâce à la composition magistrale du comédien. Son jeu fait sourdre une morbidité, une agressivité et une vulnérabilité qui confèrent au personnage une dimension humaine. Dans l’esprit du public, le nom de Frankenstein désigne désormais le monstre jamais nommé et non son créateur le Victor Frankenstein du roman. Le héros en sera donc Boris Karloff, monstre émouvant et martyrisé dont la seule apparition suffit à balayer celle de son créateur. Dans Edward aux mains d’argent, Johnny Depp fait renaître la dimension pathétique de son illustre modèle. Renversement de situation avec Terence Fisher qui fait du savant le héros de cinq films interprétés par Peter Cushing. La créature n’est ici qu’un cobaye dans les mains d’un inventeur cynique et assassin. Mais, dans l’imaginaire du grand public, le souvenir de Boris Karloff triomphe. Le mythe perdure, inspirant des séries B sans éclats ou des parodies allègres Frankenstein Junior, de Mel Brooks, en 1974, jusqu’à ce que Tim Burton s’en empare pour lui restituer la part de poésie qui l’avait abandonné depuis fort longtemps. Dans Edward aux mains d’argent, le savant donne une âme à sa créature et meurt avant de l’avoir achevée. Il est surtout vu comme un homme solitaire ayant créé un fils Pinocchio n’est pas loin qui, devenu orphelin, doit affronter seul le monde des humains. Il y découvre l’amour impossible avec une belle évoquant les princesses de contes de fée. Nous voilà alors dans le pur merveilleux, cher à Jean Cocteau La Belle et la Bête, 1946. Après la peur et la répulsion, la Belle se met à aimer la Bête malgré sa différence, et peut-être à cause de sa monstruosité. Car, comme dans le film de Cocteau, un Edward » normalisé » n’aurait plus la même force attractive. Alors que le film de Cocteau reste dans le merveilleux la Bête enfin aimée se transforme en Prince Charmant, celui de Tim Burton retombe dans la réalité l’amour impossible entre la belle et le monstre. Outils Bibliographie Articles de Thomas Bourgignon, Positif n° 364, 1991, et Cahiers du cinéma, 1991. Edward aux mains d'argent, Danièle Para, Dossier "Collège au cinéma, CNC. Cahier de notes sur...L'Etrange Noël de Monsieur Jack, Pascal Vimenet, Ed. Les enfants de cinéma. Burton on Burton, Mark Salisbury, Faber & Faber, 1997. La triste fin du petit enfant huître et d'autres histoires, Tim Burton, coll. 10/18,UGE, 1998. Frankenstein, Mary Shelley, Ed. Flammarion, 1989.
Edwardaux mains d'argent Cinéma et handicap. Les films célèbres qui ont façonné notre vision sur le handicap. Cette série reprend les films célèbres et les courts-métrages qui méritent d'être connus. Synopsis. Une grand-mère raconte une histoire à sa petite-fille pour lui expliquer d'où vient la neige qui tombe sur la ville. Cette histoire commence avec un jeune homme appelé
C’est au cœur de l’Ardèche, sur les terres du Domaine de Saint-Clair, que se niche W, restaurant atypique dont les cuisines sont tenues par le chef Edward Cristaudo, tout aussi atypique que le lieu où il exerce ses talents. Le 22 octobre 2016, j’ai eu le privilège d’y goûter un dîner imaginé par Cristaudo et son invité d’un soir, le chef Nicolas Ablaoui, lauréat de l’émission Hell’s Kitchen 2016. Un dîner qu’on dira… Allez, osons rock’n’roll » – à l’image de ces deux garçons. Le restaurant doit son nom au W » présent dans le prénom du chef, mais est aussi une forme d’hommage au célèbre Edward aux mains d’argent » de Tim Burton 1990. Edward Cristaudo, chef du W, et Nicolas Ablaoui, chef-ami-collègue d’un soir En acquérant cet hôtel en 2008, son nouveau propriétaire Jean-François Gobertier souhaitait que le focus y soit désormais mis sur la cuisine. Résultat, on y mange en divers endroits dans le salon avec vue sur la belle cuisine toute carrelée de noir et blanc, dans le restaurant gastronomique plein sud qui s’ouvre entièrement l’été, ou dans le bistronomique avec sa belle terrasse donnant sur les monts d’Ardèche. Salon et salle. Le lieu est aujourd’hui un 4 étoiles avec SPA et golf, et devrait devenir rapidement un incontournable de la région avec de nouvelles chambres encore plus confortables et, surtout, une table de chef tout à fait exceptionnelle – mais pour l’instant, à ce sujet, le chef reste très secret… 55 euros le menu… Où sont les prix parisiens ? On ne les regrettera pas… Nicolas Ablaoui et Edward Cristaudo en pleine action. Dans les cuisines. Langoustine et couscous. La langoustine de Nicolas Ablaoui Plat très frais, croquant avec les œufs de poisson volant, moelleux avec la guimauve, et la poudre d’algue nori qui titille les papilles. Le couscous végétal d’Edward Cristaudo Excellent, tous les goûts du couscous sont bien présents. Maquereau Le maquereau d’Edward Cristaudo Disons-le je ne suis pas fan de betterave… Mais en purée relevée d’une pointe de wasabi, c’est bon ! Et le tartare de riz cru riz thaï torréfié puis concassé au couteau et brûlé au chalumeau avant d’y ajouter du grué de cacao, c’est craquant… et parfait avec la purée très souple. Pour la viande, un os de bœuf fixé sur un rondin en guise de support. Le bœuf en assiette et son accompagnement de potiron. Le bœuf de Nicolas Ablaoui Un os de bœuf blanchi et nettoyé fixé sur un rondin porte une excellente viande garnie d’un mélange de cranberries fraîches, de pistaches liées à l’huile d’amande et de colza fumé, et de sauce de soja. L’accompagnement une petite boule de butternut comme des spaghetti frits, sur un ragoût de butternut au jus de veau avec des graines de courge, de tournesol, des pignons torréfiés et du sel de Maldon fumé. Un plat extrêmement travaillé, excellent, où l’on retrouve parfaitement les goûts acidulé, frais, fumé… Pré-dessert le pamplemousse Le pamplemousse d’Edward Cristaudo Un pré-dessert que le chef prépare toujours à base d’agrume pour faciliter la digestion avant le dessert d’une grande fraîcheur, avec sa pulpe de pamplemousse givrée plongée dans l’azote liquide qui fond sur la langue. Cuisine moléculaire ? » toute cuisine est chimie, répond le chef. Joliment présenté dans une coque de pamplemousse brûlée, avec une irrésistible mousse gin fizz. Dessert le fenouil Le fenouil de Nicolas Ablaoui Un sorbet fenouil-citron vert, aussi moelleux qu’une glace ; un délicat fenouil au sirop ; un crémeux au chocolat blanc anisé Orelys de Valrhona excellentes textures et beau travail sur un légume. Trois vins ont accompagné/enrichi notre repas vin de pays des collines rhodaniennes Fleur de granit de Gilles Flacher, côte-rôtie Bellissima de Louis Chèze et côtes de Gascogne Gros et Petit Manseng d’Uby. Tous excellents, mais on retiendra une belle découverte le côtes de Gascogne, parfait avec les desserts. Domaine de Saint-Clair/W Route du Golf 07430 Saint-Clair Tél +33 4 75 67 01 00 Mail reservation
etapeuré, a été conçu par un savant, mort avant de lui greffer les mains. Il a donc des ciseaux à la place de celles-ci. Peg décide d’emmener Edward en ville et de faire son éducation. A la maison. Peggy ramène Edward, traverse le lotissement (pendant que les femmes cancanent) et fait découvrir sa maison à Edward.
Edward aux mains d’argent Edward Scissorhands est un film américain réalisé par Tim Burton, sorti en 1990. Il mêle plusieurs genres cinématographiques, le fantastique, le drame romantique et la comédie, et narre l’histoire d’un jeune homme, Edward, créé par un inventeur mais resté inachevé et qui a des ciseaux à la place des mains. Edward est recueilli par Peg Boggs et tombe amoureux de sa fille, Kim, alors que les habitants de la banlieue résidentielle où il vit désormais l’accueillent d’abord chaleureusement avant de se retourner contre lui. Johnny Depp, dont c’est la première collaboration avec Burton, interprète le rôle-titre d'Edward. La distribution principale est également composée de Winona Ryder, Dianne Wiest, Alan Arkin, Kathy Baker et Anthony Michael Hall. Le film marque aussi la dernière apparition de Vincent Price au cinéma. Burton élabore l’idée du film d’après sa propre jeunesse passée dans une banlieue résidentielle de Burbank. Il engage Caroline Thompson pour scénariser son histoire. Le développement du projet est fortement accéléré à la suite du très important succès commercial remporté par Batman 1989, le précédent film de Burton. Le tournage se déroule essentiellement en Floride, dans l’aire urbaine de la baie de Tampa. Le film est un succès commercial et est très bien accueilli par la critique. Il remporte plusieurs récompenses, dont le prix Hugo du meilleur film et le Saturn Award du meilleur film fantastique. Burton le considère comme son œuvre la plus personnelle. Il y développe des thèmes comme l’exclusion, la découverte de soi et la confrontation entre le fantastique et le conformisme. Le film lance la carrière de Depp et associe définitivement Burton au mouvement gothique. Synopsis Une grand-mère raconte une histoire à sa petite-fille pour lui expliquer d'où vient la neige qui tombe sur la ville. Cette histoire commence avec un jeune homme appelé Edward Johnny Depp créé par un inventeur Vincent Price vivant seul dans un sombre château perché sur une colline. Mais l'inventeur meurt avant d'avoir pu achever son œuvre, laissant Edward avec des ciseaux aux lames extrêmement acérées à la place des mains. Edward vit donc seul dans ce sinistre château jusqu'au jour où Peg Boggs Dianne Wiest, représentante en cosmétiques Avon, découvre le château et, poussée par la curiosité, se présente à sa porte. Voyant que le jeune homme, timide et inoffensif, vit seul sans avoir le moindre lien avec le monde qui l'entoure, elle décide de l'emmener au sein de son foyer situé dans une tranquille banlieue résidentielle. Edward commence alors à partager la vie de Peg, de son mari Bill Alan Arkin et de leur fils Kevin Robert Oliveri âgé de douze ans. Il devient très vite le nouveau centre d'intérêt du quartier et est d'abord accueilli à bras ouverts, ses talents de tailleur de haies et de coiffeur lui valant l'admiration et les sollicitations de toutes les voisines. Edward tombe également amoureux de Kim Winona Ryder, la fille aînée de Peg. Les seuls résidents qui éprouvent instantanément de la répulsion pour Edward sont Esmeralda O-Lan Jones, une fanatique religieuse, et Jim Anthony Michael Hall, le petit ami de Kim. Joyce Kathy Baker, une amie de Peg très entreprenante, tente de séduire Edward, causant un accès de panique chez le jeune homme. Jim pousse ensuite Edward à entrer par effraction chez ses parents pour y dérober de l'argent mais l'alarme se déclenche et Edward est arrêté par la police, avant d'être relâché. Cet incident provoque la colère de Kim, qui reproche à Jim d'avoir piégé Edward, et vaut à ce dernier d'être désormais vu avec méfiance par la communauté du quartier. De plus, Joyce raconte à qui veut l'entendre qu'Edward a tenté de la violer. Les membres de la famille Boggs restent les seuls à soutenir Edward et eux aussi sont mis à l'écart. Le soir de Noël, Edward crée une sculpture de glace, provoquant ainsi un effet de neige qui tombe du ciel, pour le plus grand plaisir de Kim. Jim, jaloux, intervient à ce moment et Edward blesse accidentellement Kim à la main. Jim s'en prend aussitôt à Edward, qui quitte les lieux. Edward est recherché par les habitants du quartier et sauve Kevin en le poussant du chemin d'un véhicule qui allait l'écraser. Mais, ce faisant, il blesse le garçon avec ses ciseaux et les résidents croient à une nouvelle agression de sa part. Edward s'enfuit jusqu'au château, où il est rejoint par Kim. Mais Jim a suivi la jeune fille et s'en prend une nouvelle fois à eux. Quand il frappe Kim, Edward le poignarde avec une de ses lames et Jim fait une chute mortelle. Edward fait ses adieux à Kim, qui l'embrasse et lui avoue son amour. Elle raconte ensuite aux habitants que Jim et Edward se sont entretués et leur présente pour preuve une main en forme de ciseaux similaire à celles d'Edward. La vieille dame qui raconte l'histoire, qui s'avère être Kim, termine en disant à sa petite-fille qu'elle n'a jamais revu Edward, ne voulant pas que celui-ci la voie vieillir. Edward vit toujours dans le château et, étant une création artificielle, n'est pas affecté par les effets du temps. Il provoque parfois des chutes de flocons de neige sur le quartier en travaillant sur ses sculptures de glace ainsi, Kim sait qu'il est toujours en vie. Fiche technique Titre original Edward Scissorhands Titre français Edward aux mains d'argent Réalisation Tim Burton Scénario Caroline Thompson, d'après une histoire de Tim Burton et Caroline Thompson Photographie Stefan Czapsky Montage Richard Halsey Musique Danny Elfman Décors Bo Welch Costumes Colleen Atwood Effets spéciaux Stan Winston Production Denise Di Novi, Tim Burton, Caroline Thompson productrice associée, Richard Hashimoto producteur délégué Société de production 20th Century Fox Société de distribution 20th Century Fox États-Unis et international Budget 20 000 000 $[1] Pays d'origine États-Unis Langue originale anglais Format couleur - 35 mm - 1,851 - son Dolby SR Genre fantastique, romance, comédie dramatique Durée 105 minutes Dates de sortie États-Unis 6 décembre 1990 première mondiale à Los Angeles ; 7 décembre 1990 sortie limitée ; 14 décembre 1990 sortie nationale ; Canada 14 décembre 1990[2] ; France 10 avril 1991 ; Classification PG-13 aux États-Unis ; tous publics en France ; déconseillé aux jeunes enfants au Québec Distribution Johnny Depp VF Jérôme Berthoud Edward Winona Ryder VF Claire Guyot [jeune] ; Renée Simonot [âgée] Kim Boggs Dianne Wiest VF Jeanine Forney Peg Boggs Anthony Michael Hall VF Serge Faliu Jim Alan Arkin VF Sady Rebbot Bill Boggs Kathy Baker VF Élisabeth Wiener Joyce Monroe Robert Oliveri VF Emmanuel Garijo Kevin Boggs Vincent Price VF Louis Arbessier l'inventeur O-Lan Jones VF Maïk Darah Esmeralda Dick Anthony Williams VF Mostefa Stiti l'officier de police Allen Conchata Ferrell Helen Caroline Aaron VF Sophie Deschaumes Marge Susan Blommaert Tinka Steven Brill VF Michel Mella Guy, le réparateur du lave-vaisselle Source et légende Version française VF sur AlloDoublage Production Développement du projet Une banlieue résidentielle américaine typique, ici dans la ville californienne de San José. L'idée du film trouve son origine dans un dessin représentant un homme avec des ciseaux à la place des mains[4] réalisé par Tim Burton pendant son adolescence et reflétant ses sentiments d'isolement et d'incapacité à communiquer avec les autres habitants de la banlieue résidentielle de Burbank, où il demeure[5]. Au sujet de Burbank, Burton affirme Il y avait quelque chose d'étrange qui planait dans cette ville. Les gens étaient amicaux, mais uniquement en surface. Comme s'ils étaient forcés à l'être »[6]. En 1987, alors que Burton est dans la phase de préproduction de Beetlejuice, il engage la jeune romancière Caroline Thompson pour écrire le scénario d’Edward aux mains d'argent d'après son ébauche d'histoire. Impressionné par le premier roman de Thompson, First Born, l'histoire d'un fœtus avorté qui revient à la vie, Burton pense également que ce roman contient le mélange d'éléments fantastiques et sociologiques qu'il désire mettre en avant dans son projet[7]. Thompson et Burton s'entendent immédiatement très bien et Thompson écrit son scénario comme un poème d'amour » à Burton, dont elle parle comme étant de toutes les personnes qu'elle connaît, celui qui s'exprime le mieux tout en étant incapable de construire une seule phrase »[8]. Pendant que Thompson s'attelle à l'écriture du scénario, Burton commence à développer le projet avec Warner Bros., société de production avec laquelle il a déjà collaboré sur ses deux premiers longs-métrages. Mais, deux mois plus tard, les dirigeants de Warner Bros., qui ne sont pas enthousiasmés par le projet, vendent les droits du film à la 20th Century Fox[9]. Ce studio accepte de financer le projet tout en accordant à Burton un contrôle absolu sur les aspects créatifs. Le budget du film est alors estimé aux alentours de huit ou neuf millions de dollars[10]. Pour écrire l'histoire, Burton et Thompson s'inspirent de films tels que Notre-Dame de Paris 1923, Le Fantôme de l'Opéra 1925, Frankenstein 1931, King Kong 1933 et L'Étrange Créature du lac noir 1954, ainsi que de plusieurs contes de fées, comme Pinocchio et La Belle et la Bête. Burton a d'abord l'intention de faire un film musical, quelque chose de grand et lyrique », avant d'abandonner cette idée[11]. À la suite de l'énorme succès de Batman 1989, Burton fait désormais partie des réalisateurs les plus en vue[12]. Il a l'occasion de réaliser le film qu'il veut et, plutôt que de mettre tout de suite en chantier la suite de Batman, comme le souhaiterait Warner Bros[4], il choisit de réaliser Edward aux mains d'argent[12]. Choix des interprètes Pour le choix de l'acteur principal, les dirigeants de 20th Century Fox insistent pour que Burton rencontre Tom Cruise. Celui-ci ne correspond pas à l'idéal recherché par Burton mais le réalisateur accepte toutefois de le rencontrer[13]. Il le trouve intéressant mais Cruise soulève beaucoup de questions sur le personnage[14] et souhaite que la fin soit plus heureuse »[15]. De nombreux autres interprètes sont évoqués, notamment Tom Hanks, Jim Carrey, Gary Oldman, William Hurt et Robert Downey Jr.[16]. Ces deux derniers expriment leur intérêt pour le rôle et sont envisagés alors que Tom Hanks est approché mais préfère s'engager sur Le Bûcher des vanités[10],[11]. Michael Jackson est également intéressé pour tenir le rôle d'Edward[17],[16]. Johnny Depp, qui est alors désireux de casser son image d'idole des adolescents associée à son rôle dans la série 21 Jump Street, lit le scénario. Selon ses propres termes, Depp pleure comme un nouveau-né » à la lecture du script et se trouve immédiatement des connexions personnelles et émotionnelles avec l'histoire[18]. Depp et Burton se rencontrent pour la première fois en avril 1989 au Bel Age Hotel de Los Angeles[13],[16] mais, même si l'entrevue se passe bien, l'acteur estime que ses chances sont assez minces en raison de la concurrence d'interprètes plus célèbres[19]. Le premier choix de Burton se porte néanmoins sur Depp, le réalisateur expliquant que ses yeux ont retenu mon attention, c'est un élément très important pour moi, et le regard d'Edward allait être une chose capitale puisque c'est un personnage quasi muet »[13]. Pour préparer son rôle, Depp visionne beaucoup de films de Charlie Chaplin afin d'étudier comment faire passer des sentiments sans dialogues[20]. Burton approche tout de suite Winona Ryder, petite amie de Depp à cette époque, pour tenir le rôle de Kim en raison de leur collaboration très positive sur Beetlejuice[21]. Drew Barrymore auditionne également pour le rôle[22] mais Ryder est le premier membre de la distribution à être attaché au projet[11]. Dianne Wiest est cependant la première à signer et Burton explique à son sujet Elle a été la première à lire le scénario, à le soutenir, et elle a entraîné dans son sillage de nombreux autres comédiens parce qu'elle est très respectée dans la profession »[23]. Crispin Glover auditionne pour le rôle de Jim mais c'est Anthony Michael Hall qui est finalement choisi[10]. Kathy Baker, connue pour ses rôles dramatiques, voit dans le personnage de Joyce, la voisine qui essaie de séduire Edward, une occasion parfaite de percer dans la comédie[11]. Alan Arkin, choisi pour le rôle de Bill Boggs, avoue que sa première lecture du script l'a laissé un peu perplexe. Rien n'avait de sens pour moi jusqu'à ce que je voie les décors. L'imagination visuelle de Burton est extraordinaire »[11]. Le rôle de l'inventeur est écrit spécifiquement pour Vincent Price, idole de jeunesse de Burton avec qui il est devenu ami après le tournage du court-métrage Vincent 1982. C'est le dernier rôle tenu par Price au cinéma avant sa mort, survenue en 1993[24]. Tournage Burbank est envisagé comme possible lieu de tournage pour la banlieue résidentielle où se déroule l'essentiel du film, mais Burton estime que la ville s'est beaucoup trop transformée depuis son enfance. Il choisit plutôt de tourner en Floride afin d'être loin d'Hollywood et parce que les banlieues résidentielles de cet État ressemblent à celles de sa jeunesse en Californie[25]. Le film est donc principalement tourné à Lutz et Land O' Lakes, ainsi qu'au Southgate Shopping Center de Lakeland[26],[27]. Une cinquantaine de familles donnent leur accord pour que l'équipe du film tourne dans leurs maisons et refasse leurs décorations intérieures et extérieures[28]. Le chef décorateur Bo Welch transforme le quartier choisi pour le tournage en suivant les indications de Burton, supprimant les ornementations sortant de l’ordinaire et peignant les façades dans des couleurs pastels afin de le rendre encore plus fade[29]. Welch décide de repeindre les façades uniquement en quatre couleurs, vert, rose, jaune et bleu, afin d'unifier l'aspect du quartier[30], et réduit également la taille des fenêtres pour donner une impression de paranoïa[31]. Les sculptures de haies géantes créées par Edward sont fabriquées en recouvrant des armatures métalliques par des grillages et en tissant par-dessus des milliers de brindilles en plastique[32]. Le décor extérieur du château fait plus de 25 mètres de hauteur ; il est construit près de Dade City[29]. Le tournage du film dure plus de trois mois, du 26 mars au 19 juillet 1990. Il crée des centaines d'emplois temporaires dans l'aire urbaine de la baie de Tampa et injecte plus de 4 000 000 $ dans l'économie locale[33]. Les intérieurs du château sont tournés en dernier dans un studio de Los Angeles[31]. Pour créer les mains en lames de ciseaux d'Edward, Burton fait appel à Stan Winston, qui a déjà travaillé sur Aliens, le retour et Predator et qui collaborera à nouveau avec Burton en réalisant le maquillage du Pingouin pour Batman Le Défi[34]. Le costume et le maquillage que Depp doit porter nécessitent presque deux heures par jour pour être appliqués[35]. Les lames faites de plastique dur sont fixées sur des gants en uréthane souple et Depp s'entraîne à les manier avant le tournage. L'acteur blesse néanmoins Hall au bras avec une de ses lames lors du tournage d'une scène, la blessure étant toutefois sans gravité[28]. Le costume très serré que Depp doit porter n'est pas suffisamment aéré, et l'acteur est victime de plusieurs malaises en début de tournage. Depp prend l'initiative de supprimer plusieurs répliques de son personnage, estimant que celui-ci doit parler le moins possible et d'une manière enfantine. Il adopte un jeu tout en retenue, s'appuyant essentiellement sur son regard, ce qui inquiète Burton au premier abord. Mais le réalisateur est totalement enthousiaste après avoir visionné les premiers rushes[28]. Durant le tournage, Burton s'amuse également beaucoup de l'apparence qu'il a donnée à Winona Ryder, l'affublant d'une perruque blonde et d'une tenue de pom-pom girl et créant ainsi un personnage totalement à contre-emploi pour l'actrice qui détestait ce genre de filles quand elle était au lycée[37]. Au sujet de la relation entre Depp et Ryder, Burton affirme qu'ils ont été très professionnels durant tout le tournage et que leur histoire d'amour a contribué à renforcer le côté romantique du film[28]. Bande originale La bande originale du film est composée par Danny Elfman, dont c'est la quatrième collaboration avec Burton en autant de films du réalisateur. Elfman s'inspire des œuvres de Piotr Ilitch Tchaïkovski, et notamment de Casse-Noisette, pour composer sa musique et l'enregistre avec un orchestre de soixante-dix-neuf musiciens[38]. Trois chansons de Tom Jones sont aussi utilisées pour le film Delilah, With These Hands et It's Not Unusual, cette dernière étant plus tard réutilisée par Burton et Elfman dans Mars Attacks! 1996. Elfman cite la musique de ce film comme sa composition favorite parmi celles qu'il a réalisées[39]. Accueil Box-office Après le tournage, les responsables de 20th Century Fox sont si inquiets à propos de l'apparence d'Edward qu'ils tentent de tenir secrètes les images de Depp en costume jusqu'à la sortie du film[29]. Les projections tests du film sont encourageantes et Joe Roth, le président de 20th Century Fox, envisage d'assurer sa promotion à l'échelle de celle d'un blockbuster avant d'y renoncer, pour que le film trouve sa propre place et ne soit pas sorti de son univers si particulier[40]. Après une sortie limitée dans deux salles le 7 décembre 1990, le film sort aux États-Unis le 14 décembre 1990 dans 1 023 salles et rapporte 6 325 249 $ pour son premier week-end d'exploitation[41]. Il rapporte dans le monde entier 86 024 005 $, dont 56 362 352 $ aux États-Unis[41]. Il se classe ainsi au 18e rang du box-office mondial des films sortis en 1990[42] et est largement bénéficiaire comparativement à son budget de 20 000 000 $. En France, il réalise 618 261 entrées[43]. Pays ou région Box-office Date d'arrêt du box-office Nombre de semaines États-Unis 56 362 352 $ 10 février 1991 10 France 618 261 entrées - - Total mondial 86 024 005 $ - - Accueil critique Le film reçoit un accueil critique très positif. Il recueille 91 % de critiques favorables, avec un score moyen de 7,7⁄10 sur la base de 55 critiques collectées, sur le site Rotten Tomatoes[44]. Sur le site Metacritic, il obtient un score de 74⁄100, sur la base de 19 critiques collectées[45]. En 2008, le magazine Empire le classe à la 66e place dans sa liste des 500 meilleurs films de tous les temps[46]. Les Cahiers du cinéma le classent au 7e rang de leur liste des meilleurs films de 1991[47]. Parmi les critiques positives, Owen Gleibermen, d’Entertainment Weekly, donne au film la note de A-, affirmant qu'il s'agit du film le plus sincère » de Tim Burton, rehaussé par l' adorable musique de conte de fées » de Danny Elfman, et que le personnage d'Edward est sa réussite la plus pure ». Il regrette néanmoins certaines faiblesses dans la narration[48]. Pour Janet Maslin, du New York Times, Burton se révèle être d'une inventivité impressionnante » et le film, visuellement obsédant, est le conte d'une gentillesse incomprise et d'une créativité étouffée, du pouvoir qu'a la civilisation de corrompre l'innocence, d'une belle insouciante et d'une bête au grand cœur »[49]. Desson Howe, du Washington Post, estime que l'interprétation de Johnny Depp est parfaite, que Burton a construit un monde surréaliste et amusant, et que, si la fin peut laisser insatisfait, il y a trop à apprécier dans le film pour que cela le gâche[50]. Jo Berry, du magazine Empire, évoque une fable moderne qui réussit admirablement en tant que comédie tranchante et histoire d'amour douloureusement triste », servie par des décors imaginatifs », une histoire fascinante » et de brillantes interprétations, souvent à contre-emploi, notamment celle de Depp[51]. Richard Corliss, du Time, trouve qu'il s'agit d'une comédie pleine d'esprit » qui se termine de façon poignante et d'une des fables les plus lumineuses et douce-amères » qu'il ait vues[52]. Et pour Peter Travers, de Rolling Stone, il s'agit du film fantastique le plus comique, romantique et lancinant » à la fois, bénéficiant d'une interprétation formidable » de Depp ; le film comporte quelques scènes maladroites » ou trop chargées » et n'est donc pas parfait » mais est quelque chose de mieux de la pure magie »[53]. Du côté des critiques négatives, Roger Ebert, du Chicago Sun-Times, donne au film 2 étoiles sur 4, affirmant que l'histoire et les personnages ne sont pas à la hauteur du talent visuel de Burton et que la fin est si faible qu'elle en est déprimante »[54]. Mick La Salle, du San Francisco Chronicle, estime que le film n'est pas engagé émotionnellement » mais, au contraire, suffisant et mièvre »[55]. Et Jonathan Rosenbaum, du Chicago Reader, trouve que le film ne convainc jamais pleinement » malgré son originalité et les décors saisissants » et que l'interprétation de Depp n'est pas à la hauteur de celles des interprètes principaux des précédents films de Burton[56]. En France, Iannis Katsahnias, des Cahiers du cinéma, évoque une réussite absolue », un conte de fées magique, symphonie mélancolique en quatre couleurs pastels » porté par ses principaux interprètes Depp sublime », Dianne Wiest absolument géniale » et Winona Ryder merveilleuse d’ambiguïté ». Il met en avant la mise en abyme du conte essayant de créer une illusion narrative tout en réduisant le scénario au strict minimum, visant la perte du spectateur, l'évanouissement de la logique et de la vraisemblance par l'accumulation des détails »[57]. Les rédacteurs de La Revue du cinéma, dans sa rétrospective annuelle, estiment que le film est une belle réussite sur le plan de l'imagerie, que son ton est à la fois satirique, romantique et visionnaire » et qu'il est troublant par sa capacité à conférer une ferveur, une souffrance et une folie proprement humaines à des personnages issus des univers les plus délibérément factices »[58]. Pour Frédéric Strauss, de Télérama, il s'agit du plus beau film » de Burton, qui donne toute la mesure de son goût du merveilleux », où il réalise pleinement son ambition de raconter une histoire par le jeu des couleurs » et traite brillamment de la tolérance et de la peur de l'autre »[59]. Thomas Bourguignon, de Positif, est plus nuancé, affirmant que cette tentative d'aborder à la fois le conte de fées et le conte philosophique, critique corrosive du conformisme américain » est une satire souvent drôle dans sa mise en scène » mais reste assez superficielle et convenue dans ses thèmes » et que l'aspect sentimental du conte de fées ne se prête pas toujours à la distanciation ironique du conte voltairien » mais constitue pourtant une tentative aboutie de modernisation du conte, où l'aveuglante naïveté de l'histoire recouvre un vaste champ symbolique, émotionnel et poétique »[60]. Distinctions Le film a été récompensé par le prix Hugo, le Saturn Award du meilleur film fantastique et le BAFTA Award des meilleurs décors. Il a reçu trois autres nominations aux BAFTA Awards, ainsi qu'une nomination pour l'Oscar des meilleurs maquillages et coiffures, et Johnny Depp a été nommé pour le Golden Globe du meilleur acteur dans un film musical ou une comédie. Il fait partie de la liste du BFI des 50 films à voir avant d'avoir 14 ans établie en 2005 par le British Film Institute[61]. Récompenses Année Cérémonie ou récompense Prix Lauréates 1991 Prix Hugo[62] Meilleur film 1992 BAFTA Awards[63] Meilleurs décors Bo Welch Saturn Awards Meilleur film fantastique Prix Sant Jordi du cinéma Meilleur film étranger Meilleure actrice étrangère Winona Ryder Nominations Année Cérémonie ou récompense Prix Nommées 1991 Oscars du cinéma[65] Meilleur maquillage Ve Neill et Stan Winston Golden Globes[66] Meilleur acteur dans un film musical ou une comédie Johnny Depp NSFC Awards Meilleure actrice dans un second rôle Dianne Wiest 1992 British Academy Film and Television Arts Awards[63] Meilleurs costumes Colleen Atwood Meilleurs maquillages et coiffures Ve Neill Meilleurs effets visuels Stan Winston Saturn Awards Meilleure actrice Winona Ryder Meilleure musique Danny Elfman Meilleurs costumes Colleen Atwood Meilleur acteur dans un second rôle Alan Arkin Meilleure actrice dans un second rôle Dianne Wiest Grammy Awards Meilleure bande originale Danny Elfman Analyse Un château d'aspect gothique. Selon Tim Burton, les thèmes principaux du film sont l'isolement et la découverte de soi. Les ciseaux symbolisent pour lui le côté à la fois destructeur et créatif d'Edward[67]. Le château gothique est un décor que Burton associe à la solitude mais qui est aussi une réaction à la banlieue résidentielle[68]. Il évoque cette banlieue comme un endroit où il n'y a ni histoire, ni culture, ni passion pour quoi que ce soit. Les choix qui y sont offerts sont de se conformer à la norme et ainsi de sacrifier une partie de sa personnalité, ou bien de développer une vie intérieure très riche qui fait se sentir différent[69]. Burton affirme toutefois que ce n'est pas un mauvais endroit. C'est un endroit bizarre. J'ai essayé de maintenir un équilibre délicat en le rendant amusant et étrange sans porter de jugement catégorique »[30]. La fin du film, où une foule en colère poursuit la créature » jusqu'au château, trouve son inspiration principale dans le point culminant du film Frankenstein 1931, où figure une scène similaire[68]. L'époque à laquelle se déroule l'histoire est volontairement laissée indéfinie même si elle rappelle les années 1950. Le film présente une structure semblable à un conte de fées avec un prologue et un épilogue où la grand-mère présente et conclut l'histoire[70]. Thomas Bourguignon, de Positif, voit le film comme un conte de fées moderne où le héros doit sortir de son isolement à travers un parcours initiatique afin d'opérer sa métamorphose le costume d'Edward pouvant être comparé à la chrysalide d'un papillon[60]. Peg y joue le rôle de la gentille fée qui tente d'aider Edward à trouver sa place au sein des hommes, avec pour toute baguette magique un simple pinceau de cosmétique », Kim celui de la belle princesse à conquérir », et les amies de Peg ceux des méchantes sorcières dont les réunions téléphoniques semblent tisser une toile de maléfices ». Mais, contrairement au conte de fées classique, Edward ne réussit pas sa métamorphose. Il semble d'abord s'intégrer à travers son art, passant du travail sur les végétaux à celui sur les animaux puis les humains avant d'être rejeté et de travailler le minéral, la glace, symbole de pureté mais aussi d'immobilité ». Il rate aussi son initiation sexuelle et crée au lieu de procréer, fécondant ainsi les esprits plutôt que les corps » en apportant la beauté et la pureté qui sont à même de créer un monde nouveau ». Sa fonction n'est pas de s'intégrer au monde mais de rester à l'écart, la découverte de soi étant ici celle d'une vocation artistique[60]. Selon Antoine de Baecque, l'angoisse urbaine » moderne est vue sous l'angle inédit du conte de fées et les paysans du XVIIe siècle prennent pour l'occasion l'apparence de banlieusards américains. Ceux-ci tentent de conformer Edward à leur norme et le traitent par l'intolérance quand ils s'aperçoivent de leur échec[71]. Pour Alexandre Tylski, dans la revue en ligne Cadrage, le film traite avant tout de la juxtaposition entre le conformisme et le fantasque », la rencontre entre les habitants d'une banlieue résidentielle conventionnelle et Edward, jeune homme créatif mais coupé du monde par les ciseaux qui lui tiennent lieu de mains[72]. L'opposition entre ces deux univers est mise en valeur dès le début du film à travers le contraste entre le château gothique et expressionniste où vit Edward et le quartier résidentiel situé en contrebas où toutes les maisons se ressemblent. Le grand trou dans le toit du château est pour Tylski une allégorie du trou qu'Edward a dans le cœur, ce dernier étant condamné à vivre en reclus en raison de sa différence. Edward compense le manque qu'il ressent par une créativité débordante, sculptant les haies et la glace et créant à la fin du film une réalité qui vient se greffer sur le quotidien puisque les flocons qu'il crée en taillant la glace tombent en neige sur le quartier. Edward étant très peu loquace, Burton fait passer ses sentiments à travers son regard. Ainsi, lorsque Edward est interrogé sur un plateau de télévision et qu'on lui demande s'il a une petite amie, il reste muet mais son regard, par un effet de miroir inédit », croise celui de Kim via l'écran de télévision. Le regard, et avant tout celui de Burton sur ses personnages, est pour Tylski un autre thème très important du film, et celui qu'il trouve le plus marquant est celui de l'inventeur au moment de sa mort, un regard horrifié soit par la conscience de sa mort soit par la conscience soudaine d'avoir créé un être inachevé »[72]. Pour Bourguignon, la satire du conformisme est visible à travers les personnages stéréotypés. À l'instar du travail à la chaîne qu'accomplissent dans le manoir des machines aux formes humaines, chaque individu semble programmé, sa place attribuée, sa fonction déterminée dans le processus social ». Seule Kim parvient à y échapper grâce au pouvoir libérateur de l'amour, seul capable de nous rendre unique »[60]. Influence culturelle Edward aux mains d'argent représenté en cosplay. Tim Burton considère le film comme son œuvre la plus personnelle[73] et s'affirme avec ce film comme la quintessence du réalisateur gothique », saisissant la sensibilité de la culture gothique aussi bien dans la forme que dans le fond et s'érigeant en défenseur du mouvement contre les stéréotypes négatifs répandus par les médias[74]. Le film marque la première collaboration entre le réalisateur et Johnny Depp et contribue à lancer la carrière de ce dernier[28]. En 2005, le chorégraphe Matthew Bourne crée une adaptation du film avec l'aide de Caroline Thompson et Danny Elfman. Cette adaptation sous forme de danse contemporaine comporte uniquement de la danse et de la musique, sans chant ni dialogue, et est créée au Sadler's Wells Theatre de Londres avant de partir en tournée à travers le monde[75],[76]. En 2010, le metteur en scène Richard Crawford crée à Brooklyn une pièce de théâtre basée sur le film[77]. Entre 2014 et 2015, une suite du film se déroulant plusieurs décennies plus tard est publiée par IDW sous la forme d'une bande dessinée en dix numéros scénarisée par Kate Leth avec des dessins de Drew Rausch[78]. La chanson Scissorhands The Last Snow du groupe de metal gothique Motionless in White, qui figure sur leur album Creatures 2010, rend hommage à l'impact qu'a eu le film sur le mouvement gothique[79]. L'épisode Un cheveu dans la soupe The Barber de la cinquième saison de la série télévisée Seinfeld fait plusieurs références au film[80], de même qu'un épisode des Simpson intitulé Homer aux mains d'argent Homer Scissorhands[81]. Une espèce d'arthropode éteinte depuis la période du Cambrien et aux pinces rappelant les mains-ciseaux d'Edward a été nommée Kooteninchela deppi en hommage à l'acteur Johnny Depp et à son rôle dans le film[82]. Éditions en vidéo Sur le marché vidéo, Edward aux mains d'argent est d'abord distribué en VHS quelques mois après sa sortie au cinéma. Il sort en DVD le 5 septembre 2000 en région 1[83] et le 25 octobre 2000 en région 2. Cette version en DVD comprend les commentaires audio de Tim Burton et Danny Elfman et un court making-of du film. La version en disque Blu-ray sort le 9 octobre 2007 en région 1[83] et le 4 janvier 2008 en région 2. Elle ne comporte pas de bonus supplémentaires par rapport à la version en DVD[85]. 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Antoine de Baecque, Tim Burton, Paris, Cahiers du cinéma, 2007 ISBN 2866424751 Tim Burton et Mark Salisbury, Burton on Burton, Points, 2009 ISBN 978-2-7578-3154-0 Liens externes Ressources relatives à l'audiovisuel Centre national du cinéma et de l'image animée Ciné-Ressources Cinémathèque québécoise en AllMovie en American Film Institute it en Metacritic en Movie Review Query Engine de OFDb en Oscars du cinéma en Rotten Tomatoes mul The Movie Database Ressource relative aux beaux-arts en Museum of Modern Art Ressource relative à la bande dessinée en Comic Vine
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Cette projection sera suivie d’une discussion avec Bernard Andrieu, philosophe et professeur en épistémologie du corps et des Edward Scissorhands n'est pas un garçon ordinaire. Création d'un inventeur, il a reçu un cœur pour aimer, un cerveau pour comprendre. Mais son concepteur est mort avant d'avoir pu terminer son œuvre et Edward se retrouve avec des lames de métal et des instruments tranchants en guise de à la projection, nous échangerons avec Bernard Andrieu, sur la question des hybrides faut-il en avoir peur ? Sont-ils des monstres ou un corps augmenté ?Bernard Andrieu est philosophe, professeur en Staps à l’Université de Paris, et directeur de l’URP 3625 I3SP à l’Institut des sciences du sport-santé de Paris. Il développe des travaux sur les corps hybrides et la relation du corps vivant au corps vécu dans une écologie corporelle. Son dernier ouvrage publié est Sentir son corps vivant. Emersiologie 1 » aux éditions Vrin. En 2020, il est conseiller scientifique pour l'exposition Aux frontières de l'humain », exposition temporaire du Musée de l' 3 avril 2022 à 15 h à l'auditorium Jean Rouch - Durée 2 h libre et gratuite dans la limite des places conseillée ouverture des réservations le 15 mars.Autour de l’événement
EDWARDAUX MAINS D'ARGENT est un conte poétique merveilleux qui illumine le cœur et qui nous transporte au cœur même des rêves de Tim Burton. Si l'histoire d'EDWARD AUX MAINS D'ARGENT possède la folie et le surréalisme qui habite l'œuvre de Burton, elle est aussi inspirée des grands classiques du cinéma fantastique.
Edward Aux Mains D’ créature créée de toutes piècesDu haut de ta tour tu vois le monde qui te sensibilité extrème cachée par un visage enfantin,Une femme frappe à ta porte pour te porter vers ton lames aiguisées en guise de mainsTe promettent de bien sombres derrière ce faciès meurtrierSe cache une innocence si prompte à te de foire adulée pour ta différenceTu n’as pas su bien t’adapter à la grande danseDe ce monde étrange qui t’entoure et te mauditAlors tu découvres l’horreur de ce qui semblait être le un ange aux ailes brisées parviendra à te comprendreEt contre toi enfin former une étreinte si le marginal tu t’enfuieDe ce monde qui ne reflète que la De L'ÉcritSyllabes Hyphénique Edward Aux Mains D’ 14du=haut=de=ta=tour=tu=vois=le=mon=de=qui=te=dé=laisse 14une=sen=si=bi=li=té=ex=trè=me=ca=chée=par=un=vi=sa=geen=fan=tin 18une=fem=me=frap=peà=ta=por=te=pour=te=por=ter=vers=ton=des=tin 16des=la=mes=ai=gui=sées=en=gui=se=de=mains 11te=pro=met=tent=de=bien=sombres=len=de=mains 10pour=tant=der=riè=re=ce=fa=ciès=meur=trier 10se=cache=u=ne=in=no=cen=ce=si=promp=te=à=te=ter=ri=fier 16bê=te=de=foi=re=a=du=lée=pour=ta=dif=fé=ren=ce 14tu=nas=pas=su=bien=ta=dap=ter=à=la=gran=de=dan=se 14de=ce=monde=é=tran=ge=qui=ten=tou=re=et=te=mau=dit 14a=lors=tu=dé=couvres=lhor=reur=de=ce=qui=sem=blait=ê=tre=le=pa=ra=dis 18seul=un=angeaux=ai=les=bri=sées=par=vien=dra=à=te=com=prendre 14et=contre=toi=en=fin=for=mer=u=ne=é=trein=te=si=tendre 14ed=ward=le=mar=gi=nal=tu=ten=fuie 9de=ce=mon=de=qui=ne=re=flè=te=que=la=fo=lie 13Phonétique Edward Aux Mains D’ kʁeatyʁə kʁee də tutə pjεsədy-o də ta tuʁ ty vwa lə mɔ̃də ki tə sɑ̃sibilite εkstʁεmə kaʃe paʁ œ̃ vizaʒə ɑ̃fɑ̃tɛ̃,ynə famə fʁapə a ta pɔʁtə puʁ tə pɔʁte vεʁ tɔ̃ laməz- εɡizez- ɑ̃ ɡizə də mɛ̃tə pʁɔmεte də bjɛ̃ sɔ̃bʁə- dəʁjεʁə sə fasjε məʁtʁjesə kaʃə ynə inɔsɑ̃sə si pʁɔ̃ptə a tə də fwaʁə adyle puʁ ta difeʁɑ̃səty na pa sy bjɛ̃ tadapte a la ɡʁɑ̃də dɑ̃sədə sə mɔ̃də etʁɑ̃ʒə ki tɑ̃tuʁə e tə modialɔʁ ty dekuvʁə- lɔʁœʁ də sə ki sɑ̃blε εtʁə lə œ̃n- ɑ̃ʒə oz- εlə bʁize paʁvjɛ̃dʁa a tə kɔ̃pʁɑ̃dʁəe kɔ̃tʁə twa ɑ̃fɛ̃ fɔʁme ynə etʁɛ̃tə si lə maʁʒinal ty tɑ̃fɥidə sə mɔ̃də ki nə ʁəflεtə kə la Phonétique Edward Aux Mains D’ 12dy-o=də=ta=tuʁ=ty=vwa=lə=mɔ̃=də=ki=tə=de=lεsə 14ynə=sɑ̃=si=bi=li=te=εk=stʁε=mə=ka=ʃe=paʁ=œ̃=vi=za=ʒəɑ̃=fɑ̃=tɛ̃ 18ynə=fa=mə=fʁa=pəa=ta=pɔʁ=tə=puʁ=tə=pɔʁ=te=vεʁ=tɔ̃=dεs=tɛ̃ 16dε=la=mə=zε=ɡi=ze=zɑ̃=ɡi=zə=də=mɛ̃ 11tə=pʁɔ=mε=te=də=bj=ɛ̃=sɔ̃=bʁə=lɑ̃=də=mɛ̃ 12puʁ=tɑ̃=də=ʁj=ε=ʁə=sə=fa=sjε=məʁ=tʁj=e 12sə=kaʃəy=nə=i=nɔ=sɑ̃=sə=si=pʁɔ̃p=tə=a=tə=te=ʁi=fje 15bεtə=də=fwa=ʁə=a=dy=le=puʁ=ta=di=fe=ʁɑ̃sə 12ty=na=pa=sy=bjɛ̃=ta=dap=te=a=la=ɡʁɑ̃də=dɑ̃sə 12də=sə=mɔ̃dəe=tʁɑ̃=ʒə=ki=tɑ̃=tu=ʁə=e=tə=mo=di 13a=lɔʁ=ty=de=kuvʁə=lɔ=ʁœʁ=də=sə=ki=sɑ̃=blε=ε=tʁə=lə=pa=ʁa=di 18səl=œ̃=nɑ̃ʒəo=zε=lə=bʁi=ze=paʁ=vjɛ̃=dʁa=a=tə=kɔ̃=pʁɑ̃dʁə 14e=kɔ̃tʁə=twa=ɑ̃=fɛ̃=fɔʁ=me=y=nəe=tʁɛ̃=tə=si=tɑ̃dʁə 13ε=dwaʁ=lə=maʁ=ʒi=nal=ty=tɑ̃f=ɥi 9də=sə=mɔ̃də=ki=nə=ʁə=flε=tə=kə=la=fɔ=li 12PostScriptumUn poème en hommage à l’un de mes films préférés Le sublimissime Edward au mains d’argent du fabuleux Tim Burton. Johnny Depp y est éclatant de simplicité, et Winona Rider y est tout simplement trop mimi. Un chef d’oeuvre ! Commentaires Sur La Poesie01/08/2005 1121Cindy LimpensTrès bel hommage à ce film que tu aimes beaucoup.. Ca donne envie d’aller voir ce filmF...04/08/2005 1615KokinneOui très très bel hommage ... tu envoirais sa à HollywoodPP07/08/2005 1719L'exentrickTrès beaux! Je n’ai jamais vu ce film, mais ton poème donne l’eau à la bouche! Tu pourrais faire le texte des bandes annonces!lol Amitié d’une exentrick10/08/2005 1544Lancu, CooloostAh mes prédécesseurs ne sont guère cinéphiles, qui ne connaissent le " Edouard aux mains d’argent", pour moi l’une des meilleures prestations de Johnny Dep . Ton poème serait un beau second épilogue. Je n’aurais certainement pas pu écrire aussi sensiblement. Une petite critique tout de même, quelques vers sont extrêmement longs il y a un vers qui a 18 pieds ! , on s’essouffle en les lisant. Mais pour moi personnellement cela ne m’a pas tellement choqué, on arrive à se trouver une césure pour reprendre son souffle. Amitié d’un rig 0025Lancu, CooloostN’oublies pas non plus que tu es un excellent conteur, résumant parfaitement la tristesse et la détresse d’edouard en quelques vers ! de surcroit en quelques vers ! !! sachant que tu as à ton âge un riche vocabulaire que je n’avais pas. "Sinécure" par ex ! Continues tes écrits jeune elfe de la nuit, qu’elle enchante ta muse pour notre plaisir. Ne t’incline pas mon jeune ami, car j’ai seulement plus de poèmes à mon actif, le temps nous départagera j’en suis sur. Amitié du rig ôlô peut être bilingue, je ne crois pas, je maîtrise pas encore au jeune elfe de la nuit qui parfois son grand talent 2052Lilouteee Manifik * com tt t poeme dailleur la difference separe d ke ta un truc ki va pa sur kelkun t tt de suite rejette ds ce mon de merde .... bizzouxxk 24/08/2005 1910UndomielfeEt bien vois-tu, je connais moi aussi Edouard aux mains d’argent et tout comme toi j’en suis une fan incontestable. Ce film est bouleversant, il nous montre l’incompréhension que les gens portent à certaines personnes différentes d’eux, et pourtant la différence ne tue pas, elle rend le monde meilleur... Bref, j’ai déjà trop parlé, j’avoue que c’est un très bel hommage à ce film, ton poème m’a donné envie de regarder le DVD ce soir même. Je penserai à toi et Lancu c’est promit. L’elfe est passée, l’elfe s’est arrêtée, l’elfe a complimenté... Au plaisir de te 1740UndomielfeComme promit, j’ai reregardé ce magnifique film, et après réflexion tu décris tout à fait la situation dans laquelle ce personnage est plongé, je n’aurai pas pu faire mieux... Poème DifférencePublié le 01/08/2005 0000 L'écrit contient 140 mots qui sont répartis dans 4 strophes. Toutes les strophes sont composés de 4 vers. Il est possible que le texte suive une forme de poésie classique. Poete Laston Récompense Texte des commentateurs
Eten la matière, Edward aux mains d’argent (Edward Scissorhands) est un concentré de traits burtoniens. Dessin de Tim Burton, "Edward Scissorhands", 1990 . Indéniablement, Burton est un créateur fidèle. Fidèle à ses collaborateurs, d’une part : acteurs et actrices (Johnny Depp, Helena Bonham Carter), compositeur (Danny Elfman), costumière (Colleen Atwood) Les équipes
Edward aux mains d&39;argent » expliqué aux enfants par Vikidia, l’encyclopédie junior Edward aux mains d'argent Titre original Edward Scissorhands Pays États-Unis Année de sortie 1990 Genres Fantastique Durée 105 minutes Réalisateurs Tim Burton Scénaristes Caroline Thompson Acteurs principaux Johnny DeppWinona RyderDianne WiestAnthony Michael HallAlan Arkin Sociétés produisant le film 20th Century Fox Modifier voir modèle • modifier Edward aux mains d'argent est un film américain de Tim Burton, sorti en 1990. C'est l'histoire d'un homme-robot le rôle est joué par Johnny Depp qui a des ciseaux à la place des mains. Il vit dans un château abandonné et il est recueilli par une famille américaine. Synopsis[modifier modifier le wikicode] Une grand-mère raconte une histoire à sa petite-fille pour lui expliquer d'où vient la neige qui tombe sur la ville. Cette histoire commence avec un jeune homme appelé Edward créé par un inventeur vivant seul dans un sombre château perché sur une colline. Mais l'inventeur meurt avant d'avoir pu achever son œuvre, laissant Edward avec des ciseaux aux lames extrêmement acérées à la place des mains. Edward vit donc seul dans ce sinistre château jusqu'au jour où Peg Boggs, représentante en cosmétiques, se présente à sa porte. Attention ; ce qui suit dévoile des éléments importants de l'intrigue. Fiche technique[modifier modifier le wikicode] Fiche technique Titre français Titre original Edward Scissorhands Titre québécois Réalisateurs Tim Burton Producteurs Denise Di Novi, Tim Burton, Caroline Thompson productrice associée, Richard Hashimoto producteur délégué Scénaristes Genres fantastique Restriction Acteurs principaux Johnny Depp et Winona Ryder Dianne Wiest, Anthony Michael Hall et Alan Arkin Durée 1 h 45 Dates de sortie États-Unis 14 décembre 1990 France 10 avril 1991
Objectif: émettre des hypothèses quant au genre, sujet et histoire du film. Interdisciplinarité : français, anglais. 1) Observez l’affiche en français : comment traduiriez-vous, en anglais, le titre du film edward aux mains d’argent ? Le message : The story of an uncommonly gentle man. Innocence is what he knows. Beauty is what she sees.
Nous allons enfin connaître la suite des aventures d’Edward aux mains d’argent, le film de Tim Burton sorti en 1990. Et ce sera sous la forme de comic-book ! Edward aux mains d’argent était le premier film réunissant les talents de Johnny Depp et de Tim Burton ; il avait rencontré un succès tant public que critique. L’histoire de cet homme étrange aux mains remplacées par de longues cisailles avait tout pour émouvoir accepté puis rejeté par la banlieue cossue qui l’avait accueilli, Edward nous permet de nous interroger sur l’acceptation de soi, l’exclusion… Ce film devenu culte laissait cependant une question en suspens qu’était devenu Edward après avoir été chassé de la ville ? Un comic aux éditions IDW tentera de répondre à cette question en cinq tomes, dans un graphisme très proche de l’esthétique du film. Edward y rencontrera notamment la petite fille de Kim, Meg, que l’on peut voir à la fin du film originel. La couverture ci-dessus, celle du premier tome, est dessinée par Gabriel Rodriguez, que vous connaissez déjà si vous avez vu la chouette chronique de Pénélope dédiée à Locke & Key ! Le premier volume sortira pour Halloween. Plutôt pressé-e, ou pensez-vous qu’il y a des questions qu’il vaut mieux laisser sans réponse ?
Descriptionde l'ouvrage : Une parabole. Le personnage d’Edward, précis dans sa bizarrerie, ainsi que son aventure, aux couleurs si claires, aux limites si bien taillées, appellent explicitement une lecture de notre part. En tant que spectateur ordinaire de Tim Burton – et non en tant que spécialiste ou pédagogue –, nous sommes
Le film que je présente aujourd’hui est un conte de Noël. Pas vraiment l’époque, mais c’est le plus significatif de l’univers Burtonnien. Il est sorti la semaine de ma naissance, ok, ça donne un coup de vieux…, le 7 décembre 1990 et reste pourtant un très beau film. Edward aux mains d’argent » est basé sur un dessin de Tim Burton, reflétant la solitude, la tristesse de son état, l’innocence, la naïveté mais aussi la beauté. De grands yeux expressifs, un costume noir et argent, des cheveux ébouriffés, assez longiligne et plutôt grand, et des ciseaux à la place des mains, etc. Le jour où Tim décide de produire un film sur ce personnage, la question de l’acteur est très compliquée. De nombreux acteurs connus sont appelés tels Tom Cruise pour passer le casting mais c’est finalement un jeune homme catégorisé belle gueule », qui est choisi, pour la beauté de ses yeux Johnny Depp. C’est le premier film d’une longue collaboration entre les deux conte d’ Edward aux mains d’argent » raconte l’histoire d’un homme, créé par un inventeur solitaire, joué par Vincent Price, mais qui n’est pas terminé ses mains sont encore en métal des ciseaux. Celui-ci est alors découvert dans son château par une vendeuse de marketing et emmené dans son quartier où elle tente de lui faire une premier plan montre des monstres en pierre, de nombreuses toiles d’araignée, beaucoup de poussière, … Tout d’un coup, après une brève introduction qui amène le sujet par une question étrange de Noël D’où vient la neige ?, on change brutalement de cadre avec une parodie de la vie de quartier américain qui n’est pas sans rappeler sa jeunesse de Burbank. Des maisons colorées, toutes différentes, des femmes au foyer qui adorent les rumeurs, le balai des voitures le matin et le soir quand les hommes partent ou rentrent du boulot, cadres se suivent. Le quartier est conçu en bas d’une colline ou sied le château. Le portail séparant les deux est alors le passage d’un univers à un autre entre le monde réel tel que le voit Burton et le monde imaginaire un jardin sculpté ou tout est à sa place, coloré, emplis de créatures, d’objets formés dans la végétation. Le château en lui-même est délabré, et recèle tout ce dont on peut espérer voir d’une création de Burton la pénombre avec quelques filets de lumière sur ce qui importe le plus, un grand escalier biscornu, des portes énormes, la poussière, les créatures en pierre, dans un esprit macabre. Le toit, donnant sur la chambre d’Edward, étant éventré, n’est pas sans rappeler celui de la chambre du petit Charlie et la chocolaterie ou même celui du barbier Sweeny première fois que l’on voit le personnage d’Edward, on voit en premier lieu, une créature avec des ciseaux, d’apparence monstrueuse et dangereuse, mais la lumière est faite sur son visage, et cette idée du monstre disparaît complètement pour laisser place à la vision de l’innocence pure de cet être tourmenté par la solitude. Les yeux du personnage, et de l’acteur reflète une si sincère humanité, émotion que le dialogue y est presque superflu. On s’étonne même de le voir parler à quelques rares cette idée ou un tel être pourrait exister, le film pose la question de son intégration dans la société, où il serait considéré comme une bête de foire, un diable, dangereux, mauvais. De même, la morale est assez commune mais si réaliste qu’est ce qui fait la bête, qu’est ce qui fait l’homme ?
fCRTa. 9m5ady41qj.pages.dev/2679m5ady41qj.pages.dev/869m5ady41qj.pages.dev/819m5ady41qj.pages.dev/1929m5ady41qj.pages.dev/1049m5ady41qj.pages.dev/4879m5ady41qj.pages.dev/4399m5ady41qj.pages.dev/47
edward et les mains d argent