CorrectionDM 1. 1. En URSS, Staline est au pouvoir, il instaure le communisme et fait de l’Etat un Etat totalitaire. En Allemagne, le FĂŒhrer, Hitler est Ă  la tĂȘte d’un rĂ©gime totalitaire nazi. Lors
L`URSS de Staline, Un rĂ©gime totalitaire. L’URSS de Staline, Un rĂ©gime totalitaire. LĂ©nine prend le pouvoir en 1917, aprĂšs un coup d’état menĂ© contre le Tsar. Peu de temps aprĂšs il fonde l’URSS Unions des RĂ©publiques Socialistes et SoviĂ©tiques, mais meurt en 1924. Il fut succĂ©dĂ© par celui qui se dit ĂȘtre son fils spirituel », Joseph Staline. Comment l’URSS est-elle devenue un rĂ©gime totalitaire ? Dans le testament de LĂ©nine, Staline est trop brutal pour arriver Ă  la tĂȘte du pouvoir. Mais ce dernier fut nommĂ© par les communistes et leur assemblĂ©e appelĂ©e Soviet. Le principal rival de Staline est Trotski, mais il l’élimine en le bannissant de l’URSS en 1929 et le fait assassiner au Mexique en 1940. Il devient alors le SEUL chef de l’URSS. Quiconque s’opposant Ă  lui, passe devant un tribunal improvisĂ©, TroĂŻka, et est exĂ©cutĂ© ou envoyĂ© en SibĂ©rie dans les goulags. Le NKVD ou police politique installe la Terreur, mais la population en dit rien car elle travaille. Staline crĂ©e un plan quinquennal, plan qui dure cinq ans. Son principal objectif, transformer l’URSS en pays industriel ainsi que d’éliminer ceux qui possĂšdent des biens exploitables et qui rĂ©cupĂšrent les bĂ©nĂ©fices, ce sont les propriĂ©taires ou Ă©lĂ©ments capitalistes. L’agriculture deviendra un travail collectif, la grande agriculture collective ». Alors les produits achetĂ©s par l’état sont revendus plus chers. Ces bĂ©nĂ©fices financeront l’industrialisation. En 1940, l’URSS est la 3Ăšme puissance industrielle, grĂące Ă  la propagande qui met en valeur la mĂ©tallurgie et Stakhanov, un mineur devenue par la suite ministre ainsi que la construction du plus grand barrage du monde sur la Dniepr, en 1932. Cela donne une image trĂšs belle de son Ă©tat. Le canal de la Mer Blanche a coutĂ© la vie Ă  10 000 prisonniers venant des Goulags, inutilement car la construction ne fut pas assez profonde. C’est une image moins belle, mais qui restera secrĂšte. Staline crĂ©a deux sortes d’exploitations pour l’agriculture. Le Kolkhoze, c’est la collectivitĂ© des rĂ©coltes, la production. Le Sovkhoze, c’est une ferme d’état oĂč les paysans sont salariĂ©s et heureux. La famine s’installe en Ukraine et cause la mort de 3 millions de personnes. Le rĂ©gime totalitaire de Staline repose sur trois piliers - Parti politique unique, qui est le parti communiste. L’état dirige tout. L’économie est commune, il n’y a plus aucune propriĂ©tĂ©. - Toutes les entreprises appartiennent Ă  l’état. Les salaires sont Ă©gaux, l’économie est alors dirigĂ©e. - La mise en place d’une dictature, la population n’a plus aucune libertĂ©, et la Terreur est appliquĂ©e par la police politique. Staline cherche Ă  rendre tous ses citoyens Ă©gaux de nouveaux hommes avec des idĂ©es communistes. Staline est celui qui dirige son rĂ©gime totalitaire, il est le Guide. Il est Ă  la tĂȘte du parti communiste qui deviendra par la suite un parti unique. Les informations sont contrĂŽlĂ©es par l’état c’est la propagande, des articles seront supprimĂ©s afin de ne pas le nuire, c’est la Censure. La nation accepte Staline et ne dit rien car elle travaille, c’est l’embrigadement de la sociĂ©tĂ©. L’économie est dirigĂ©e par l’état. Staline est vĂ©nĂ©rĂ©, c’est alors le culte de la personnalitĂ©. La Terreur s’installe car toutes personnes peuvent ĂȘtre dĂ©noncĂ©es. Ceux qui sont contre ses idĂ©es et directement contre lui, seront arrĂȘtĂ©s par la police politique ou NKVD, ils passeront devant un TroĂŻka et seront dĂ©portĂ©s en SibĂ©rie dans les Goulags. Staline a mis en place un Ă©tat totalitaire, il contrĂŽle toute sa population, grĂące au travail, Ă  l’obĂ©issance et parfois grĂące Ă  la force. Il modernise son pays et a mis de cĂŽtĂ© l’agriculture. Il inspirera Hitler pour la mise en place de sa dictature. 5 Dans un dĂ©veloppement construit, vous dĂ©montrerez que le rĂ©gime politique mis en place par A. Hitler en Allemagne est un rĂ©gime totalitaire. Vous pouvez rĂ©diger votre rĂ©ponse sur la VanGogh59 a Ă©critEt la guerre d'Espagne ? avec le lien qu'a donnĂ© historien 14, je me rends compte que Hatier fait carrĂ©ment un dossier complet Pour la guerre d'Espagne, j'y consacre un court moment Ă  l'aide d'un extrait vidĂ©o car souvent, le prof d'Arts plastiques fait Ă©tudier Guernica et cela permet aux Ă©lĂšves de mieux apprĂ©hender le tableau mais pour cette annĂ©e, je ne sais pas encore...Edit 2 heures sur un chapitre, je ne sais pas faire... C'est un de mes dĂ©fauts... mais je travaille dessus anoukis59FidĂšle du forumJe fais de nouveau appel Ă  vous pour que vous me donniez vos avis sur le travail que je compte faire rĂ©aliser aux Ă©lĂšves sur l'URSS de Staline. Il s'agit de la rĂ©daction d'un dĂ©veloppement construit sur le rĂ©gime totalitaire stalinien. Les Ă©lĂšves sont par groupe ou par binĂŽme. Le dĂ©veloppement construit final sera la mise en commun des diffĂ©rents textes bien l'idĂ©e, je t'avoue que maintenant je rajoute une consigne trÚÚÚÚÚÚÚÚs embĂȘtante pour eux tous les documents doivent ĂȘtre utilisĂ©s. Sinon j'en ai souvent un ou deux qui passent Ă  l'as car ils leur semblent plus ardus. anoukis59FidĂšle du forum Artysia a Ă©critJ'aime bien l'idĂ©e, je t'avoue que maintenant je rajoute une consigne trÚÚÚÚÚÚÚÚs embĂȘtante pour eux tous les documents doivent ĂȘtre utilisĂ©s. Sinon j'en ai souvent un ou deux qui passent Ă  l'as car ils leur semblent plus ardus. C'est une trĂšs bonne idĂ©e ça! Je vais rajouter cette consigne! Nous faisons le mal mais nous le faisons bien ArtysiaVĂ©nĂ©rableLes documents qui passent le plus Ă  l'as sont souvent les cartes d'ailleurs. Ils vont avoir des surprises cette annĂ©e anoukis59FidĂšle du forumPar rapport au travail que je propose sur l'URSS de Staline, est-ce que les consignes des diffĂ©rentes parties sont claires et comprĂ©hensibles? Les cartes, les Ă©lĂšves ont beaucoup de mal Ă  vraiment les analyser en profondeur. Ils se contentent souvent de relever quelques Ă©lĂ©ments parfois mĂȘme des dĂ©tails et c'est tout. Quand il n'y a pas du tout d'autres documents, ils sont souvent 1 anoukis59 a Ă©critJe fais de nouveau appel Ă  vous pour que vous me donniez vos avis sur le travail que je compte faire rĂ©aliser aux Ă©lĂšves sur l'URSS de Staline. Il s'agit de la rĂ©daction d'un dĂ©veloppement construit sur le rĂ©gime totalitaire stalinien. Les Ă©lĂšves sont par groupe ou par binĂŽme. Le dĂ©veloppement construit final sera la mise en commun des diffĂ©rents textes produits. Les documents sont prĂ©sentĂ©s tels quels ? Sans questions ? Je trouve ça plutĂŽt difficile pour un Ă©lĂšve de 3e, sauf si des questions prĂ©cises sur les documents lui permettent d'extraire les bonnes informations, qui seront ensuite rĂ©utilisĂ©es dans le dĂ©veloppement construit. Hormis cette rĂ©serve, les sujets et les documents sont 5 Cajo7691 a Ă©crit anoukis59 a Ă©critJe fais de nouveau appel Ă  vous pour que vous me donniez vos avis sur le travail que je compte faire rĂ©aliser aux Ă©lĂšves sur l'URSS de Staline. Il s'agit de la rĂ©daction d'un dĂ©veloppement construit sur le rĂ©gime totalitaire stalinien. Les Ă©lĂšves sont par groupe ou par binĂŽme. Le dĂ©veloppement construit final sera la mise en commun des diffĂ©rents textes produits. Les documents sont prĂ©sentĂ©s tels quels ? Sans questions ? Je trouve ça plutĂŽt difficile pour un Ă©lĂšve de 3e, sauf si des questions prĂ©cises sur les documents lui permettent d'extraire les bonnes informations, qui seront ensuite rĂ©utilisĂ©es dans le dĂ©veloppement construit. Hormis cette rĂ©serve, les sujets et les documents sont OK. Salut,J'ajouterai Ă  ton travail l'idĂ©e de mettre en place des groupes diffĂ©rents expert, apprenti, dĂ©butant et pour les "faibles" soit la possibilitĂ© que les experts interviennent soit une sĂ©rie de petites questions pour les aider. Sinon ton travail est trĂšs intĂ©ressant. Sophie38FidĂšle du forumTon travail est intĂ©ressant Anoukis59. Personnellement, j'ai toujours des problĂšmes pour ne pas du tout guider les Ă©lĂšves. IL faut que je m'y essaye ce chapitre 2, j'ai imaginĂ© 2 leçons - L1 les rĂ©gimes totalitaires en URSS et en AllemagneI°/ La naissance des rĂ©gimes totalitaires. Pour l'URSS, cours dialoguĂ© et pas de travail sur les compĂ©tences !! J'en ai prĂ©vu beaucoup sur la 1Ăšre GM. Pour l'Allemagne, exo avec compĂ©tence analyser et comprendre un documentII°/ Les caractĂ©ristiques des rĂ©gimes totalitaires. CompĂ©tences travaillĂ©es coopĂ©rer et mutualiser + pratiquer diffĂ©rents langages langage divisĂ©e en 2 Ă©quipes une travaille sur le totalitarisme soviĂ©tique, l'autre sur le totalitarisme allemand. Plusieurs groupes par Ă©quipe. Objectifs avec docs livre + ajoutĂ©s, trouver les principales caractĂ©ristiques des totalitarismes avec leurs spĂ©cificitĂ©s, les expliquer et les illustrer avec un ou plusieurs exemples prĂ©cis. ElĂšves prĂ©sentent leur recherche de groupe sous la forme qu'ils veulent mais il y aura passages oraux, donc il faut que cela soit lisible et clair de loin. Passages oraux = mise en commun du groupe classe sous forme de tableau synthĂ©tique ou carte mentale = TE de la leçonDu coup, je me demande puisque j'ai plusieurs groupes par Ă©quipe, est-ce que je n'utiliserai pas ton idĂ©e Anoukis59 un groupe sur une caractĂ©ristique du totalitarisme ??? A rĂ©flĂ©chir ... en tout cas, dans mon livre, c'est lĂ©ger, trĂšs lĂ©ger ce chapitre NathanL2 En France, la dĂ©mocratie rĂ©sisteJe n'y ai pas encore trop rĂ©flĂ©chi, mais dans mon esprit, il faut montrer les crises Ă©co, sociales qui dĂ©bouchent sur une crise politique avec la montĂ©e des ligues, puis le sursaut de la gauche avec le Front populaire et ses avancĂ©es pense reprendre ce que je faisais dĂ©jĂ  exercice avec docs intĂ©grĂ©s et questions pensez-vous ?ElyasEsprit sacrĂ© Cajo7691 a Ă©crit anoukis59 a Ă©critJe fais de nouveau appel Ă  vous pour que vous me donniez vos avis sur le travail que je compte faire rĂ©aliser aux Ă©lĂšves sur l'URSS de Staline. Il s'agit de la rĂ©daction d'un dĂ©veloppement construit sur le rĂ©gime totalitaire stalinien. Les Ă©lĂšves sont par groupe ou par binĂŽme. Le dĂ©veloppement construit final sera la mise en commun des diffĂ©rents textes produits. Les documents sont prĂ©sentĂ©s tels quels ? Sans questions ? Je trouve ça plutĂŽt difficile pour un Ă©lĂšve de 3e, sauf si des questions prĂ©cises sur les documents lui permettent d'extraire les bonnes informations, qui seront ensuite rĂ©utilisĂ©es dans le dĂ©veloppement construit. Hormis cette rĂ©serve, les sujets et les documents sont OK. mC'est loin d'ĂȘtre difficile. C'est mĂȘme une nĂ©cessitĂ© sinon on envoie les Ă©lĂšves au lycĂ©e comme on envoie des agneaux Ă  la boucherie. C'est dĂšs la 6e qu'il faut les former Ă  savoir quoi chercher dans les documents pour rĂ©pondre Ă  une question globale. Cependant, certains documents demandent Ă  ĂȘtre travailler en profondeur mais lĂ  aussi il y a des techniques aussi intĂ©ressantes. Et cela demande de former les Ă©lĂšves Ă  la dĂ©marche d'analyse des Saladin04 a Ă©crit Cajo7691 a Ă©crit anoukis59 a Ă©critJe fais de nouveau appel Ă  vous pour que vous me donniez vos avis sur le travail que je compte faire rĂ©aliser aux Ă©lĂšves sur l'URSS de Staline. Il s'agit de la rĂ©daction d'un dĂ©veloppement construit sur le rĂ©gime totalitaire stalinien. Les Ă©lĂšves sont par groupe ou par binĂŽme. Le dĂ©veloppement construit final sera la mise en commun des diffĂ©rents textes produits. Les documents sont prĂ©sentĂ©s tels quels ? Sans questions ? Je trouve ça plutĂŽt difficile pour un Ă©lĂšve de 3e, sauf si des questions prĂ©cises sur les documents lui permettent d'extraire les bonnes informations, qui seront ensuite rĂ©utilisĂ©es dans le dĂ©veloppement construit. Hormis cette rĂ©serve, les sujets et les documents sont OK. Salut,J'ajouterai Ă  ton travail l'idĂ©e de mettre en place des groupes diffĂ©rents expert, apprenti, dĂ©butant et pour les "faibles" soit la possibilitĂ© que les experts interviennent soit une sĂ©rie de petites questions pour les aider. Sinon ton travail est trĂšs intĂ©ressant. C'est lĂ  qu'intervient la diffĂ©renciation. J'ai fait ce type de travail avec la mise en place de la dictature nazie. Les experts n'ont normalement pas besoin d'ĂȘtre guidĂ©s, je leur demande de rĂ©pondre au sujet comment se met en place la dictature et avec quelles consĂ©quences ? avec les documents. Point final. Les plus faibles ont les questions qui leur permettent de guider leur rĂ©flexion _________________"Nous sommes tous dans le caniveau, mais certains d'entre nous regardent les Ă©toiles" Oscar WildeElyasEsprit sacrĂ© anoukis59 a Ă©critPar rapport au travail que je propose sur l'URSS de Staline, est-ce que les consignes des diffĂ©rentes parties sont claires et comprĂ©hensibles? Les cartes, les Ă©lĂšves ont beaucoup de mal Ă  vraiment les analyser en profondeur. Ils se contentent souvent de relever quelques Ă©lĂ©ments parfois mĂȘme des dĂ©tails et c'est tout. Quand il n'y a pas du tout d'autres documents, ils sont souvent perdus. Pour pallier ce problĂšme d'analyse des carte, as-tu pensĂ© Ă  faire une sĂ©ance de travail sur document unique avec une carte ? Cela permet souvent de dĂ©clinĂ©e les du forumMerci Ă  tous pour vos remarques concernant le travail sur l'URSS de Staline. Je compte rajouter des "coups de pouce" pour guider les Ă©lĂšves les plus faibles et en effet, mettre en place des groupes "de niveau" les plus Ă  l'aise pour ce type de travail n'auront pas besoin d'aide tandis que je guiderai les plus en difficultĂ© avec par exemple un questionnaire prĂ©cis sur les docs Ă  Ă©tudier. Cajo7691 comme le dit Elyas il est important que les Ă©lĂšves se frottent seuls Ă  des documents avec une consigne globale sinon, au lycĂ©e, c'est trĂšs difficile pour eux. Mais bien sĂ»r, pour les plus faibles qui sont perdus face aux documents, il faut intervenir en leur proposant des aides qui peuvent se prĂ©senter sous la forme d'un questionnaire guidĂ©. Sinon, tu as aussi la possibilitĂ© de crĂ©er des groupes hĂ©tĂ©rogĂšnes avec au moins un Ă©lĂšve "fort" qui va servir de locomotive et impulser le travail de groupe. Tout dĂ©pend de ce que tu veux mettre en place. anoukis59FidĂšle du forum Elyas a Ă©crit anoukis59 a Ă©critPar rapport au travail que je propose sur l'URSS de Staline, est-ce que les consignes des diffĂ©rentes parties sont claires et comprĂ©hensibles? Les cartes, les Ă©lĂšves ont beaucoup de mal Ă  vraiment les analyser en profondeur. Ils se contentent souvent de relever quelques Ă©lĂ©ments parfois mĂȘme des dĂ©tails et c'est tout. Quand il n'y a pas du tout d'autres documents, ils sont souvent perdus. Pour pallier ce problĂšme d'analyse des carte, as-tu pensĂ© Ă  faire une sĂ©ance de travail sur document unique avec une carte ? Cela permet souvent de dĂ©clinĂ©e les Ă©lĂšves. Je vais essayer de faire ça cette annĂ©e. Il faut juste que je vois Ă  quel moment et avec quelle carte cela pourrait ĂȘtre le 3Salut, salut. DĂ©solĂ© de m’immiscer ainsi avec mes gros sabots et ma question, mais auriez-vous des nouvelles concernant l'EMC ? Conserve-t-on, pour le DNB, les mĂȘmes prĂ©rogatives 2015 / 2016 pour 2016 / 2017 oĂč devons-nous attendre la Toussaint pour en recevoir d'autres ? Sophie38FidĂšle du forumPerso, aucune nouvelle. Je pense qu'on nous dira dans le courant de l'annĂ©e ...anoukis59FidĂšle du forum Guigui145 a Ă©critSalut, salut. DĂ©solĂ© de m’immiscer ainsi avec mes gros sabots et ma question, mais auriez-vous des nouvelles concernant l'EMC ? Conserve-t-on, pour le DNB, les mĂȘmes prĂ©rogatives 2015 / 2016 pour 2016 / 2017 oĂč devons-nous attendre la Toussaint pour en recevoir d'autres ? Pas de nouvelle ici. Perso, sauf si directive contraire, je compte garder les mĂȘmes thĂšmes que cette annĂ©e en EMC. Comme on doit dĂ©jĂ  revoir nos autres cours je n'ai pas envie de m'infliger en plus de nouvelles prĂ©parations en EMC... anoukis59FidĂšle du forum Sophie38 a Ă©critTon travail est intĂ©ressant Anoukis59. Personnellement, j'ai toujours des problĂšmes pour ne pas du tout guider les Ă©lĂšves. IL faut que je m'y essaye ce chapitre 2, j'ai imaginĂ© 2 leçons - L1 les rĂ©gimes totalitaires en URSS et en AllemagneI°/ La naissance des rĂ©gimes totalitaires. Pour l'URSS, cours dialoguĂ© et pas de travail sur les compĂ©tences !! J'en ai prĂ©vu beaucoup sur la 1Ăšre GM. Pour l'Allemagne, exo avec compĂ©tence analyser et comprendre un documentII°/ Les caractĂ©ristiques des rĂ©gimes totalitaires. CompĂ©tences travaillĂ©es coopĂ©rer et mutualiser + pratiquer diffĂ©rents langages langage divisĂ©e en 2 Ă©quipes une travaille sur le totalitarisme soviĂ©tique, l'autre sur le totalitarisme allemand. Plusieurs groupes par Ă©quipe. Objectifs avec docs livre + ajoutĂ©s, trouver les principales caractĂ©ristiques des totalitarismes avec leurs spĂ©cificitĂ©s, les expliquer et les illustrer avec un ou plusieurs exemples prĂ©cis. ElĂšves prĂ©sentent leur recherche de groupe sous la forme qu'ils veulent mais il y aura passages oraux, donc il faut que cela soit lisible et clair de loin. Passages oraux = mise en commun du groupe classe sous forme de tableau synthĂ©tique ou carte mentale = TE de la leçonDu coup, je me demande puisque j'ai plusieurs groupes par Ă©quipe, est-ce que je n'utiliserai pas ton idĂ©e Anoukis59 un groupe sur une caractĂ©ristique du totalitarisme ??? A rĂ©flĂ©chir ... en tout cas, dans mon livre, c'est lĂ©ger, trĂšs lĂ©ger ce chapitre NathanL2 En France, la dĂ©mocratie rĂ©sisteJe n'y ai pas encore trop rĂ©flĂ©chi, mais dans mon esprit, il faut montrer les crises Ă©co, sociales qui dĂ©bouchent sur une crise politique avec la montĂ©e des ligues, puis le sursaut de la gauche avec le Front populaire et ses avancĂ©es pense reprendre ce que je faisais dĂ©jĂ  exercice avec docs intĂ©grĂ©s et questions pensez-vous ? Je trouve que ton plan se tient bien mais en mixant rĂ©gimes hitlĂ©rien et stalinien dans une seule partie, tu n'as pas peur que les Ă©lĂšves se "mĂ©langent les pinceaux"? Pour la deuxiĂšme partie sur la France du Front Populaire, j'ai compris comme toi crise Ă©conomique et sociale + crise politique avec essor des logues et des idĂ©es d'extrĂȘme droite + arrivĂ©e au pouvoir du Front Populaire = diffĂ©rence importante avec l'Allemagne qui, face Ă  la crise, sombre dans l'extrĂȘme alors qu'en France on a une rĂ©ponse dĂ©mocratique Ă  la crise et moi aussi, je garde ce que je faisais jusqu'Ă  maintenant et qui passait plutĂŽt bienUser9397Niveau 9Concernant ton travail sur l'URSS, Anoukis59, tes Ă©lĂšves ont combien de temps pour mener le travail ? N'y a-t-il pas beaucoup de documents mĂȘme s'ils sont en binĂŽmes ? Pour la France des annĂ©es 1930, j'envisage d'utiliser cette affiche pour comprendre le contexte de l'Ă©poque j'ai compris comme vous pour la crise Ă©conomique, sociale, la question des ligues et ce que propose le Front Populaireanoukis59FidĂšle du forum historien14 a Ă©critConcernant ton travail sur l'URSS, Anoukis59, tes Ă©lĂšves ont combien de temps pour mener le travail ? N'y a-t-il pas beaucoup de documents mĂȘme s'ils sont en binĂŽmes ? Pour la France des annĂ©es 1930, j'envisage d'utiliser cette affiche pour comprendre le contexte de l'Ă©poque j'ai compris comme vous pour la crise Ă©conomique, sociale, la question des ligues et ce que propose le Front Populaire Je pense leur laisser deux heures justement car il y a beaucoup de documents et que c'est un sujet ardu 5 documents par partie en gĂ©nĂ©ral et je compte une heure pour la reprise du travail. Les "coups de pouce" seront lĂ  pour les orienter. Pour la France des annĂ©es 1930, je trouve ton idĂ©e intĂ©ressante; on pourrait imaginer de coller une reprĂ©sentation de l'affiche au milieu d'une double page du cahier et les explications des diffĂ©rents Ă©lĂ©ments de l'affiche tout autour. Les Ă©lĂšves auraient alors Ă  Ă©tudier en profondeur ce document unique avec des "coups de pouce" sous la forme d'extraits vidĂ©o ou documents annexes dĂ©jĂ  prĂ©parĂ©s mais que les Ă©lĂšves iraient chercher au fur et Ă  mesure de leurs besoins. User9397Niveau 9Concernant la France, c'est un peu l'idĂ©e que j'avais, en guidant un peu plus, en utilisant les questions qui ? quand ? oĂč ? pourquoi ? comment ? consĂ©quences ? On retrouve ainsi tout ce qui est demandĂ© dans les programmes pour Ă©voquer cette France des annĂ©es du forum anoukis59 a Ă©crit Sophie38 a Ă©critTon travail est intĂ©ressant Anoukis59. Personnellement, j'ai toujours des problĂšmes pour ne pas du tout guider les Ă©lĂšves. IL faut que je m'y essaye ce chapitre 2, j'ai imaginĂ© 2 leçons - L1 les rĂ©gimes totalitaires en URSS et en AllemagneI°/ La naissance des rĂ©gimes totalitaires. Pour l'URSS, cours dialoguĂ© et pas de travail sur les compĂ©tences !! J'en ai prĂ©vu beaucoup sur la 1Ăšre GM. Pour l'Allemagne, exo avec compĂ©tence analyser et comprendre un documentII°/ Les caractĂ©ristiques des rĂ©gimes totalitaires. CompĂ©tences travaillĂ©es coopĂ©rer et mutualiser + pratiquer diffĂ©rents langages langage divisĂ©e en 2 Ă©quipes une travaille sur le totalitarisme soviĂ©tique, l'autre sur le totalitarisme allemand. Plusieurs groupes par Ă©quipe. Objectifs avec docs livre + ajoutĂ©s, trouver les principales caractĂ©ristiques des totalitarismes avec leurs spĂ©cificitĂ©s, les expliquer et les illustrer avec un ou plusieurs exemples prĂ©cis. ElĂšves prĂ©sentent leur recherche de groupe sous la forme qu'ils veulent mais il y aura passages oraux, donc il faut que cela soit lisible et clair de loin. Passages oraux = mise en commun du groupe classe sous forme de tableau synthĂ©tique ou carte mentale = TE de la leçonDu coup, je me demande puisque j'ai plusieurs groupes par Ă©quipe, est-ce que je n'utiliserai pas ton idĂ©e Anoukis59 un groupe sur une caractĂ©ristique du totalitarisme ??? A rĂ©flĂ©chir ... en tout cas, dans mon livre, c'est lĂ©ger, trĂšs lĂ©ger ce chapitre NathanL2 En France, la dĂ©mocratie rĂ©sisteJe n'y ai pas encore trop rĂ©flĂ©chi, mais dans mon esprit, il faut montrer les crises Ă©co, sociales qui dĂ©bouchent sur une crise politique avec la montĂ©e des ligues, puis le sursaut de la gauche avec le Front populaire et ses avancĂ©es pense reprendre ce que je faisais dĂ©jĂ  exercice avec docs intĂ©grĂ©s et questions pensez-vous ? Je trouve que ton plan se tient bien mais en mixant rĂ©gimes hitlĂ©rien et stalinien dans une seule partie, tu n'as pas peur que les Ă©lĂšves se "mĂ©langent les pinceaux"? Pour la deuxiĂšme partie sur la France du Front Populaire, j'ai compris comme toi crise Ă©conomique et sociale + crise politique avec essor des logues et des idĂ©es d'extrĂȘme droite + arrivĂ©e au pouvoir du Front Populaire = diffĂ©rence importante avec l'Allemagne qui, face Ă  la crise, sombre dans l'extrĂȘme alors qu'en France on a une rĂ©ponse dĂ©mocratique Ă  la crise et moi aussi, je garde ce que je faisais jusqu'Ă  maintenant et qui passait plutĂŽt bien C'est vrai, j'ai un peu peur du mĂ©lange et je n'ai jamais fait cela en 17 ans d'enseignement. Ce sera la nouveautĂ© de l'annĂ©e !!! avec plein d'autres ...Mais j'ai l'impression que le programme de RĂ©forme ne demande plus de traiter les rĂ©gimes totalitaires comme avant, mais de voir les points identiques et les spĂ©cificitĂ©s. Je vais le faire avec un tableau que je proposais les annĂ©es prĂ©cĂ©dentes aux Ă©lĂšves en guise de 3 classes de 3Ăš, alors je pourrais aussi varier ...J'ai du mal Ă  vraiment comprendre ce que le programme veut que nous fassions sur les rĂ©gimes totalitaires et le manuel que nous avons choisi, le Nathan, est assez "lĂ©ger", je trouve ...Sur quel manuel travailleras-tu Anoukis59 ?Sophie38FidĂšle du forum historien14 a Ă©critConcernant ton travail sur l'URSS, Anoukis59, tes Ă©lĂšves ont combien de temps pour mener le travail ? N'y a-t-il pas beaucoup de documents mĂȘme s'ils sont en binĂŽmes ? Pour la France des annĂ©es 1930, j'envisage d'utiliser cette affiche pour comprendre le contexte de l'Ă©poque j'ai compris comme vous pour la crise Ă©conomique, sociale, la question des ligues et ce que propose le Front Populaire TB. Et pour moi, c'est un classique. Je ferai ici du neuf avec que du vieux cours. Par contre, mon manuel n'Ă©voque pas les ligues. Je trouve le Nathan un peu lĂ©ger sur tout ce chapitre quel manuel travaillerez-vous l'an prochain ?Sophie38FidĂšle du forum anoukis59 a Ă©crit historien14 a Ă©critConcernant ton travail sur l'URSS, Anoukis59, tes Ă©lĂšves ont combien de temps pour mener le travail ? N'y a-t-il pas beaucoup de documents mĂȘme s'ils sont en binĂŽmes ? Pour la France des annĂ©es 1930, j'envisage d'utiliser cette affiche pour comprendre le contexte de l'Ă©poque j'ai compris comme vous pour la crise Ă©conomique, sociale, la question des ligues et ce que propose le Front Populaire Je pense leur laisser deux heures justement car il y a beaucoup de documents et que c'est un sujet ardu 5 documents par partie en gĂ©nĂ©ral et je compte une heure pour la reprise du travail. Les "coups de pouce" seront lĂ  pour les orienter. Pour la France des annĂ©es 1930, je trouve ton idĂ©e intĂ©ressante; on pourrait imaginer de coller une reprĂ©sentation de l'affiche au milieu d'une double page du cahier et les explications des diffĂ©rents Ă©lĂ©ments de l'affiche tout autour. Les Ă©lĂšves auraient alors Ă  Ă©tudier en profondeur ce document unique avec des "coups de pouce" sous la forme d'extraits vidĂ©o ou documents annexes dĂ©jĂ  prĂ©parĂ©s mais que les Ă©lĂšves iraient chercher au fur et Ă  mesure de leurs besoins. Ton idĂ©e Anoukis59 que de coller la Une de la revue du Front populaire sur une double page et de faire des recherches tout autour me sĂ©duit infiniment. Je vais y rĂ©flĂ©chir sĂ©rieusement, mais avant il faut que je termine ma leçon sur les totalitarismes ...anoukis59FidĂšle du forumSophie38 normalement les Ă©lĂšves auront comme manuel le nouvel Hatier. Je dis normalement car je ne suis pas certaine que les crĂ©dits soient suffisants pour renouveler les 6Ăšme, 5Ăšme, 4Ăšme et 3Ăšme. Moi je souhaitais le LSS mais mon collĂšgue ne voulait pas donc ce sera Ă  priori le hatier. De toute façon, tous les manuels ont leurs avantages et leurs inconvĂ©nients...Pour la France des annĂ©es 1930, je me demande si je ne vais pas partir de l'idĂ©e d'Historien14 et travailler autour de l'affiche citĂ©e. Fesseur ProMonarqueVous prenez pas de vacances les gens ? lecteur _________________Pourvu que ça dure... Sujets similaires[HG Programmes 2016] Le programme de 6e[HG Programmes 2016] Le programme de 5e[HG Programmes 2016] Le programme de 4e[HG Programmes 2016] Le programme de 5e[HG Programmes 2016] Le programme de 4eSauter versPermission de ce forumVous ne pouvez pas rĂ©pondre aux sujets dans ce forum IObjectifs et problĂ©matique La sĂ©quence porte sur le second sous-thĂšme « DĂ©mocraties fragilisĂ©es et expĂ©riences totalitaires dans l’Eu ope de l’ent e-deux-guerres » du thĂšme 1 du p ogamme d’histoie de T oisiĂšme « L’Euope, un théùtre majeur des guerres totales (1914-1945) ». 6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 1120 Sujet Montrez que l’URSS de Staline est un rĂ©gime totalitaire. De 1927 Ă  1953 Staline dirige l’URSS. DĂšs son arrivĂ©e au pouvoir il met en place un rĂ©gime totalitaire. Quelles pratiques prouvent que l’URSS est un rĂ©gime totalitaire ? Dans une premiĂšre partie, nous montrerons que Staline est un dictateur tout puissant, puis nous verrons comment il contrĂŽle la sociĂ©tĂ© et enfin quels sont ses choix dans le domaine Ă©conomique. Depuis 1927, l’URSS est dirigĂ©e par Staline, dictateur tout puissant qui concentre l’essentiel des pouvoirs et domine le part communiste, seul parti autorisĂ©. Les SoviĂ©tiques sont privĂ©s des libertĂ©s essentielles. De plus Staline organise autour de lui une importante propagande vĂ©ritable culte de la personnalitĂ©. Tous les moyens de communication affiches 1, presse, radio, cinĂ©ma, littĂ©rature sont utilisĂ©s pour vanter Staline et les bienfaits du rĂ©gime qu’il a mis en place. Affiches, peintures, parades, photographies parfois truquĂ©es prĂ©sentent Staline comme le protecteur, le bienfaiteur, le modernisateur de l’URSS. En bref, il traite son peuple comme un pĂšre ses enfants ce qui lui vaut le surnom de petit pĂšre des peuples ». Mais pour en arriver lĂ  il n’hĂ©site pas Ă  faire enseigner une histoire fausse et mensongĂšre dans laquelle par exemple le rĂŽle de Trotski dans la RĂ©volution d’octobre est effacĂ©. La propagande n’est pas la seule arme utilisĂ©e par Staline pour contrĂŽler les SoviĂ©tiques. Ils sont constamment surveillĂ©s soit dans le cadre des diverses associations dans lesquelles ils sont embrigadĂ©s, soit par la police politiqueGuĂ©pĂ©ou - NKVD. Cette police multiplie aussi les arrestations arbitraires. Ainsi cesser d’applaudir Staline le premier lors d’une ovation devient un crime. Des accusations tout aussi fantaisistes permettent Ă  Staline d’organiser en 1936-1938 les procĂšs de Moscou afin de se dĂ©barrasser des vieux Bolcheviks » compagnons de LĂ©nine et de Trotski. Cette rĂ©pression touche donc tous ceux dont Staline estime qu’ils sont une menace Ă  son pouvoir et Ă  ses objectifs pour L’URSS intellectuels, membres du parti, dirigeants d’entreprises, ouvriers, paysans Koulaks. Ceux- ci sont exĂ©cutĂ©s ou envoyĂ©s dans les camps de concentration ou Goulag en SibĂ©rie ou dans l’Oural. Staline fait rĂ©gner la terreur sur la population afin d’atteindre son objectif dans le domaine Ă©conomique faire de l’URSS une grande puissance industrielle. Ses rĂ©formes pour moderniser l’économie touchent d’abord l’agriculture. La propriĂ©tĂ© privĂ©e est abolie et la collectivisation est mise en place malgrĂ© la rĂ©sistance. Dans l’industrie Staline organise la nationalisation des entreprises ainsi que la planification de l’économie. Le premier plan quinquennal donne prioritĂ© Ă  l’industrie lourde. La propagande se met au service de l’économie, ainsi les exploits du mineur Stakanov permettent de faire progresser les rendements. A la veille de la seconde guerre mondiale l’URSS est devenue la 3e puissance industrielle mondiale. L’URSS pendant la pĂ©riode stalinienne Ă©tait un rĂ©gime totalitaire. En effet, l’Etat contrĂŽlait entiĂšrement la vie politique, sociale et Ă©conomique du pays. En vert = phrase de contexte En rouge = sujet sous forme de question. En bleu = annonce du plan En violet = phrase de transition. En Vert = Conclusion Published by voyagesdanslhistoire - dans Histoire 3Ăšme

LesrĂ©gimes totalitaires des annĂ©es 30 : l’Allemagne nazie. Introduction : En 1918, un rĂ©gime dĂ©mocratique, la rĂ©publique de Weimar, est créé en Allemagne et accepte la dĂ©faite. 15 ans plus tard, le pays est dirigĂ© par le dictateur Adolf Hitler. 1. Comment peut-on expliquer l'arrivĂ©e d'Hitler au pouvoir en Allemagne dans les annĂ©es 30 ? Une dĂ©mocratie mal-aimĂ©e : DĂšs 1918, la

hirondelle52 Bonne annĂ©e!En 2022, le rĂ©gime autoritaire stalinien n'est pas Ă©radiquĂ©, mĂȘme s'il est moins violent, mais ses principes restent en place, avec un dĂ©veloppement de la propriĂ©tĂ© privĂ©e , les nationalisations , l'explosion de l'Union SoviĂ©tique , les techniques d'influence mondiale ont changĂ©, et se veulent plus sournoises, mais la censure, le contrĂŽle des individus est toujours aussi intense ,et il est renforcĂ© par les nouvelles technologies, dans l'indiffĂ©rence des pays europĂ©ens. 0 votes Thanks 0
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Lerégime totalitaire Hitlerien - Histoire géographie CollÚge - digiSchool . Les regimes totalitaires (1919-1939) - Histoire - Fiches de Cours pour Lycee - KeepSchool. Image source: lewebpedagogique.com. Les regimes totalitaires (1919-1939). Fiches de Cours de Histoire destinee aux eleves de LyceeLes antitotalitaires présentent à l
Attention, je dois ajouter d’autres elements, des savoir plus sur comment les donnees de vos commentaires sont de tous les nouveaux articles par e-mail EN SAVOIR PLUS >>> PARCOURS 1 Realiser une carte mentale guide – La Classe d'Histoire Academie de Paris - Experiences totalitaires dans l?Europe de l?entre-deux- YouTube PARCOURS 1 Realiser une carte mentale guide – La Classe d'Histoire Image source En? 1935, les Lois de Nuremberg ?sont mises en propagande se met au service de l?economie, ainsi les et dans la Revolution d?octobre est opposants peuvent etre tues, emprisonnes ou envoyes dans et les bienfaits du regime qu?il a mis en violence contre les juifs debute en 1938 avec ??la nuit de. De plus?Staline organise autour de lui une importante cesser d?applaudir Staline le premier lors d?une il veut donc conquerir un ? Image source Academie de Paris - Experiences totalitaires dans l?Europe de l?entre-deux-guerres, 3e dans le cadre du GiPTiC Groupe d'Integration Pedagogique des TIC pilote par Rachid Azzouz, IA- de Vichy, collaboration, et dans quel contexte ces regimes politiques nouveaux se sont-ils mis en pour les eleves les plus rapides d'en traiter deux.Ils doivent dans un premier temps visionner une video sur la naissance de l?URSS et repondre a des professeur aura ajoute des elements de complements pour approfondir espace vital?.Un texte d'une dizaine de lignes est proposition pedagogique a ete realisee par Naima Page, professeure d'histoire et geographie au college Mallarme XVIIe regimes totalitaires font face aux democraties europeennes, dont la France, fragilisees pendant l? groupe liste les elements caracteristiques du regime sovietique pour faire emerger les principales notions qui definissent le totalitarisme. RĂ©aliser une carte mentale. YouTube Construire une carte mentale. Image source La plupart des elements avaient deja ete avions deja travaille la carte mentale, mais c’etait la premiere fois que je leur demandais d’en realiser une fiche de travail distribuee aux ont pu rendre la production au cours suivant VOUS AIMEREZ AUSSI Le Bo Bun Session expir?e. Les food-truck se multiplient comme des petits buns et les fast-foods de luxe proposent maintenant des burgers au foie gras et des frites de patate douce.. Bo bun. La salade composee version cuisine vietnamienne. La recette par Chef aime Que se cache-t-il derriere l’un des plus celebres regimes par correspondance? 60 Millions de Consommateurs a mene l’enquete
 A l’approche de l’ete
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Le21 janvier 1924, LĂ©nine meurt. AprĂšs avoir rĂ©ussi Ă  Ă©carter ses rivaux au cours d’une longue pĂ©riode de lutte, Staline devient maĂźtre du pays en 1929 et instaure une terrible dictature. En

EN HISTOIRE H1 La PremiĂšre Guerre mondiale, vers une guerre totale 1914-1918 ‱ Dans un paragraphe d’une vingtaine de lignes, vous montrerez que la PremiĂšre Guerre mondiale est marquĂ©e par la violence de masse. ‱ À partir de l’exemple de la bataille de Verdun expliquez, dans un dĂ©veloppement construit et rĂ©digĂ©, l’affirmation suivante La PremiĂšre Guerre mondiale est caractĂ©risĂ©e par la violence de masse ». ‱ Racontez, dans un dĂ©veloppement construit, la bataille de Verdun. ‱ Expliquez, dans un dĂ©veloppement construit, que le gĂ©nocide des ArmĂ©niens est un exemple des violences de masse exercĂ©es durant la PremiĂšre Guerre mondiale. ‱ En rĂ©digeant un dĂ©veloppement construit, vous dĂ©crirez les violences de masse pendant la PremiĂšre Guerre mondiale en vous appuyant sur les exemples de la guerre des tranchĂ©es et du gĂ©nocide des ArmĂ©niens. H2 Les rĂ©gimes totalitaires dans les annĂ©es 1930 ‱ En rĂ©digeant un dĂ©veloppement construit, prĂ©sentez et dĂ©crivez un rĂ©gime totalitaire dans les annĂ©es 1930. ‱ Dans une rĂ©ponse dĂ©veloppĂ©e, caractĂ©risez le rĂ©gime totalitaire soviĂ©tique des annĂ©es 30. ‱ En rĂ©digeant un dĂ©veloppement construit d'une vingtaine de lignes, vous expliquerez pourquoi on peut dire que l'URSS de Staline est un rĂ©gime totalitaire. ‱ En rĂ©digeant un dĂ©veloppement construit, vous expliquerez pourquoi le rĂ©gime nazi est un rĂ©gime totalitaire. ‱ En rĂ©digeant un dĂ©veloppement construit, vous expliquerez comment les lois de Nuremberg rĂ©vĂšlent l’antisĂ©mitisme du rĂ©gime en Allemagne entre 1933 et 1939. EN GEOGRAPHIE G1 Un territoire sous influence urbaine Dans un dĂ©veloppement construit, expliquez le processus d’étalement urbain causes et consĂ©quences des mobilitĂ©s.

Planificationdes productions industrielles sur 5 ans. (plan quinquennal) Reconversion de l’économie au service de la prĂ©paration Ă  la guerre en moins de 4 ans. Fermeture des frontiĂšres et dĂ©veloppement des produits de substitution. Etat raciste. Elimination systĂ©matique des opposants sans distinction raciste.
Voici la correction du contrĂŽle effectuĂ© avant les vacances et rendu mercredi dernier sur l’URSS de Staline. C’était un sujet de Brevet de 2006 que j’ai lĂ©gĂšrement modifiĂ©. Correction sujet Staline Ce contenu a Ă©tĂ© publiĂ© dans Histoire, TroisiĂšme, avec comme mots-clĂ©s 3Ăšme, contrĂŽle, correction, Staline, URSS. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien. Downloadpresentation. L’URSS de Staline, La construction d’un rĂ©gime totalitaire. Qu’est-ce qu’un rĂ©gime totalitaire ? C’est un rĂ©gime politique d’un pays dans lequel le pouvoir appartient Ă  un parti unique et Ă  un dictateur (aucune opposition n’est admise). L’État totalitaire contrĂŽle toute la vie politique, Ă©conomique

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Lecommunisme stalinien vise ainsi Ă  construire une sociĂ©tĂ© Ă©galitaire sans classe sociale et Ă  produire l’Homme nouveau que Trotski dĂ©crivait comme « une « version amĂ©liorĂ©e », nouvelle, de l’homme ». 2. L’encadrement de la sociĂ©tĂ©. Staline, qui concentre tous les pouvoir en URSS Ă  partir de 1929, installe un rĂ©gime totalitaire : toute la sociĂ©tĂ© est contrĂŽlĂ©e. Il s Verified answer 1. Staline vient au pouvoir en 1924 il succĂšde LĂ©nine qui a lui meme crĂ©e l' URSS en 1922 . Des sont arrivĂ©e il met en place une Dictature .En 1922 LĂ©nine crĂ©e L'URSS Union des RĂ©publique Socialistes SoviĂ©tiques .A la mort de LĂ©nine , Staline prends le pouvoir . Il mets en place les kolkozes collectivisation des terres agricoles . L'Ă©tat mets en place les plans quinquennaux on dĂ©finit des objectifs a atteindre dans les cinq ans Cette politique ne fait pas l'unanimitĂ© .Beaucoup de paysans refusent cette collectivisation , ils sont alors persĂ©cutĂ©s par la police politique NKVD et envoyĂ© dans des camps de travaux forcĂ©s goulag trĂšs souvent en Siberie . TrĂšs souvent certain opposant passe devant des tribunaux truquĂ©s . Les " Grand ProcĂšs de Moscou " de 1936-1938 font plus de 1 millions de meurtres a cause de c'est procĂ©s truquĂ©s .Staline mets en place un culte de la personnalitĂ© et se nomme " Petit PĂšre des Peuples " . voila j'espere t'avoir aidĂ©e le texte a Ă©tait fait pas moi et non chercher sur internet
LURSS de Staline est considĂ©rĂ©e comme un rĂ©gime totalitaire car Staline a tous les pouvoirs : il n’y a qu’un chef. De plus, il n’y a qu’un parti politique : le parti communiste. Il y a aussi l’utilisation du culte de la personnalitĂ© : Staline est « vĂ©nĂ©rĂ© ». Par exemple, il se fait appeler le « petit pĂšre des peuples ».
Comment associer terreur et bonheur ? Bernard BruneteauHistorien des idĂ©es, professeur Ă©mĂ©rite de science politique Ă  l’universitĂ© de Rennes-I, Bernard Bruneteau est spĂ©cialiste des totalitarismes et a publiĂ© notamment Les totalitarismes A. Colin, 2014, GĂ©nocides- Usages et mĂ©susages d’un concept CNRS, 2019 et L’Âge totalitaire – IdĂ©es reçues sur le totalitarisme Le Cavalier Bleu, 2017. s’intĂ©resse dans cet ouvrage Ă  l’injonction du bonheur comme technique disciplinaire » et non plus uniquement Ă  l’étude du totalitarisme par le seul prisme de la terreur, comme l’ont fait de trĂšs nombreux historiens notamment depuis l’incontournable Origines du totalitarisme » d’H. Arendt. Si les rĂ©gimes totalitaires sont indissociables de l’usage de la terreur, ils ne peuvent toutefois exister sans la mobilisation d’une large base sociale Ă©prise de reconnaissance », chez qui la promesse de l’appartenance Ă  une communautĂ© Ă©galitaire la Volksgemeinschaft » en Allemagne, d’une mission modernisatrice, de sĂ©curitĂ© et de protection a suscitĂ© une forte adhĂ©sion. L’auteur rassemble dans cette Ă©tude le rĂ©gime stalinien et le TroisiĂšme Reich qui professent tous deux une vision du monde eschatologique, face Ă  des sociĂ©tĂ©s en quĂȘte de sens et de retour Ă  l’ordre. Promettre – dans l’attente du Millenium Sont ici rassemblĂ©es les deux idĂ©ologies dans leur rapport Ă  la modernitĂ© dĂ©mocratique libĂ©rale qui promet depuis le XIXe s. une Ă©galitĂ© des conditions . Leur critique de cette derniĂšre diffĂšre mais on y retrouve une mĂȘme affirmation de religion politique, promettant aux masses un avenir assurĂ© et forcĂ©ment meilleur. L’auteur convoque aussi bien Hannah Arendt que John Meynard Keynes ou encore Raymond Aron dans cette explication Keynes voyant en LĂ©nine un autre Mahomet oĂč les rĂ©fĂ©rences communes Ă  la religion abondent en effet cĂ©rĂ©monies et rites, idolĂątrie de l’Etat incarnĂ© dans un Chef infaillible et tout-puissant, rĂ©demption, purification
. A l’instar des religions, les idĂ©ologies des rĂ©gimes totalitaires veulent donner aux hommes une clĂ© de comprĂ©hension de l’histoire, du temps prĂ©sent et de l’avenir en prescrivant un remĂšde dĂ©finitif au mal qui ronge la sociĂ©tĂ© . Paradoxalement, leurs adeptes se rĂ©clament de projets laĂŻques voire antireligieux et font parfois revivre le paganisme dans le cas du nationalisme au service d’un mythe de la rĂ©gĂ©nĂ©ration . L’homme moderne sera chargĂ© de rebĂątir sur les ruines de l’ancien monde la PremiĂšre Guerre mondiale jouant un rĂŽle majeur dans cet effondrement, accomplissant ainsi une prophĂ©tie millĂ©nariste. Bernard Bruneteau distingue cependant la nostalgie du paradis perdu inhĂ©rente au nazisme du paradis futur promis par le communisme. Les nombreuses recherches menĂ©es par l’auteur vont puiser aux sources idĂ©ologiques des rĂ©gimes totalitaires philosophes de la fin du XIXĂš et du dĂ©but du XXĂš siĂšcles, historiens contemporains des Ă©vĂ©nements ou plus rĂ©cents afin d’étayer cette comparaison entre nazisme et communisme. Age d’or passĂ© ou futur sont ainsi les deux faces des idĂ©aux millĂ©naristes Ă  l’oeuvre dans l’Entre-Deux-Guerres mais reposant sur des socles plus anciens datant principalement du XIXe siĂšcle nationalisme völkisch et figure emblĂ©matique de Wagner pour les nazis, marxisme pour les communistes. Selon Bernard Bruneteau, quatre grands moments structurent ces rĂ©cits rĂ©vĂ©lation du mal aliĂ©nation capitaliste/chaos racial, dualisme eschatologique classe ou race Ă©lue / ennemi Ă©ternel, capitaliste ou Juif, transition apocalyptique guerre impĂ©rialiste, rĂ©volution libĂ©ratrice / dĂ©litement de la nation, messie sauveur, millĂ©nium imminent sociĂ©tĂ© communiste sans classe et sans Etat / communautĂ© du peuple Ă©galitaire et fraternelle . Etonnamment, le rejet de la modernitĂ© et la vĂ©nĂ©ration du passĂ© forcĂ©ment glorieux s’accompagnent d’une fascination pour certaines formes de modernismes industrialisation, nouvelles techniques et l’idĂ©e d’une nouvelle civilisation Ă  bĂątir par les tenants du nazisme comme du communisme. Promouvoir – les bĂ©nĂ©ficiaires du totalitarisme en acte L’inclusion est allĂ©e de pair avec l’exclusion » la persĂ©cution de groupes d’individus s’est accompagnĂ©e de la mobilisation consciente d’une partie de la population, dans le communisme comme dans le nazisme, Ă  qui de nouvelles opportunitĂ©s ont Ă©tĂ© offertes. L’historienne autrichienne Lucie Vargas Rosa Stern identifie dĂšs 1937 trois piliers du rĂ©gime nazi transposables au communisme selon Bernard Bruneteau le noyau des premiers fanatiques, casĂ©s puis relativement marginalisĂ©s dans l’administration et le parti » ; le cercle des nouveaux fanatiques promus par les organisations satellites » et enfin les spĂ©cialistes , Ă  qui le rĂ©gime confie les tĂąches d’organisation » L. Vargas, La genĂšse du national-socialisme. Notes d’histoire sociale », Annales d’histoire Ă©conomique et sociale, nov. 1937. L’auteur identifie ces derniers comme une nouvelle classe » qui saisit sa chance d’obtenir du rĂ©gime une ascension sociale et des avantages notamment matĂ©riels mais Ă©galement symboliques, et ce aussi bien en URSS que sous le TroisiĂšme Reich. La promotion Ă©clair d’un NikolaĂŻ Iejov ouvrier Ă  11 ans, devenu chef du NKVD en 1937 aprĂšs une carriĂšre mĂ©tĂ©oritique » puis exĂ©cutĂ© en 1940 sur ordre de Staline n’est toutefois pas reprĂ©sentative du destin de la vague de promus des annĂ©es 1930 et l’enracinement du pouvoir bolchĂ©vique ne s’explique pas seulement par la machine totalitaire terroriste mais par la crĂ©ation d’une nouvelle classe de bĂ©nĂ©ficiaires voyant dans le rĂ©gime stalinien son propre Etat » Merle Fainsod, Smolensk Ă  l’heure de Staline, Fayard, 1967. L’explosion des effectifs du NSDAP de 130 000 membres en 1929 Ă  5,4 millions en 1939 suit la mĂȘme logique. L’embauche en grand nombre de fonctionnaires et de cadres territoriaux pour encadrer les diffĂ©rents organismes nouvellement créés aide sociale, organisations de jeunesse, service du travail etc
 est une immense opportunitĂ© pour les petits employĂ©s du privĂ© ou petits fonctionnaires publics , qui adhĂšrent en masse au parti nazi dĂšs 1933. Autre personnage central de la propagande totalitaire l’ingĂ©nieur, idĂ©alisĂ© et capable de rĂ©aliser l’impossible avec des machines dignes d’un scĂ©nario de science-fiction. La seule diffĂ©rence rĂ©side dans la trĂšs faible proportion d’ingĂ©nieurs qualifiĂ©s dont dispose l’URSS Ă  ses dĂ©buts, contrairement Ă  l’Allemagne qui a connu une trĂšs forte et prĂ©coce industrialisation. Il faut donc former massivement cette nouvelle Ă©lite, celle qui mettra en Ɠuvre les fameux plans ». Leonid Brejnev, pour ne citer que lui, dĂ©bute sa carriĂšre comme ouvrier mĂ©tallurgiste avant de devenir ingĂ©nieur en 1935 grĂące Ă  la formation proposĂ©e par le rĂ©gime. C’est cette gĂ©nĂ©ration qui occupe les postes stratĂ©giques trente ans plus tard, aprĂšs avoir profitĂ© de la discrimination positive et aussi des grandes purges. Tous ne connaissent pas un sort aussi heureux AndreĂŻ Tupolev a conçu ses avions, rappelle Bernard Bruneteau, dans un bureau d’études-prison. La mĂȘme place d’honneur est accordĂ©e aux ingĂ©nieurs du TroisiĂšme Reich, en majoritĂ© plutĂŽt favorables au nouveau rĂ©gime et Ă  la modernitĂ© qu’il propose. Des martyrs » du putsch de 1923 aux plus grands noms de l’industrie des annĂ©es 1930 Ferdinand Porsche ou Werner von Braun pour ne citer qu’eux, ils sont 266 000 Ă  la veille de la Seconde Guerre mondiale, et le rĂ©gime les voit comme l’un des instruments majeurs de la cohĂ©sion du Volk au moment oĂč est lancĂ©, en 1936, le Plan de quatre ans prĂ©paratoire Ă  la guerre . En comparaison, les ouvriers, censĂ©s ĂȘtre au cƓur de l’appareil soviĂ©tique, ne sont que des bĂ©nĂ©ficiaires relatifs . L’immense effort d’industrialisation a entraĂźnĂ© une augmentation gigantesque des effectifs 20 millions en 1940 mais les conditions de vie et de travail sont mauvaises voire catastrophiques et entraĂźnent parfois des mouvements de rĂ©sistance ouverte comme lors de la grĂšve dans les usines textiles de la rĂ©gion d’Ivanovo en 1932, ou passive par nĂ©gligence volontaire, absentĂ©isme
. Toutefois, la promotion d’ouvriers plus Ă©gaux que d’autres » car mieux placĂ©s dans la hiĂ©rarchie sociale est un fondement du pouvoir stalinien. Les travailleurs de choc » udarniki des grands ensembles industriels comme Magnitogorsk bĂ©nĂ©ficient mĂȘme de privilĂšges non nĂ©gligeables gratifications symboliques, meilleure alimentation malgrĂ© le rationnement
 et annoncent l’avĂšnement du stakhanovisme Ă  partir de 1935. En Allemagne, la classe ouvriĂšre n’est tout d’abord pas un pilier du rĂ©gime nazi. La rĂ©pression de toutes les organisations et syndicats communistes permet d’encadrer plus Ă©troitement les ouvriers, au moment oĂč le Reich a besoin de mobiliser une trĂšs importante main d’oeuvre pour ses grands travaux. La durĂ©e de la journĂ©e de travail excĂšde souvent les huit heures autrefois rĂ©glementaires et la pression fiscale s’accentue. Toutefois, il ne faut pas, selon Bernard Bruneteau, nĂ©gliger les efforts faits par le TroisiĂšme Reich pour faire adhĂ©rer la classe ouvriĂšre aux valeurs du rĂ©gime voir l’ouvrage de David Schoenbaum, Hitler’s Social Revolution, 1966 la bataille du travail » permet de rĂ©sorber totalement le chĂŽmage en 1937, le concours de l’entreprise modĂšle » en 1936 incite les propriĂ©taires d’usines Ă  amĂ©liorer le confort de leurs ouvriers au quotidien meilleur Ă©clairage, cantines, douches, terrains de sport, jardins fleuris
. L’organisation Kraft durch Freude ouvre Ă  la classe ouvriĂšre des loisirs jusqu’alors bourgeois » voyages touristiques, activitĂ©s sportives et mĂȘme croisiĂšres! BĂ©nĂ©ficiaire net du rĂ©gime en 1939, le soldat du travail’ pouvait donc se transformer en soldat tout court » conclut Bernard Bruneteau. Les deux autres catĂ©gories mises en avant par les rĂ©gimes totalitaires sont la jeunesse et les femmes. La premiĂšre est essentielle Ă  l’idĂ©ologie totalitaire et Ă  la construction du monde nouveau. DĂšs octobre 1918, le Komsomol » rassemble quelques dizaines de milliers de jeunes entre 14 et 23 ans. Ils sont 6 millions en 1932, et puisent largement chez les Jeunes Pionniers » 10-14 ans fondĂ©s en 1924. Au dĂ©but des annĂ©es 1930, les attributions de l’organisation sont multiples participer aux travaux des champs dans le cadre des kolkhozes, lutter contre l’analphabĂ©tisme, organiser des compĂ©titions sportives
 et visent Ă  encadrer la population et diffuser l’idĂ©ologie marxiste-lĂ©niniste. L’autonomie et la reconnaissance qui leur sont accordĂ©es donnent des ailes Ă  ces jeunes idĂ©alistes, dorĂ©navant pris au sĂ©rieux par les adultes. Ce modĂšle est admirĂ© par certains Allemands, dont Klaus Mehnert, germano-russe nĂ© en 1906, membre de l’aile gauche du parti nazi et se considĂ©rant comme national-bolchĂ©vique », auteur du livre-enquĂȘte La jeunesse en Russie soviĂ©tique en 1932. Cette mĂȘme annĂ©e, la Hitler Jugend encore balbutiante ne rĂ©unit que » cent mille jeunes, mais elle voit ses effectifs exploser les annĂ©es suivantes jusqu’à 8,7 millions en 1939, date Ă  laquelle elle devient obligatoire. Elle prend le pas sur les autres groupes prĂ©existants confessionnels ou politiques et rencontre aussi le succĂšs auprĂšs de la jeunesse car elle prĂŽne l’autonomie, le courage physique, l’anti-intellectualisme mais aussi la mixitĂ© 900 jeunes filles du BDM tombĂšrent enceintes lors du congrĂšs de Nuremberg de 1936 !. De trĂšs jeunes gens accĂšdent Ă  des responsabilitĂ©s Ă  l’échelle locale, voire rĂ©gionale plus rarement nationale et pour ces petits chefs d’équipe issus – pour la moitiĂ© d’entre eux – des classes populaires, la reconnaissance et le prestige sont d’importants aiguillons. Enfin, les femmes font l’objet d’un apparent chassĂ©-croisĂ© idĂ©ologique » en Allemagne et en URSS. L’émancipation rĂ©volutionnaire dans cette derniĂšre Ă  partir de 1917 droit de vote, mariage civil et divorce par consentement mutuel en 1918, instauration du 8 mars comme journĂ©e internationale de la femme en 1921, droit Ă  l’avortement en 1920 et Ă  la contraception en 1923 est brutalement interrompue par la rĂ©action stalinienne des annĂ©es 1930 et la femme rĂ©tablie dans son statut de mĂšre au foyer rĂ©duite au silence le divorce devient plus contraignant, l’avortement est interdit en 1936, le respect de la famille et par extension du Parti comme grande famille avec Staline comme pĂšre de famille suprĂȘme est mis en avant. Toutefois, ces derniĂšres lois rĂ©pondent aussi aux aspirations de nombreuses ouvriĂšres et paysannes, qui souhaitent entre autres que les hommes prennent le mariage davantage au sĂ©rieux et que le montant des pensions alimentaires soit augmentĂ©. La multiplication des divorces et la chute du taux de natalitĂ© sont Ă©galement problĂ©matiques pour l’Etat, qui doit dans le mĂȘme temps recruter massivement des ouvriers pour rĂ©pondre Ă  ses besoins de modernisation. Il ne s’agit toutefois pas d’un total retour en arriĂšre dans la mesure oĂč les femmes entrent massivement dans l’industrie et les services 42% de la population active en 1937 et peuvent faire carriĂšre mĂȘme si l’égalitĂ© homme-femme prĂŽnĂ©e par le rĂ©gime n’est pas entiĂšrement effective. Les cas de promotion sont abondement utilisĂ©s par la propagande l’actrice Ladynina ou encore la sculptrice Vera Moukhina, chargĂ©e de rĂ©aliser l’immense statue du couple ouvrier-kolkhozienne pour le pavillon soviĂ©tique de l’exposition universelle de Paris en 1937. Le sport, l’aĂ©ronautique le vol de 24h non stop entre Moscou et l’ExtrĂȘme-Orient par Marina Raskova en 1938 et plus encore la guerre 800 000 femmes se portent volontaires pour le front Ă  partir de l’étĂ© 1941 montrent l’évolution du rĂŽle de la femme en Union soviĂ©tique. A l’inverse, la femme allemande a longtemps Ă©tĂ© vue comme une victime ayant subi le rĂ©gime nazi Ă  la mysoginie fondamentale » Rita Thalmann, Être femme sous le IIIe Reich, 1981. A partir des annĂ©es 1980, les recherches historiographiques montrent pourtant que l’immense majoritĂ© des femmes allemandes exprimĂšrent le dĂ©sir de participer au rĂ©gime, qu’elles travaillĂšrent dans ses structures volontairement et en conscience » 12 millions de femmes dans les diverses organisations du TroisiĂšme Reich en 1939. L’aide aux femmes seules, la formation en Ă©conomie domestique, l’instauration d’un jour fĂ©riĂ© pour la FĂȘte des mĂšres ne sont pas les seuls avantages proposĂ©s. IntĂ©grer les structures nazies du BDM Bund Deutscher MĂ€del Ligue des jeunes filles allemandes de 10 Ă  18 ans, soit 4 millions d’adolescentes, de la NS-Frauenschaft 2 millions de membres ou de la section fĂ©minine du Front du Travail qui supervise 7 millions de femmes salariĂ©es offre des perspectives de promotion et de visibilitĂ©. Les besoins croissants en main d’Ɠuvre font Ă©galement davantage entrer les femmes dans l’industrie de 1,2 million en 1933 Ă  1,85 million en 1939 et le tertiaire y compris dans la rĂ©pression avec la Gestapo ou dans la mise en Ɠuvre des politiques eugĂ©nistes d’hygiĂšne raciale et d’euthanasie. ProtĂ©ger – un Welfare totalitaire ? Le peu d’efficacitĂ© des dĂ©mocraties libĂ©rales face Ă  la crise des annĂ©es 1930 fait paraĂźtre aux yeux des contemporains les rĂ©gimes totalitaires comme promoteurs d’une attention sociale susceptible de favoriser une conscience communautaire . L’historiographie actuelle est divisĂ©e sur ce thĂšme et la dictature au service du peuple » brillamment prĂ©sentĂ©e par Götz Aly Comment Hitler a achetĂ© les Allemands, 2005 a Ă©tĂ© critiquĂ©e. Bernard Bruneteau justifie la comparaison entre les deux rĂ©gimes car le totalitarisme, quelle qu’en soit la version, doit inscrire Ă  son agenda politique des formes d’intervention Ă©tatiques prenant en charge des fonctions de solidaritĂ© entre les individus Ă©gaux’, c’est-Ă -dire ceux de bonne origine sociale ou raciale . Une communautĂ© imaginĂ©e, dĂ©barrassĂ©e des individus ne correspondant pas au modĂšle communiste ou nazi, doit pouvoir s’épanouir une fois le rĂ©gime installĂ©. Le Peuple d’URSS peut donc profiter d’une vie meilleure » dans les annĂ©es 1930, Ă  l’image du film Le Bonheur » d’Alexandre Medvekhine 1935 dĂ©crivant le cheminement d’un moujik vers le bonheur collectif en transposant le dramatique Ă©pisode de la collectivisation dans un univers irrĂ©el de conte populaire . L’Exposition agricole de 1939 Ă  Moscou met en scĂšne les rĂ©ussites soviĂ©tiques, n’hĂ©sitant pas Ă  instrumentaliser l’intĂ©gration des diffĂ©rentes nationalitĂ©s Ă  condition qu’elles servent la construction du socialisme , se posant ainsi en chantre de l’antiracisme. La communautĂ© juive est dans un premier temps plutĂŽt favorable aux bolcheviks car bĂ©nĂ©ficie d’opportunitĂ©s de promotion sociale jusqu’alors impossibles la situation changera ensuite. Dans les textes, l’Etat social soviĂ©tique est extrĂȘmement novateur la Constitution de 1936 accorde le droit au travail et au repos, les assurance vieillesse, maladie et chĂŽmage, ainsi que le droit Ă  l’instruction. Dans les faits, cela profite Ă  une partie seulement de la population les fameux promus des annĂ©es 1930 et contribue Ă  exclure davantage les catĂ©gories sociales les plus faibles, mais la rĂ©alitĂ© perçue l’emporte sur la rĂ©alitĂ© rĂ©elle ». L’enthousiasme de la sociĂ©tĂ© allemande pour le nouveau rĂ©gime porteur de promesses est Ă©galement notĂ© par les contemporains y compris Lloyd George, lors de son voyage en Allemagne en 1936 mais ce n’est qu’à partir des annĂ©es 1980 que l’historiographie commence Ă  l’admettre comme pour le rĂŽle actif des femmes dans le nazisme. La CommunautĂ© du peuple » Volksgemeinschaft s’inscrit dans la rĂ©alitĂ© par des pratiques sociales qui incitent Ă  participer au rĂ©gime et qui donc, in fine, poussent Ă  accepter un systĂšme d’inclusion et d’exclusion ». Les fĂȘtes et cĂ©rĂ©monies dont raffolent les rĂ©gimes totalitaires ont Ă©galement pour but de souder la communautĂ©, grand-messes dont le public est Ă  la fois spectateur et acteur par les chants, incantations et slogans. Le langage lui-mĂȘme est porteur de cohĂ©sion, comme l’a analysĂ© Victor Klemperer LTI- la langue du IIIe Reich, 1946, notamment par l’emploi massif des termes socialisme », travailleur » ou soldat ». Le but de ces diverses politiques est de modifier non pas tant les inĂ©galitĂ©s sociales ou culturelles effectives que l’image que l’individu se fait de lui-mĂȘme et de sa place dans la sociĂ©tĂ© », conclut Bernard Bruneteau. En rĂ©compense », celui qui s’intĂšgre dans ce cadre idĂ©al se voit offrir une multitude d’insignes et de gratifications 170 millions d’insignes sont produits durant l’annĂ©e 1938-39 en Allemagne ! mĂȘme si le concept de sociĂ©tĂ© de consommation’ est Ă  priori antagoniste du projet totalitaire ». PĂ©nurie et rationnement en URSS font mauvais mĂ©nage avec la vision de la sociĂ©tĂ© idĂ©ale projetĂ©e par la propagande et pour lutter contre la spĂ©culation, le Second Plan 1933-37 multiplie par trois les investissements consacrĂ©s au secteur des biens de consommation ». Mais cette fois encore, c’est au bĂ©nĂ©fice de la nouvelle classe de promus, en gratification pour leur loyautĂ© ! Pourtant, cela n’était pas forcĂ©ment vĂ©cu comme inĂ©galitĂ© criante et pouvait mĂȘme symboliser l’avant-garde de ce que serait la sociĂ©tĂ© idĂ©ale pour tous. L’Allemagne nazie qui veut financer les canons et le beurre » admire ouvertement le modĂšle amĂ©ricain DeuxiĂšme Livre d’Hitler, manuscrit Ă©crit en 1928, suite non publiĂ©e de Mein Kampf, dont elle dĂ©veloppe les deux produits-phares la voiture Volkswagen et la radio VolksempfĂ€nger Ă  grand renfort de publicitĂ©. La radio devient le moyen de diffusion massive de la propagande quasiment toutes les familles possĂšdent un poste Ă  la veille de la Seconde Guerre Mondiale, contre 4 millions de postes pour 66 millions d’habitants en 1933. La Coccinelle connaĂźt un succĂšs bien moindre puisque l’usine inachevĂ©e au moment de la guerre est reconvertie pour la production d’armement et aucune voiture n’a pu ĂȘtre livrĂ©e aux 270 000 souscripteurs Ă  95% issus des classes moyennes, les ouvriers ne pouvant payer le crĂ©dit de 5 RM par semaine. Le dernier aspect du chapitre revient sur la joie totalitaire en partie Ă©voquĂ©e plus haut, abondamment relatĂ©e par les journalistes et voyageurs qui visitent les deux rĂ©gions. Le tourisme et le sport se dĂ©veloppent pas question de bronzer idiot camps modĂšles d’alpinisme en URSS ouverts, ici encore, essentiellement aux jeunes cadres promus du rĂ©gime, tourisme allemand mĂ©moriel sur les traces du FĂŒhrer ou plus classique y compris hors des frontiĂšres, principalement en Italie et au Danemark et mĂȘme
en URSS !. Massif et Ă  destination des classes populaires, le tourisme strictement encadrĂ© de la KDF Kraft durch Freude connaĂźt Ă©galement un grand succĂšs 45 millions de sĂ©jours organisĂ©s entre 1933 et 1939 mais les chercheurs ont montrĂ© que ce sont une fois encore les classes moyennes qui ont le plus profitĂ© des croisiĂšres, soirĂ©es et concerts proposĂ©s. Cette joie partagĂ©e Freude permet Ă©galement le renforcement de la Volksgemeinschaft. La station balnĂ©aire construite sur l’üle de RĂŒgen Ă  partir de 1936, devait ĂȘtre la plus grande du monde 20 000 plaisanciers Ă  des prix imbattables, pour faire bĂ©nĂ©ficier davantage les ouvriers de loisirs autrefois bourgeois, mais la guerre interrompt le chantier. Les autres loisirs comme le cinĂ©ma sont Ă©galement primordiaux et les populations des deux rĂ©gimes plĂ©biscitent les comĂ©dies musicales dont les chiffres d’entrĂ©es battent des records au dĂ©triment des films de propagande ! et les films sentimentaux, symboles peut-ĂȘtre encore de cette joie totalitaire » mĂȘme si ce type de cinĂ©ma a une Ă©vidente fonction de camouflage politique . Fasciner – les horizons de l’utopie Les rĂ©gimes totalitaires se lĂ©gitiment par le mouvement et la rĂ©volution permanente », contre toute routinisation mortifĂšre », et programment ce que Bernard Bruneteau nomme un activisme promĂ©thĂ©en », mĂȘme s’il prend une forme diffĂ©rente dans l’URSS stalinienne et dans l’Allemagne nazie. Ces utopies s’inscrivent dans le cadre du Millenium promis voir partie I. L’architecture nouvelle doit jouer un rĂŽle de premier plan dans la construction de la ville idĂ©ale qui parfois peut devenir une absence de ville, quand l’habitat se disperse le long des voies de communication grĂące aux progrĂšs techniques, selon la conception des disurbanistes » soviĂ©tiques. La rĂ©action stalinienne marque ici encore la fin des projets et revient Ă  la ville monumentale classique projet du gigantesque Palais des Soviets dĂ©butĂ© en 1937 mais interrompu par la guerre puis dĂ©mantelĂ©, et ses constructions profitent une fois encore principalement Ă  l’élite de la nomenklatura Ă  l’exception du mĂ©tro, dont les luxueuses stations sont surnommĂ©es le palais souterrain » Ă  partir de 1935 et de nombreux projets n’aboutissent pas. Les villes nouvelles industrielles Magnitogorsk doivent incarner l’utopie de la ville socialiste parfaite et ne se soucient pas des consĂ©quences environnementales dĂ©sastreuses Le paysage est un gĂ©ant enchaĂźnĂ© avec des clous d’usine », Louis Aragon Hourra l’Oural, 1934. A l’inverse, l’utopie nazie est intensĂ©ment verte » mais les moyens pour l’atteindre sont, eux, intensĂ©ment modernes, mĂ©caniques et techniques !. Les images du nationalisme romantique du XIXe siĂšcle sont reprises pour vanter les vertus de la campagne et du retour aux sources. Le programme de Reich sans villes » Blut und Boden repose sur trois volets amĂ©liorer le bien-ĂȘtre des habitants des campagnes soirĂ©es de villages au son de musiques traditionnelles anti-jazz ; travaux d’embellissement, construction de terrains de sport
 ; installations de colonies en milieu rural 80 000 familles bĂ©nĂ©ficieront d’un habitat rustique avec jardin couplĂ© Ă  une installation de petit Ă©levage » ; dĂ©veloppement de citĂ©s-jardins pĂ©piniĂšres de la vie allemande », loin des grandes villes. C’est le Heimat pays, terroir qu’il faut protĂ©ger avant tout, en directe continuitĂ© avec les thĂ©ories de Wilhelm Henrich Riehl Land und Leute, 1854. DĂšs 1933 sont votĂ©es des lois de protection animale, de protection des forĂȘts 1934 et plus gĂ©nĂ©ralement de protection d’espace reconnus comme Ă©cologiquement importants. Toutefois, les dĂ©rogations se multiplient, l’industrialisation et la marche Ă  la guerre prenant le pas sur les considĂ©rations environnementales. Les historiens ne s’accordent pas tous sur les liens entre nazisme et Ă©cologie, mais pour Bernard Bruneteau, il s’agit d’un faux dĂ©bat, l’écologie Ă©tant sujette Ă  interprĂ©tation en fonction des contenus possibles, qu’ils soient libertaire, marxiste ou rĂ©actionnaire ». Dans ce cadre, l’homme nouveau est par excellence l’habitant de l’utopie » Michel Heller, La Machine et les rouages. La formation de l’homme soviĂ©tique, 1985. L’idĂ©e n’est pas nouvelle les LumiĂšres, la RĂ©volution française ou encore les communautĂ©s type phalanstĂšre mais revĂȘt dĂ©sormais un caractĂšre de surhomme, Ă©minemment martial, et affranchi des idĂ©es et contraintes de l’ancien monde. L’ Homo sovieticus » Alexandre Zinoviev, 1983 est construit par Ă©dification Ă  travers quatre modĂšles de hĂ©ros celui du travail Stakhanov, celui du parti souvent martyr de la cause, celui du sport par exemple l’aviateur Valerii Chkatov, qui vole au-dessus du PĂŽle Nord et enfin le hĂ©ros patriotique Alexandre Nevski, dans le film d’Eisenstein. La construction de l’homme nouveau dans l’Allemagne nazie s’est faite Ă  l’opposĂ© par sĂ©lection. Longtemps vu par les historiens comme la vague rĂ©surrection de modĂšles anciens » lĂ©gionnaire romain, chevalier teutonique, l’homme nouveau est aujourd’hui perçu comme au cƓur des idĂ©ologies fasciste et nazie, entre rupture avec un passĂ© dĂ©cadent et retour Ă  un Ăąge d’or glorieux. Le thĂšme de l’homme nouveau est davantage exploitĂ© par Mussolini Hitler utilisant peu le terme, mais on retrouve un modĂšle d’individu dans la sociĂ©tĂ© du TroisiĂšme Reich le guerrier sous toutes ses formes, but ultime des politiques sanitaire hygiĂ©nistes et eugĂ©nistes. Impossible de ne pas Ă©voquer les statues d’Arno Breker ou le corps triomphant des athlĂštes filmĂ©s par Leni Riefenstahl en 1936. La science doit permettre d’obtenir le nouveau Volk entiĂšrement pur un tiers seulement des Allemands appartiendrait Ă  la bonne souche raciale » !. DĂšs 1933, une sĂ©rie de lois met ce programme en Ɠuvre stĂ©rilisation des personnes atteintes de maladie hĂ©rĂ©ditaire, lois de Nuremberg pour la protection du sang allemand » en 1935, fichage des citoyens pour attribuer des certificats de santĂ© gĂ©nĂ©tique » , jusqu’à la persĂ©cution systĂ©matique de tous les individus ne correspondant pas Ă  l’objectif fixĂ© asociaux, homosexuels, Juifs, Tziganes
. Toujours au nom de la santĂ©, les nazis lancent les premiĂšres grandes campagnes hygiĂ©nistes contre le tabac, l’alcool, le pain blanc ou encore l’amiante. La mĂ©decine du TroisiĂšme Reich est la premiĂšre Ă  Ă©tablir le rapport entre le cancer du poumon et la consommation de tabac ! Les deux tiers des mĂ©decins allemands appartiennent Ă  au moins une grande organisation nazie et applaudissent les rĂ©sultats de cette politique hygiĂ©niste y compris dans ses aspects les plus brutaux. Enfin, l’Eden de l’Est » qui clĂŽture l’ouvrage est commun aux deux rĂ©gimes totalitaires. En URSS, c’est la SibĂ©rie, terre des possibles, Ă  la fois sauvage et libre, Ă  domestiquer par la force. Des milliers de volontaires du Komsomol partent en 1932 crĂ©er une ville sur les rives de l’Amour le chantier sera catastrophique, des milliers de juifs partent Ă  la frontiĂšre chinoise pour y cultiver les terres projet initialement prĂ©vu en CrimĂ©e, Ă  grand renfort de propagande sur le dĂ©sir juif de fonder une patrie », en contradiction avec la politique antisĂ©mite de l’Allemagne nazie au mĂȘme moment. C’est Ă©galement dans les contrĂ©es inhospitaliĂšres de l’Est que sont envoyĂ©s les indĂ©sirables koulaks, saboteurs, marginaux
, selon un plan rationnel mais une pratique dĂ©connectĂ©e de la rĂ©alitĂ© l’üle de Nazino est inhabitable et une grande partie des dĂ©portĂ©s y meurt en 1933. Le goulag doit permettre de refondre » l’ñme des dĂ©viants par le travail. Entre 1930 et 1953, 15 millions de personnes travaillent dans 146 camps et des milliers d’annexes, Ă  une Ă©poque oĂč l’URSS a besoin d’une trĂšs importante main d’Ɠuvre pour pallier la dĂ©ficience technologique ». La logique Ă©conomique l’emporte sur l’idĂ©ologie. Pour l’Allemagne nazie, l’Est doit ĂȘtre conquis pour rĂ©pondre aux besoins du Lebensraum thĂ©orie dĂ©veloppĂ©e dans Mein Kampf, mais sans passer dĂ©sormais par la germanisation des populations comme sous Bismarck il s’agit dĂ©sormais de germaniser le sol », dans des rĂ©gions oĂč l’influence allemande se faisait autrefois ressentir. Historiens, sociologues, Ă©conomistes, gĂ©ographes et juristes mĂšnent les recherches au sein de l’Ostforschung et vont finalement lĂ©gitimer la solution du nettoyage ethnique » par leurs travaux de classification des populations. Dans ce lieu neuf qui sera vidĂ© de ses habitants s’ouvrira alors un immense terrain d’expĂ©rimentations, Ă  rĂ©amĂ©nager selon les principes du gĂ©ographe Walter Christaller ancien membre du SPD ralliĂ© au rĂ©gime autour des lieux centraux il soutient sa thĂšse sur les villes allemandes du sud en 1933. Les projets sont multiples mais n’aboutissent pas en raison de multiples difficultĂ©s de rĂ©alisation les populations allemandes sont peu enclines Ă  aller s’installer Ă  l’Est, malgrĂ© la propagande intense autour de l’extension du Lebensraum et surtout du tournant de la guerre en 1942. Dans ce livre passionnant, Bernard Bruneteau offre un nouveau regard sur les sociĂ©tĂ©s totalitaires et sur les rĂ©gimes qui les ont créées/transformĂ©es/manipulĂ©es, s’intĂ©grant dans le courant historiographique apparu depuis les annĂ©es 2000 pour lequel le communisme ici stalinien et le nazisme n’ont pas pour seul point commun la terreur. La trĂšs grande richesse des sources et les nombreuses citations en font un livre-rĂ©fĂ©rence Ă  lire absolument ! En complĂ©ment le trĂšs intĂ©ressant podcast Ils ont vĂ©cu heureux sous des rĂ©gimes totalitaires » RCF, le 21/06/2022, interviews croisĂ©es de Bernard Bruneteau et d’Alexis Lacroix historien des idĂ©es, producteur sur France Culture professeur de lettres modernes Ă  l’UniversitĂ© catholique de Lille, auteur de La RĂ©publique assassinĂ©e – Weimar 1922, Ed. du Cerf, 2022. LURSS sous Staline est un État souvent prĂ©sentĂ© comme l'un des principaux exemples de rĂ©gime totalitaire, modelĂ© par un dirigeant qui disposait de la totalitĂ© des pouvoirs.Entre 1927 et 1929 Joseph Staline, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral (ou Guensek) du Parti communiste pan-soviĂ©tique des bolcheviks depuis 1922, achĂšve de devenir le maĂźtre absolu du pays.
Cet article[1] essaie de dresser un panorama sur le dĂ©veloppement et la place de la pensĂ©e politique d’Arendt, tout autant en soulignant les craintes qui l’animent qu’en la positionnant vis-Ă -vis des principales figures de la pensĂ©e politique occidentale. L’objet est de donner au lecteur un aperçu du continent cachĂ© de pensĂ©e » selon l’heureuse image de Margaret Canovan qui sous-tend les diffĂ©rentes Ă©tapes de l’itinĂ©raire de Hannah Arendt comme penseur politique et de montrer comment les diffĂ©rentes piĂšces s’assemblent en une rĂ©flexion soutenue et profonde sur la nature de la politique, sur le domaine public et sur les forces qui menacent constamment de transformer la vie moderne en une nouvelle forme de barbarie. [1] Traduction libre » de l’article de Dana Villa dans The Cambridge Companion to Hannah Arendt », 2000, Cambridge University Press Les Origines du Totalitarisme Les Origines du Totalitarisme est Ă©crit, simplement, pour commencer ce qu’Arendt appelle le dialogue interminable » avec une forme de politique nouvelle et horrible, qui ne peut ĂȘtre comprise Ă  partir de prĂ©cĂ©dents historiques ou en utilisant des catĂ©gories sociales scientifiques homogĂ©nĂ©isantes. C’est dans ce livre qu’Arendt commence Ă  se dĂ©battre avec le problĂšme du mal politique –le mal comme politique –à une Ă©chelle Ă©norme et jusqu’ici inimaginable. Elle est convaincue, trĂšs tĂŽt, que les rĂ©gimes nazis et staliniens reprĂ©sentent une forme de gouvernement totalement nouvelle» ne ressemblant Ă  aucune des catĂ©gories construites par Aristote ou Montesquieu ; forme entiĂšrement construite sur la terreur et la fiction idĂ©ologique et vouĂ©e Ă  un mouvement destructeur perpĂ©tuel. Arendt estime que c’est une grave erreur de considĂ©rer les rĂ©gimes totalitaires comme des versions actuelles des tyrannies d’autrefois, qui utilisaient la terreur simplement comme un instrument prĂ©cieux pour prendre et garder le pouvoir. Aussi, lorsqu’Arendt passe en revue les rĂ©gimes totalitaires et leurs institutions centrales », les camps de concentration et d’extermination, insiste-t-elle sur combien peu rationnelle est leur stratĂ©gie de terreur. Ce ne sont pas les ennemis du rĂ©gime dĂ©jĂ  Ă©liminĂ©s lors de la prise du pouvoir par le totalitarisme, mais une population totalement innocente juifs, gitans, homosexuels, intellectuels, handicapĂ©s qui est tuĂ©e une fois le rĂ©gime en place. Cette extermination de catĂ©gories entiĂšres d’innocents a lieu en accord avec une supposĂ©e Loi de la nature ou de l’Histoire, qui rĂ©duit tout le dĂ©veloppement historique Ă  une guerre entre races ou classes. Pour Arendt, la terreur n’est pas un moyen mais l’essence mĂȘme des rĂ©gimes totalitaires. Cela soulĂšve deux questions. PremiĂšrement, comment un rĂ©gime dont l’essence mĂȘme est la terreur a-t-il pu prendre le pouvoir ? Sur quoi se basait sa puissance d’attraction sur les masses ? DeuxiĂšmement, comme se fait-il que ce soit la culture europĂ©enne, la culture occidentale qui ait donnĂ© naissance Ă  ces expĂ©riences pathologiques de ce qu’Arendt appelle la domination totale » ? Pour Arendt la puissance d’attraction du totalitarisme se situe dans son idĂ©ologie. Pour des millions de personne brutalement dĂ©racinĂ©es de leur place usuelle dans l’ordre social par la Guerre Mondiale, la Grande DĂ©pression et la RĂ©volution, la notion qu’une simple idĂ©e puisse, Ă  travers sa logique inhĂ©rente », rĂ©vĂ©ler les mystĂšres de l’ensemble du processus historique –les secrets du passĂ©, les mĂ©andres du prĂ©sent et les incertitudes du futur –est extrĂȘmement rĂ©confortante[1]. Une fois acceptĂ©s les prĂ©mices de l’idĂ©ologie –c'est-Ă -dire, l’idĂ©e que toute l’histoire est l’histoire de la lutte des classes Marxisme ou le dĂ©veloppement naturel rĂ©sultant du combat entre les races Nazisme, chaque action du rĂ©gime peut logiquement ĂȘtre dĂ©duite » et justifiĂ©e en termes de Loi » de l’Histoire ou de la Nature. L’idĂ©e de la lutte des classes entraine logiquement celle de l’existence de classes agonisantes » qui seront bientĂŽt emportĂ©es dans les poubelles de l’histoire et qui peuvent y ĂȘtre aidĂ©es, de mĂȘme que la conception, par les nazis, du combat des races et des cultures entraine l’idĂ©e de races inaptes » que leur infĂ©rioritĂ© conduit Ă  l’extinction dans la lutte Darwinienne pour la vie et la domination. L’affirmation sans complexe de l’idĂ©ologie totalitaire Ă  la fois dans sa forme marxiste et national-socialiste est que la logique de son idĂ©e animatrice centrale reflĂšte la logique mĂȘme du processus historique ou naturel. Les rĂ©gimes totalitaires peuvent alors affirmer une autoritĂ© qui transcende toutes les lois simplement humaines et tous les accords que ces rĂ©gimes traitent avec un mĂ©pris Ă  peine dĂ©guisĂ©, une autoritĂ© directement dĂ©rivĂ©e des lois du mouvement » qui gouvernent le processus naturel ou historique[2]. La certitude acquise avec la possession apparente d’une telle clĂ© de l’histoire » nous aide Ă  comprendre la puissance d’attraction du totalitarisme. Mais qu’en est-il de la seconde question ? Comment se fait-il que ce soit l’Europe, la maison des LumiĂšres et des Droits de l’Homme, qui ait donnĂ© naissance Ă  une forme de politique aussi brutalement meurtriĂšre que le totalitarisme ? La rĂ©ponse d’Arendt Ă  cette question est complexe et comporte de multiples facettes ; tout rĂ©sumĂ© risquerait de la simplifier au point de la dĂ©former. Nous pouvons cependant noter qu’Arendt voit l’histoire de l’Europe moderne comme, dans une large part, celle d’une sĂ©rie de pathologies, avec le totalitarisme comme pathologie culminante »[3]. Les totalitarismes nazis et soviĂ©tiques ne sont pas des aberrations nĂ©es de dysfonctionnements spĂ©cifiques des caractĂšres ou des politiques des nations ; ils sont plutĂŽt des phĂ©nomĂšnes rendus possibles par une constellation particuliĂšre d’évĂšnements et de tendances dans l’histoire et la culture de l’Europe moderne. Dominant, parmi ces Ă©lĂ©ments, l’impĂ©rialisme du XIXe siĂšcle, avec sa focalisation sur l’expansion pour l’expansion et l’accumulation illimitĂ©e de richesses. Cette poursuite sans limite de la richesse et de l’empire Ă©branla les structures auto-limitantes de l’État-nation et prĂ©figura la poursuite totalitaire de la conquĂȘte globale. De plus, aux yeux d’Arendt, cela reprĂ©sente le triomphe du bourgeois qui convoite la richesse et le pouvoir Ă  n’importe quel prix sur le citoyen qui se sent concernĂ© par le domaine public et la prĂ©servation des droits et des libertĂ©s. En dissolvant les frontiĂšres stables du monde public, de façon Ă  s’étendre et Ă  gagner de plus en plus, l’impĂ©rialisme prĂ©para la venue de mouvements politiques qui n’étaient plus concernĂ©s par le souci d’un monde public stable et limitĂ©, mais par la conquĂȘte et l’auto-affirmation d’une identitĂ© nationale ethnique ou raciale. L’impĂ©rialisme mit aussi les europĂ©ens en contact avec les populations aborigĂšnes, ce qui –vu Ă  travers le prisme des prĂ©jugĂ©s et d’une pseudoscience raciste, eut pour effet d’accentuer le sentiment europĂ©en de supĂ©rioritĂ© raciale. Racisme et impĂ©rialisme furent les conditions sine qua non du totalitarisme. Afin de comprendre le lien, Arendt nous entraine dans l’esprit d’un raciste europĂ©en rencontrant pour la premiĂšre fois une culture primitive », non blanche. Son premier exemple est le colon boer de l’Afrique du sud, qui dĂ©veloppa une puissante idĂ©ologie raciste Ă  partir de sa confrontation initiale avec un groupe d’ĂȘtres humains dont la soumission Ă  la nature et l’apparent manque de civilisation les faisait sembler Ă  peine plus Ă©voluĂ©s que des animaux. Pour les Boers, la Race apportait une explication de fortune Ă  l’existence ces ĂȘtres qu’aucun homme appartenant Ă  l’Europe ou au monde civilisĂ© ne pouvait comprendre et dont l’humanitĂ© apparaissait si terrifiante et si humiliante aux yeux des immigrants qu’ils ne pouvaient imaginer appartenir plus longtemps au mĂȘme genre humain[4]». La politique meurtriĂšre des Boers envers les Africains fut parmi les atrocitĂ©s les plus abominables de l’époque impĂ©rialiste, mais ne fut guĂšre unique quant Ă  ses prĂ©jugĂ©s racistes. L’expansion impĂ©rialiste de l’Europe encouragea la crĂ©ation d’un monde moral articulĂ© principalement non selon les lois, les institutions et les droits, mais plutĂŽt selon la distinction entre un groupe racial et un autre. CombinĂ© avec la montĂ©e de ce qu’Arendt appelle le nationalisme tribal » dans l’Europe centrale et l’Europe de l’Est, l’impĂ©rialisme garantissait plus ou moins que les catĂ©gories raciales et ethniques pour l’identitĂ© des groupes opposĂ©es Ă  la catĂ©gorie lĂ©gale de citoyen deviendraient la rĂ©alitĂ© morale fondamentale pour un nombre Ă©norme d’europĂ©ens, et les lentilles Ă  travers lesquelles ils percevraient le monde et ceux qui Ă©taient diffĂ©rents d’eux. Que de telles catĂ©gories fussent bientĂŽt utilisĂ©es contre des europĂ©ens fut une autre consĂ©quence de l’épistĂ©mologie morale secrĂ©tĂ©e par la politique identitaire nouvellement façonnĂ©e par l’impĂ©rialisme occidental et le nationalisme. Dans la vision d’Arendt, impĂ©rialisme et racisme furent des Ă©lĂ©ments nĂ©cessaires mais pas suffisants dans la constellation d’évĂšnements et de tendances qui suscitĂšrent le totalitarisme. Une condition supplĂ©mentaire essentielle fut la dĂ©lĂ©gitimation des institutions politiques en place aux yeux de millions de gens ordinaire Ă  travers l’Europe. La premiĂšre Ă  blĂąmer pour cette dĂ©lĂ©gitimation est la bourgeoisie continentale, qui exploita honteusement les institutions publiques pour la poursuite d’intĂ©rĂȘts Ă©conomiques privĂ©s ou de classe. Exclue et aliĂ©nĂ©e par la politique des États-nations en dĂ©veloppement pendant le XVIIIe et le dĂ©but du XIXe siĂšcle, la bourgeoisie se trouva Ă©mancipĂ©e politiquement et renforcĂ©e par l’impĂ©rialisme de la seconde moitiĂ© du XIXe siĂšcle, libre de manipuler les instruments publics dans sa poursuite d’une plus grande richesse et d’un plus grand pouvoir. Le rĂ©sultat fut une attĂ©nuation complĂšte de l’idĂ©e de citoyennetĂ©, et un cynisme envahissant Ă  l’égard des institutions publiques. Ce cynisme trouva son expression la plus claire dans ce qu’Arendt appelle l’alliance entre la populace mob et l’élite », une convergence politiquement importante entre des intellectuels et les mouvements extrĂ©mistes de gauche et de droite nĂ©s dans la rue ». Ces groupes Ă©taient unis par leur mĂ©pris partagĂ© de la politique parlementaire et le manque patent de sincĂ©ritĂ© de l’appel des bourgeois Ă  l’intĂ©rĂȘt public ». Pour Arendt, le totalitarisme ne s’est donc pas dĂ©veloppĂ© Ă  partir de courants idĂ©ologiquement et philosophiquement troubles du XIXe siĂšcle ou de tout autre. Il a, plutĂŽt, Ă©tĂ© rendu possible par le dĂ©clin de l’État-nation, la mise en Ɠuvre de pratiques concrĂštes de domination justifiĂ©es par le racisme par les impĂ©rialistes europĂ©ens, et par le fait que trĂšs grands nombres de personnes ont Ă©tĂ© isolĂ©es et rendues vulnĂ©rables par des Ă©vĂšnements traumatisants au plan social et Ă©conomique. Ces personnes –les masses » par opposition Ă  la populace » ou Ă  l’élite » –se sont tournĂ©es vers les mouvements totalitaires du fait de leur dĂ©connexion de leurs semblables, du monde et de la responsabilitĂ© de citoyen. Cette dĂ©connexion les inclina Ă  trouver le confort dans l’idĂ©ologie totalitaire et le sentiment d’avoir un but Ă  travers l’activisme simpliste qu’elle demandait. Tout cela malgrĂ© les assauts conduits par les mouvements totalitaires contre la nature et la dignitĂ© humaine au nom de la crĂ©ation d’un homme nouveau ». [1] Arendt, OT, [2] Arendt, OT, Cf. Hannah Arendt “What is Authority ? in Arendt, BPF, [3] See George Kateb, Hannah Arendt Politics, Conscience, Evil Totowa, NJ Rowman and Allanheld, 1983, [4] OT, page 451 Du totalitarisme Ă  la tradition L’analyse menĂ©e par Arendt de la nature et des conditions de dĂ©veloppement du totalitarisme la conduisit Ă  tirer des conclusions fortement Ă©tayĂ©es sur les dangers de la vie moderne et les moyens de les Ă©viter ou de les contenir. En tout premier lieu, la dynamique de destruction des rĂ©gimes totalitaires lui fit accorder la plus haute valeur Ă  la structure relativement permanente, créée par les lois et les institutions, d’un domaine public stable. Comme Hobbes et en accord avec la tradition moderne de la pensĂ©e politique, Arendt considĂšre la sociĂ©tĂ© politique comme artificielle plutĂŽt que naturelle, comme quelque chose créée et prĂ©servĂ©e par les ĂȘtres humains contre les menaces de la nature et leurs propres tendances destructrices. Il y a, de ce fait, une dimension significativement conservatrice dans la pensĂ©e d’Arendt, qui met l’accent Ă  la fois sur la fragilitĂ© et le caractĂšre artificiel » de la vie civilisĂ©e, et sur l’impĂ©ratif associĂ© de prĂ©server ou de prendre soin du monde ». Ses peurs, concernant la façon dont ce monde soigneusement construit pourrait ĂȘtre englouti par les forces d’un barbarisme culturel ou dĂ©vastĂ© par l’intensification capitalistique des rythmes de production et de consommation, la conduisirent Ă  surveiller anxieusement la sociĂ©tĂ© moderne. Sa critique culturelle se focalisa sur les forces qui minent notre passion pour la structure artificielle, se tenant entre l’homme et la nature, et qui rend la vie civilisĂ©e et l’expression tangible de la libertĂ© humaine possibles. L’hybris politique du totalitarisme Ă©tait seulement une dĂ©rive parmi d’autres. Arendt dans The Human Condition sera amenĂ©e Ă  citer la tendance moderne Ă  faire de la politique une servante de l’économie comme une autre. Parce qu’une fois que la sphĂšre politique est simplement perçue comme l’appareil administratif et protecteur requis par le domaine Ă©conomique le foyer national », elle perd tout droit Ă  la dignitĂ©. Elle perd aussi son caractĂšre de premiĂšre arĂšne oĂč les ĂȘtres humains tentent de partager leur monde, le maintenant et le prĂ©servant contre une mer de forces naturelles ou quasi-naturelles destructrices. Le fait que ce ne soit pas une peur thĂ©orique ou simplement abstraite est visible dans la maniĂšre dont les activitĂ©s de production et de consommation, initialement relĂ©guĂ©es dans le domaine privĂ© ou familial, ont commencĂ© Ă  dominer la vie des citoyens ordinaires et les prĂ©occupations des leaders politiques et des faiseurs de politiques tout autour du globe. De plus en plus, la sphĂšre Ă©conomique absorbe toutes les autres. Cela nous amĂšne Ă  un autre thĂšme persistant dans l’Ɠuvre d’Arendt, celui qui est nĂ© aussi de son analyse du totalitarisme. Dans Les Origines du Totalitarisme, Arendt attire, de façon rĂ©pĂ©tĂ©e, l’attention du lecteur sur les coĂ»ts dĂ©vastateurs engendrĂ©s par l’abandon des responsabilitĂ©s civiques et du soin du monde public –les droits, les libertĂ©s et les institutions –à d’autres. De son point de vue, le dĂ©veloppement d’une attitude Ă©gocentrique ou bourgeoise vis-Ă -vis de la vie publique contribue Ă©normĂ©ment Ă  rendre le totalitarisme possible. LĂ  oĂč la vie civique est devenue une farce, on peut compter sur les forces de la barbarie culturelle pour remplir le vide. N’importe qu’elle minoritĂ© qui se retire de la vie civique ou accepte l’exil politique imposĂ© par la majoritĂ© risque de perdre non seulement ses droits civiques mais tout le reste. Tel fut le destin de la communautĂ© juive europĂ©enne, et une grande partie des Origines du Totalitarisme et de l’Ɠuvre ultĂ©rieure d’Arendt est consacrĂ©e Ă  souligner les dangers de ce qu’elle appelle l’aliĂ©nation du monde ». Enfin, Les Origines du Totalitarisme, laissĂšrent Arendt avec un puzzle qui influencera ses explorations futures. L’ouvrage initial, nĂ© de sa propre expĂ©rience comme rĂ©fugiĂ©e de la terreur nazie, a largement Ă©tĂ© Ă©crit avec le cas de l’Allemagne en tĂȘte. Cependant Arendt entendait appliquer son analyse tout aussi bien au totalitarisme soviĂ©tique. Elle Ă©tait cependant tout Ă  fait consciente de l’inadĂ©quation de son traitement du stalinisme. De plus, elle Ă©tait troublĂ©e par le fait qu’alors que le Nazisme Ă©tait une idĂ©ologie nĂ©e dans la rue » qui reprĂ©sentait une rupture radicale avec la tradition occidentale de la pensĂ©e politique, la gĂ©nĂ©alogie du Marxisme soviĂ©tique pouvait ĂȘtre associĂ©e Ă  l’Ɠuvre imposante de Karl Marx, philosophe allemand idĂ©aliste, et Ă  celle des philosophes français de l’Âge des LumiĂšres. Comment Ă©tait-il possible que ce fĂ»t un corpus de pensĂ©e avec un tel pedigree intellectuel qui avait su exprimer les espoirs humanitaires les plus forts de la gauche europĂ©enne, qui pĂ»t avoir servi de base Ă  une idĂ©ologie totalitaire fondĂ©e sur le dĂ©ni de la libertĂ© et de la dignitĂ© humaine ? Arendt commença Ă  suspecter que la pensĂ©e de Marx ne pouvait ĂȘtre si facilement isolĂ©e de sa dĂ©formation stalinienne. En 1951, alors qu’elle Ă©tait sur le point de finir Les Origines du Totalitarisme, elle proposa donc Ă  la fondation Guggenheim un projet sur les Ă©lĂ©ments de totalitarisme dans le Marxisme» pour rechercher ce lien. Arendt ne termina jamais son livre sur Marx. Dans sa proposition Ă  Guggenheim elle nota que accuser le Marxisme de totalitarisme revient Ă  accuser la tradition occidentale elle-mĂȘme de conduire nĂ©cessairement Ă  cette forme nouvelle et monstrueuse de gouvernement ». Alors que des gĂ©nĂ©alogies intellectuelles linĂ©aires du type HĂ©gĂ©lien n’ont jamais fait partie de son fonds de commerce, Arendt trouva que sa recherche sur Marx la conduisit Ă  reconsidĂ©rer en profondeur la tradition occidentale de la philosophie politique. S’il y avait cependant des Ă©lĂ©ments de totalitarisme dans le Marxisme », ils devaient ĂȘtre trouvĂ©es dans les idĂ©es centrales et l’appareil de concepts de base de Marx ; dans, par exemple, sa conception de la libertĂ© comme produit de la nĂ©cessitĂ© historique ; dans l’idĂ©e que l’espĂšce humaine fait l’histoire », d’abord de façon inconsciente puis plus tard avec volontĂ© et intention ; dans sa conception que la violence est accoucheuse de l’histoire » ; dans sa conception de l’action politique rĂ©volutionnaire qui, comme le processus de fabrication, consiste en un travail violent sur un matĂ©riau brut pour crĂ©er quelque chose de nouveau ; et, pour finir, dans sa prĂ©fĂ©rence pour les sujets collectifs –comme le prolĂ©tariat » et l’espĂšce humaine » –qui agissent en accord avec les supposĂ©s intĂ©rĂȘts de classe ou d’espĂšce. Le plus elle rĂ©flĂ©chissait sur Marx, le plus Arendt en vint Ă  la conclusion qu’il n’était pas du tout un ami de la libertĂ© humaine, et que ses idĂ©es et catĂ©gories fondamentales avaient gommĂ© les bases phĂ©nomĂ©nologiques de la plupart des expĂ©riences de politique de base comme le dĂ©bat entre divers Ă©gaux. Le choc rĂ©el, pour Arendt, fut cependant que Marx Ă©tait loin d’ĂȘtre seul Ă  cet Ă©gard. Le plus elle se plongeait dans les profondeurs de la tradition occidentale de la philosophie politique, le plus elle devenait convaincue que l’antipolitique » exprimĂ© dans la pensĂ©e de Marx avait des racines qui allaient jusqu’à Platon et Aristote. C’est, en d’autres termes, au commencement mĂȘme de la tradition occidentale de pensĂ©e politique qu’un cadre conceptuel hostile Ă  la participation populaire, Ă  la diversitĂ© humaine qu’Arendt traduit par pluralitĂ© » et au dĂ©bat entre Ă©gaux a Ă©tĂ© tracĂ©. Ce cadre a fourni l’architecture conceptuelle de base de la pensĂ©e occidentale avec des consĂ©quences Ă©normes sur notre façon de penser l’action politique, la libertĂ©, le jugement, et par-dessus tout, la relation entre la pensĂ©e et l’action. Avec ces prĂ©occupations Ă  l’esprit, le travail d’Arendt du milieu Ă  la fin des annĂ©es 1950 tenta une rĂ©orientation fondamentale de la thĂ©orie politique. Cette rĂ©orientation comporte deux moments. En premier lieu une lecture critique ou dĂ©constructrice » des penseurs canoniques » de Platon Ă  Marx, lecture visant Ă  rĂ©vĂ©ler les sources de l’hostilitĂ© de la tradition envers la pluralitĂ©, l’opinion et la politique du dĂ©bat et de la dĂ©libĂ©ration entre Ă©gaux. Ensuite, la tentative de fournir une description phĂ©nomĂ©nologique de base de la vie active vita activa, le mieux pour faire la distinction entre la capacitĂ© humaine pour les discours et l’action politique et des activitĂ©s liĂ©es Ă  la nĂ©cessitĂ© naturelle comme le travail dont le but est la subsistance ou au besoin de crĂ©er, Ă  travers l’Ɠuvre ou la fabrication, les choses durables qui constituent la dimension physique, objective de l’artifice humain ». Ces deux moments sont Ă©troitement reliĂ©s, puisqu’Arendt pensait que la tradition occidentale avait progressivement regroupĂ© ces composantes distinctes de la vie active travail, Ɠuvre et action, crĂ©ant alors un rĂ©seau de concepts qui distordirent fondamentalement l’expĂ©rience politique et la comprĂ©hension que nous en avons. Plus troublant, ces concepts eurent tendance Ă  produire une horreur morale chaque fois qu’ils furent appliquĂ©s de façon programmĂ©e au domaine des affaires humaines. Repenser l’action politique et le domaine public The Human Condition 1958 et les essais rassemblĂ©s dans Between Past and Future 1961 sont les rĂ©sultats de ce projet et marquent l’émergence d’Arendt comme un penseur politique d’un niveau et d’une profondeur vraiment stupĂ©fiants. On peut dire sans risques que ces livres, avec On Revolution 1963, constituent son legs le plus durable en thĂ©orie politique. Le lecteur les approchant pour la premiĂšre fois les trouvera, cependant, quelque peu dĂ©routants. Des thĂšmes centraux, comme la nature de la justice, sont Ă  peine abordĂ©s. A la place, l’énergie premiĂšre d’Arendt est focalisĂ©e sur la distinction entre les expĂ©riences fondamentales et les conditions prĂ©alables du domaine public ou politique par rapport aux autres sphĂšres de la vie Ă©conomique, sociale, personnelle, religieuse, etc.. Dans The Human Condition, en particulier, Arendt semble obsĂ©dĂ©e par la dĂ©marcation spĂ©cifique du politique par rapport aux autres sphĂšres. Arendt fut convaincu par son analyse du totalitarisme que beaucoup dans le monde moderne Ă©taient impatients de renoncer Ă  leur libertĂ© civique et leur responsabilitĂ©, se libĂ©rant par lĂ -mĂȘme du fardeau » de l’action indĂ©pendante et du jugement. Le dĂ©veloppement de mouvements totalitaires fut l’expression la plus spectaculaire de cette tendance, mais cette tendance peut aussi ĂȘtre identifiĂ©e dans les sociĂ©tĂ©s dĂ©mocratiques libĂ©rales comme les États-Unis et dans la bureaucratie croissante des États-providence de l’Europe. Si une majoritĂ© des personnes dans un État donnĂ© pensent Ă  la libertĂ© politique essentiellement comme d’ĂȘtre libĂ©rĂ© de la politique comme aux États-Unis ou considĂšre la politique comme l’administration centralisĂ©e des besoins vitaux comme dans les États-providence europĂ©ens, alors le domaine public et sa libertĂ© caractĂ©ristique sont certains d’ĂȘtre en pĂ©ril. Bien entendu, l’histoire de la thĂ©orie politique peut difficilement ĂȘtre tenue responsable de la croissance de l’apolitique repli sur le domaine privĂ© » ou de la conversion en clients recevant des bĂ©nĂ©fices et des droits de l’État. NĂ©anmoins la tendance de la tradition d’interprĂ©ter les phĂ©nomĂšnes politiques selon les modĂšles hiĂ©rarchiques dĂ©rivĂ©s de la famille patriarcale ou du domaine de la production concoure, avec la montĂ©e du capitalisme et d’autres dĂ©veloppements sociaux, Ă  amoindrir tout ce qu’il peut rester d’autonomie politique dans la vie moderne. En effet, alors que les prĂ©occupations Ă©conomiques ont commencĂ© Ă  dominer la sphĂšre politique au XIXe et au XXe siĂšcle, il est devenu de plus en plus difficile de maintenir l’idĂ©e mĂȘme d’un domaine public relativement autonome, caractĂ©risĂ© par le dĂ©bat et la dĂ©libĂ©ration de citoyens passionnĂ©s. Arendt affronte cette difficultĂ© frontalement dans The Human Condition et Between Past and Future, remettant en cause chaque fois nos idĂ©es reçues sur ce qu’est la politique et ce qu’elle devrait ĂȘtre. Sa mĂ©thode n’est pas de dessiner un modĂšle de la politique authentique ou d’émettre autoritairement une sĂ©rie de dĂ©finitions mĂȘme si des critiques l’ont accusĂ© de ces deux fautes. C’est plutĂŽt de mettre Ă  jour et de rĂ©vĂ©ler ce qui a Ă©tĂ© doublement cachĂ© par l’expĂ©rience contemporaines et les catĂ©gories dont nous avons hĂ©ritĂ©es. D’oĂč les nombreuses rĂ©fĂ©rences d’Arendt Ă  la politique des anciennes citĂ©s grecques, en particulier Ă  l’AthĂšnes dĂ©mocratique. Elle fait appel Ă  l’expĂ©rience politique des citĂ©s grecques du Ve siĂšcle avant JĂ©sus Christ non parce qu’elle pense que la politique des Grecs anciens Ă©tait exempte en quoi que ce soit de violence brutale et de coercition systĂ©matique des femmes, des esclaves et d’autres ce n’était d’évidence pas le cas. Elle se tourne vers les Grecs, et AthĂšnes en particulier, plutĂŽt pour la simple raison que la premiĂšre floraison de la dĂ©mocratie fut parmi les plus Ă©clatantes et les plus intenses. La vie politique athĂ©nienne Ă©tait faite de paroles et d’opinions, donnait une place centrale Ă  la pluralitĂ© humaine et Ă  l’égalitĂ© entre les citoyens pour les Grecs les adultes mĂąles chefs de famille. La politique de l’AthĂšnes dĂ©mocratique, transformĂ©e par Arendt en une sorte d’idĂ©al type », reprĂ©sente l’expĂ©rience politique de base avant la distorsion ou pire, l’oubli dont elle souffrit de la part d’une tradition philosophique hostile. Le plus important parmi ces expĂ©riences fondamentales est la distinction claire entre les domaines privĂ© et public, une distinction que les citoyens athĂ©niens expĂ©rimentaient chaque fois qu’ils quittaient le foyer familial pour prendre part Ă  une assemblĂ©e ou parler dans l’agora. D’aprĂšs Arendt les Grecs identifiaient le foyer familial ou oikos avec des prĂ©occupations concernant la reproduction matĂ©rielle ou biologique. C’était la part de la vie humaine oĂč la nĂ©cessitĂ© exerçait son influence et oĂč la coercition –sous la forme de la domination du propriĂ©taire mĂąle sur sa famille et ses esclaves –était Ă  la fois inĂ©vitable et lĂ©gitime. Le domaine public reprĂ©sentĂ© par l’assemblĂ©e et l’agora Ă©tait, par ailleurs, celui de la libertĂ©. C’était un espace lĂ©galement institutionnalisĂ© et articulĂ© dans lequel des citoyens Ă©gaux se rencontraient pour la dĂ©libĂ©ration, le dĂ©bat, et les dĂ©cisions sur les affaires communes. C’était, de plus, l’espace oĂč quelqu’un acquĂ©rait une identitĂ© un moi public en plus et distinct du moi privĂ© du foyer. En mettant en Ă©vidence ces qualitĂ©s, Arendt n’est pas en train d’approuver la maniĂšre dont les Grecs structuraient leur domaine privĂ©. Elle souligne plutĂŽt la diffĂ©rence entre la sphĂšre politique la sphĂšre de l’égalitĂ© civique et de la libertĂ© et la sphĂšre Ă©conomique ou le domaine du foyer la sphĂšre de la hiĂ©rarchie, de la nĂ©cessitĂ© et de la coercition. Nous, modernes, avons perdu la clartĂ© de cette distinction Ă  cause de ce qu’Arendt appelle la montĂ©e du social » et la pĂ©nĂ©tration dans la vie publique des prĂ©occupations domestiques c'est-Ă -dire Ă©conomiques et administratives. Mais nous avons perdu cette distinction Ă  cause des philosophes en commençant par Platon qui a créé de fausses analogies entre les domaines politique et domestique, le mieux pour rendre plus naturelle la politique hiĂ©rarchisĂ©e et autoritaire Ă  ceux qui avaient Ă©tĂ© Ă©duquĂ©s dans une comprĂ©hension dĂ©mocratique de l’égalitĂ© civique. Pour rĂ©sumer la pensĂ©e d’Arendt le plus nous pensons le domaine public en termes de subsistance et de reproduction matĂ©rielle, le plus nous sommes prĂȘts Ă  accepter la hiĂ©rarchie en lieu et place de l’égalitĂ© civique ; le plus nous sommes prĂȘts Ă  percevoir un gouvernement par les Ă©lites de n’importe qu’elle sorte comme la quintessence de l’activitĂ© politique. La conclusion d’Arendt est que, Ă  strictement parler, gouverner n’a rien Ă  voir avec la politique authentique, puisque cela dĂ©truit l’égalitĂ© civique –l’égalitĂ© des droits et la participation, l’isonomie –c'est-Ă -dire la marque de relations politiques et d’un domaine public dĂ©mocratique. L’image de la sphĂšre publique qu’Arendt extrait des Grecs est extrĂȘmement sĂ©duisante et, pour ses critiques au moins, particuliĂšrement utopique. C’est l’image d’un espace public dans leq uel dĂ©bat et dĂ©libĂ©rations font ressortir les diffĂ©rents angles de vue sur une affaire ou un problĂšme, grĂące ux diffĂ©rentes perspectives individuelles que des citoyens ont sur le mĂȘme objet ». En effet, d’aprĂšs Arendt, la rĂ©alitĂ© mĂȘme du domaine public Ă©merge seulement Ă  travers l’échange vigoureux de paroles et d’opinions Ă©manant de perspectives multiples et diverses. LĂ  oĂč un tel Ă©change manque –ou lĂ  oĂč le manque d’intĂ©rĂȘt empĂȘche les individus d’articuler leurs opinions, leur ce qu’il m’apparaĂźt Ă  moi » –il ne peut y avoir de notion vivante d’une rĂ©alitĂ© publique. La politique ainsi conçue est Ă©videmment sujette Ă  toutes les limitations du jugement humain et toutes les ambigĂŒitĂ©s et ironies de l’action politique. Arendt ne se lassa jamais d’insister sur comment l’action politique – le partage de mots et d’actes » –invariablement emmĂȘle les acteurs politiques dans un rĂ©seau d’autres ĂȘtres agissant, avec le rĂ©sultat que n’importe qu’elle action crĂ©e des consĂ©quences imprĂ©vues et parfois illimitĂ©es et atteint rarement son but initial. Dans le cĂ©lĂšbre chapitre sur l’action de The Human Condition, elle insiste sur la faiblesse, le caractĂšre illimitĂ©, et l’imprĂ©visibilitĂ© » de l’action politique et du domaine des affaires humaines en gĂ©nĂ©ral. Cette insistance sur la contingence de l’action politique peut renforcer notre sentiment que la politique st un fardeau dĂ©plaisant, pris en charge uniquement par des individus hyper-responsables ou malheureusement trompĂ©s. Cependant, Arendt cĂ©lĂšbre cette contingence mĂȘme, voyant en elle de façon quasi-existentialiste une expression authentique de la tangibilitĂ© de la libertĂ© » que l’acteur expĂ©rimente chaque fois qu’il ou elle initie une nouvelle et imprĂ©visible sĂ©quence d’évĂšnements dans le domaine public. C’est Ă  travers des mots et des actes tout Ă  fait imprĂ©visibles que l’individu acteur non seulement dĂ©voile une identitĂ© publique unique, mais illumine le monde politique et moral partagĂ© par les citoyens. Il est conforme Ă  la grande tradition de l’occident de suivre cette ligne de pensĂ©e d’accuser la libertĂ© de prendre l’homme au piĂšge de la nĂ©cessitĂ©, de condamner l’action parce que ses rĂ©sultats tombent dans un filet prĂ©dĂ©terminĂ© de relations, entrainant invariablement avec eux l’agent qui semble aliĂ©ner sa libertĂ© dans l’instant qu’il en fait usage. On ne trouve apparemment de salut contre cette sorte de libertĂ© que dans le non agir, dans l’abstention totale du domaine des affaires humaines, seul moyen pour la personne de sauvegarder sa souverainetĂ© et son intĂ©gritĂ© »[1]. Arendt se rĂ©fĂšre au vieil adage de la philosophie et du christianisme qui recommande de se retirer du monde pour poursuivre soit une sagesse hors du temps, soit le salut personnel. Mais la rĂ©ponse de la philosophie au monde rude et sans pitiĂ© » de la politique dĂ©mocratique n’est pas simplement de conseiller le retrait dans la solitude de la pensĂ©e. Au contraire, avec la philosophie des Grecs anciens commence un effort important pour redĂ©finir l’action politique et la libertĂ© de façon Ă  ce que ces phĂ©nomĂšnes puissent ĂȘtre amenĂ©s Ă  un contrĂŽle rationnel et une direction hiĂ©rarchisĂ©e. Le premier pas dans cette reconceptualisation fut le façonnement de l’action politique d’aprĂšs ces activitĂ©s humaines dans lesquelles une bonne dose de contrĂŽle ou de maĂźtrise est, de fait, possible. Arendt crĂ©dite Platon de cette modĂ©lisation de l’action d’aprĂšs les lignes suggĂ©rĂ©es par le processus de fabrication. En imaginant l’organisation politique Ă  l’image d’un objet fabriquĂ©, Platon fut capable d’affirmer de façon plausible que la sagesse politique n’avait rien Ă  voir avec l’échange d’opinions entre pairs mais Ă©tait, en fait, une forme de connaissance d’expertise spĂ©cialisĂ©e, comme celle possĂ©dĂ©e par un sculpteur ou un mĂ©decin. En consĂ©quence l’expert » moral doit gouverner dans le domaine des affaires humaines, tandis que ceux ne disposant pas de cette connaissance doivent simplement obĂ©ir. Alors que la proposition de Platon dĂ©pendait, peut-ĂȘtre de maniĂšre douteuse pour nous, de sa thĂ©orie sur la transcendance des IdĂ©es, pour les versions ultĂ©rieures de ce qu’Arendt appelle la substitution traditionnelle du faire Ă  l’agir » ce n’est plus le cas. Nous trouvons un remarquable accord entre les penseurs politiques de l’Ouest sur le fait que l’action politique est, au mieux, un moyen par lequel une finalitĂ© extrapolitique –que ce soit le salut, la prĂ©servation de la vie, la protection de la propriĂ©tĂ©, ou l’auto-affirmation du peuple Volk –est assurĂ©e. MĂȘme Aristote, Ă  qui nous devons la distinction entre action praxis et fabrication poesis, voyait la politique essentiellement comme les moyens par lesquels une Ă©lite inculque une certaine idĂ©e de la vertu chez les citoyens ordinaires et les jeunes. Presque comme un seul homme, les philosophes politiques occidentaux sont passĂ©s Ă  cĂŽtĂ© de la signification existentielle de l’action politique elle-mĂȘme, la capacitĂ© Ă©tonnante de dĂ©bat et de dĂ©libĂ©ration entre divers Ă©gaux pour produire une signification et doter la vie humaine d’un sens dont autrement elle manquerait. C’est cet Ă©chec qu’Arendt prend comme clĂ© pour ses propres rĂ©flexions sur la nature et le sens de la politique et du domaine public. Elle ne vise rien de moins que de fournir une apprĂ©ciation philosophique de l’action politique dans l’économie globale de l’existence humaine. Mener Ă  bien cette tĂąche requiert que la thĂ©orie politique retrouve certaines distinctions clĂ©s et les expĂ©riences sur lesquelles elles sont basĂ©es qui ont Ă©tĂ© perdues ou obscurcies par la tradition. Cela requiert aussi de repenser des concepts politiques centraux comme l’action, la libertĂ©, l’autoritĂ©, le jugement et le pouvoir puisque chacun de ces concepts a Ă©tĂ© dĂ©fini d’une façon largement instrumentale et donc antipolitique par une tradition hostile Ă  la pluralitĂ© humaine et aux incertitudes qui lui sont associĂ©es. The Human Condition et Between Past and Future sont dĂ©diĂ©s ce projet de repensĂ©e ainsi que On Revolution et le long essai On Violence 1970. The Human Condition exploite la poĂ©sie, le théùtre et la philosophie des Grecs anciens pour montrer, comment dans sa comprĂ©hension originale, l’action politique Ă©tait vue comme l’opposĂ© mĂȘme de la violence, de la coercition ou du gouvernement. C’était, dans la restitution d’Arendt, le partage des mots et des actes » par des Ă©gaux divers, dont l’agir ensemble », gĂ©nĂ©rait un pouvoir tout Ă  fait diffĂ©rent de la capacitĂ© Ă©nergĂ©tique Ă  imposer la volontĂ© d’un seul » que nous identifions gĂ©nĂ©ralement avec le pouvoir politique. La parole et la persuasion politiques entre Ă©gaux sont valables non seulement pour ce que cela permet par exemple la fondation et la prĂ©servation d’une citĂ© mais aussi pour le plaisir que cal procure for its own sake. De mĂȘme que l’exĂ©cution de l’action initiale dans un espace public des apparences », l’action politique manifeste la capacitĂ© de l’acteur pour la libertĂ©, dĂ©montre l’égalitĂ© avec ses pairs, et rĂ©vĂšle son identitĂ© unique, son moi public », de myriades de façons imprĂ©visibles. Arendt prolonge sa repensĂ©e des concepts fondamentaux dans On Revolution, son Ă©tude la plus complĂšte sur l’action politique moderne et la nature de la politique constitutionnelle. Travaillant contre les interprĂ©tations dominantes, libĂ©rale et marxiste, des rĂ©volutions françaises et amĂ©ricaines, elle dĂ©fend que la signification de la rĂ©volution moderne n’est pas la tentative courageuse mais vaine de vaincre la pauvretĂ© la question sociale » responsable selon elle de l’échec de la RĂ©volution Française ou l’établissement d’un gouvernement autolimitĂ© vu typiquement comme le grand rĂ©sultat de la RĂ©volution AmĂ©ricaine. Ce que les rĂ©volutions modernes ont plutĂŽt dĂ©montrĂ©, c’est comment des individus agissant ensemble avec un objectif commun peuvent crĂ©er un nouvel espace tangible de libertĂ© dans le monde, ne reposant sur rien de plus que la puissance implicite de leurs propres promesses et accords mutuels. Ce moment fondateur –la constitutio libertatis –fut un Ă©vĂšnement qui se produisit aprĂšs la lutte violente de libĂ©ration de l’oppression, lutte identifiĂ©e Ă  tort selon Arendt avec la rĂ©volution. La rĂ©volution, conçue correctement, se produisait dans le mĂȘme temps que la crĂ©ation d’un ensemble d’institutions politiques rĂ©publicaines. Ces institutions faisaient plus que limiter l’étendue du pouvoir politique par un systĂšme de contrĂŽle mutuel Checks and Balances ce qui rendait l’idĂ©e du centralisme soviĂ©tique anachronique. Elles dĂ©limitaient ainsi un nouvel espace pour la libertĂ© publique qui accroissait, en principe, les possibilitĂ©s de participation des citoyens ordinaires. D’aprĂšs Arendt la RĂ©volution Française n’a pas rĂ©ussi Ă  constituer un tel espace pour l’égalitĂ© civique et la libertĂ©, puisque son Ă©nergie principale Ă©tait dirigĂ©e vers l’amĂ©lioration des conditions de vie des masses souffrantes plutĂŽt que vers l’institution et la protection des droits civils et politiques. La RĂ©volution AmĂ©ricaine, cependant, fut capable d’effectuer la constitutio libertatis, grĂące Ă  l’adoption de la Constitution et l’accord de tous –fondateurs et citoyens ensemble –de la respecter. On Revolution marque un moment significatif dans la pensĂ©e politique d’Arendt, une progression presqu’aussi grande que son passage de l’analyse d’une nouvelle forme de gouvernement » le totalitarisme Ă  la considĂ©ration des phĂ©nomĂšnes fondamentaux de la politique. Son interprĂ©tation du moment rĂ©volutionnaire » contrecarre de façon trĂšs imagĂ©e l’expression donnĂ©e dans The Human Condition que la vĂ©ritable politique est une chose d’un passĂ© distant Grecs ou Romains. La mĂ©moire de la libertĂ©, de l’agir ensemble, l’agir de concert » s’avĂšre ĂȘtre beaucoup plus rĂ©cente. De plus le type de mots et d’actes » qui peuvent ĂȘtre qualifiĂ©s de vĂ©ritable politique selon Arendt prend une tournure rĂ©solument moderne. Achille ne sert plus de symbole poĂ©tique de l’acteur politique par excellence, comme quelqu’un capable de crĂ©er sa propre histoire de vie en exĂ©cutant un seul acte hors du commun. Les nouveaux acteurs politiques servant de modĂšle sont les pĂšres fondateurs amĂ©ricains, dont les dĂ©bats et les dĂ©libĂ©rations concernant l’écriture et l’adoption de la Constitution sont prĂ©sentĂ©s par Arendt comme, en tout point, aussi exemplaires que ceux rencontrĂ©s chez HomĂšre ou Thucydide. Ce rĂ©sumĂ© peut faire rĂ©sonner On Revolution comme la cĂ©lĂ©bration sans critique des PĂšres Fondateurs » par une Ă©migrĂ©e reconnaissante. Mais ce n’est pas vraiment le cas. Aussi admirative soit-elle des PĂšres Fondateurs, Arendt ne regarda jamais la RĂ©volution AmĂ©ricaine que comme, au mieux, un succĂšs partiel. Partiel parce que les pĂšres fondateurs n’ont pas rĂ©ussi Ă  crĂ©er un espace institutionnel qui permettrait au citoyen de devenir un participant du gouvernement ». L’ingĂ©nieux et nouveau systĂšme de gouvernement » inventĂ© par la Constitution, bien qu’extrĂȘmement efficace pour Ă©quilibre chacun des pouvoirs par un autre, rĂ©duisit l’importance de la participation politique de la base qui avait caractĂ©risĂ© la vie dans les communes et circonscriptions coloniales. C’est pour cette raison qu’Arendt ressuscite la proposition de Thomas Jefferson d’un systĂšme de circonscription » de conseils de citoyens locaux faisant le lien avec la crĂ©ation spontanĂ©e de conseils de travailleurs et de soldats qui accompagna le dĂ©but de la rĂ©volution de 1905 en Russie et de 1918 en Allemagne. Sa prĂ©occupation Ă©tait de trouver les moyens de revivifier l’amour du bonheur public », un amour qui avait animĂ© les hommes de l’action rĂ©volutionnaire » du XVIIIĂšme siĂšcle. Cependant tandis qu’Arendt cĂ©lĂšbre le bonheur public » qui vient d’ĂȘtre un participant du gouvernement », elle ne pense pas vraiment que l’engagement et la participation politiques en tant que tels soient nĂ©cessairement dignes d’éloge. Au contraire sauf si ces activitĂ©s sont entreprises dans un bon esprit, avec le souci du monde public et le respect pour les activitĂ©s de dĂ©bat et de dĂ©libĂ©ration, elles peuvent trĂšs bien devenir le vĂ©hicule de passions et d’intĂ©rĂȘts antipolitiques. La force principale de On Revolution est donc de nous faire douter qu’une rĂ©forme sociale radicale qualifie un authentique projet politique et de nous rendre suspicieux par rapport Ă  la passion sans mĂ©lange de faire le bien une passion qui a animĂ© beaucoup de politiques radicales des XIXĂšme et XXĂšme siĂšcles. Une des plus troublantes suggestions D’Arendt est que la politique animĂ©e par l’émotion et la compassion ou par les critiques sĂ©vĂšres d’une morale absolue est sure d’ĂȘtre impatiente avec le projet mĂ»rement rĂ©flĂ©chi de discussion et de compromis, prĂ©fĂ©rant Ă  la place l’action directe et souvent violente pour remĂ©dier aux maux de la sociĂ©tĂ©. De lĂ  vient sa suggestion encore plus troublante qu’une moralitĂ© appropriĂ©e doit venir de l’activitĂ© politique elle-mĂȘme plutĂŽt que d’ĂȘtre imposĂ©e de l’extĂ©rieur. En dĂ©pit de la cĂ©lĂ©bration par Arendt de l’action politique locale faite dans un bon esprit, elle ne peut ĂȘtre rĂ©ellement associĂ©e avec les avocats de la dĂ©mocratie directe » ou radicale. Son expĂ©rience du totalitarisme la conduisit Ă  insister trĂšs fortement sur l’importance d’institutions temporelles et d’un cadre lĂ©gal. Seulement lĂ  oĂč l’artifice mondain » a Ă©tĂ© Ă©tayĂ© par le type d’institutions créées par les PĂšres Fondateurs la libertĂ© politique peut survivre. Donc, alors qu’Arendt voit dans la RĂ©volution amĂ©ricaine le trĂ©sor perdu » d’une culture politique qui a gĂ©nĂ©ralement prĂ©fĂ©rĂ© assimiler la libertĂ© avec la poursuite du bonheur privĂ©, elle n’en blĂąme pour autant la constitution. Elle sait trop bien que la rĂ©volution permanente » est la forme de politique la plus destructrice et la plus vaine. Cette insistance sur le cadre institutionnel fournissant une maison » pour la libertĂ© dans le monde suggĂšre que Margaret Canovan a raison de situer la pensĂ©e politique D’Arendt dans la tradition rĂ©publicaine classique. Cette tradition qui commence de façon ambiguĂ« avec Aristote et inclut CicĂ©ron, Machiavel, Harrington, Montesquieu et Rousseau accorde une trĂšs grande importance Ă  la citoyennetĂ© active, la vertu civique, le gouvernement de la loi et l’égalitĂ© politique. Ce furent les ingrĂ©dients essentiels pour prĂ©server la rĂ©publique de la corruption interne et des menaces externes. Mais alors que Machiavel, Harrington et Rousseau mettent l’accent sur le type de vertu civique et de patriotisme trouvĂ© chez le citoyen soldat » prĂȘt Ă  sacrifier sa vie pour la prĂ©servation de la libertĂ© et de l’égalitĂ© rĂ©publicaines, Arendt insiste plus sur l’identification faite par Aristote de la citoyennetĂ© au jugement et Ă  l’autoritĂ©, et sur l’insistance de Montesquieu sur le fait que les lois de la rĂ©publique Ă©tablissent non seulement des frontiĂšres entre public et privĂ© et donc les limites Ă  l’action, mais aussi des relations rapports entre citoyens. Cela n’est pas surprenant, Ă©tant donnĂ©e l’insistance d’Arendt sur la pluralitĂ© humaine et le partage d’opinions diverses comme une condition sine qua non de toute politique digne de ce nom. Son expĂ©rience de la tentative du totalitarisme de crĂ©er un homme de dimension gigantesque » Ă  partir d’individus pluriels et uniques la rendit totalement septique vis-Ă -vis de tout essai d’inculquer un sens univoque du bien public chez les citoyens. D’un autre cĂŽtĂ© Arendt est vraiment d’accord avec Machiavel et de façon gĂ©nĂ©rale avec le courant dominant de la tradition rĂ©publicaine classique sur le fait que les ilots de libertĂ© » que les ĂȘtres humains ont Ă©tĂ© capables d’établir Ă  travers l’action conjointe ont Ă©tĂ© peu nombreux et Ă©loignĂ©s entre eux, et sont entourĂ©s par une mer de forces sociales et politiques hostiles. La chose publique » res publica est en constant d’ĂȘtre submergĂ©e, soit par les ennemis Ă  l’extĂ©rieur de la libertĂ©, ou par les citoyens oublieux des joies et des responsabilitĂ©s du bonheur public ». La derniĂšre possibilitĂ©, conclut Arendt avec regret, fut le destin de la RĂ©volution amĂ©ricaine, puisque des gĂ©nĂ©rations d’AmĂ©ricains –privĂ©s d’un espace institutionnel oĂč expĂ©rimenter le bonheur public » et les joies du dĂ©bat public, de la dĂ©libĂ©ration et de la dĂ©cision –en sont venues Ă  dĂ©finir la poursuite du bonheur » de façon croissante en termes privĂ©s et matĂ©rialistes. Pour Arendt la perte de l’esprit rĂ©volutionnaire » apparaĂźt comme une Ă©volution dangereuse, peut-ĂȘtre mĂȘme fatale, pour la santĂ© de la RĂ©publique. La rencontre d’Arendt, Ă  son procĂšs de JĂ©rusalem, avec un Adolf Eichmann incapable de penser » la mena Ă  rĂ©flĂ©chir longuement sur la possibilitĂ© que notre capacitĂ© de penser –par un dialogue interne avec nous-mĂȘmes –pouvait ĂȘtre cruciale pour notre capacitĂ© Ă  rendre des jugements politiques et moraux et pour nous prĂ©server de la complexitĂ© avec le mal politique. Dans son essai de 1971, PensĂ©e et ConsidĂ©rations morales, elle pose le problĂšme ainsi Est-ce que la question du bien ou du mal, notre facultĂ© pour distinguer le juste du faux, pourrait ĂȘtre connectĂ©e avec notre capacitĂ© Ă  penser ? ...Est-ce que l’activitĂ© de penser en tant que telle ...fait partie des conditions qui empĂȘche de faire le mal ou mĂȘme conditionne » contre lui ? ». La rencontre d’Arendt avec Eichmann la conduisit Ă  se focaliser de façon croissante sur les activitĂ©s de la pensĂ©e et du jugement en tant qu’elles sont reliĂ©es avec la politique. Mais ce serait un tort de conclure qu’Arendt, ayant dĂ©diĂ© une grande Ă©nergie intellectuelle et passion Ă  l’action politique, saisit l’importance de ces activitĂ©s rĂ©flexives seulement tardivement. Comme Richard Bernstein le suggĂšre, la pensĂ©e et le jugement peuvent ĂȘtre perçus comme des thĂšmes persistants de sa pensĂ©e politique. Cette prĂ©occupation anime son analyse des idĂ©ologies qui tuent la pensĂ©e dans Les Origines du Totalitarisme et ses rĂ©flexions sur le problĂšme de comprendre et de juger proprement un phĂ©nomĂšne sans prĂ©cĂ©dent et initialement incomprĂ©hensible comme le totalitarisme dans Les Origines du Totalitarisme et l’essai de 1953, ComprĂ©hension et Politique. Son intĂ©rĂȘt pour le jugement est dĂ©veloppĂ© ailleurs dans ses considĂ©rations sur les liens entre opinions, faits, dĂ©libĂ©ration et jugement des annĂ©es 1960 La crise de la culture 1960 et VĂ©ritĂ© et Politique 1967. La Il reçoit son articulation la plus extensive mais non dĂ©finitive dans ses lectures sur La Philosophie Politique de Kant publiĂ©es aprĂšs sa mort sĂ©lectionnĂ©es Ă  partir d’un sĂ©minaire donnĂ© en 1970 et dans les deux volumes de La Vie de l’Esprit 1976. Le troisiĂšme volume de ce dernier ouvrage –sur le jugement –est restĂ© non Ă©crit du fait de la mort de Hannah Arendt Ă  l’ñge de 69 ans en 1975. Cependant en dĂ©pit de la prĂ©sence de cet intĂ©rĂȘt depuis le tout dĂ©but de son travail thĂ©orique, il apparait effectivement un changement significatif dans l’exigence de la pensĂ©e de Hannah Arendt Ă  la fi des annĂ©es 1960 et au dĂ©but des annĂ©es 1970. Elle semble passer de l’élucidation de la nature et de la signification de l’action politique Ă  une considĂ©ration du rĂŽle que la pensĂ©e, la volontĂ© et le jugement jouent, non seulement dans nos vies morale et politique, mais comme des facultĂ©s indĂ©pendantes qui constituent La Vie de l’Esprit. Beaucoup a Ă©tĂ© dit sur cette progression dans les Ă©crits universitaires sur Arendt. Il semble que la thĂ©oricienne prééminente de la vita activa a conclu sa vie en rĂ©engageant la vita contemplativa et son premier amour », la philosophie –cette fois-ci sans dĂ©noncer son caractĂšre antipolitique ». Le fait que l’intĂ©rĂȘt d’Arendt pour la facultĂ© de jugement de l’acteur politique dans les essais de 1960 se dĂ©place sur celle du spectateur dĂ©tachĂ© dans ses lectures sur Kant de 970 tend Ă  donner du crĂ©dit Ă  cette vision. Nous passons d’une analyse des modes de pensĂ©e et de jugement appropriĂ©s pour les citoyens engagĂ©s dans le dĂ©bat et la dĂ©libĂ©ration Ă  une analyse du pouvoir rĂ©dempteur des jugements rendus rĂ©trospectivement par le poĂšte ou l’historien. Le dernier type de jugement aide Ă  nous rĂ©concilier avec la rĂ©alitĂ© », mĂȘme quand –en particulier quand –la rĂ©alitĂ© est horrible et au-delĂ  de toute comprĂ©hension. Je ne veux pas rentrer dans le dĂ©bat pour savoir si Arendt a une ou deux thĂ©ories du jugement. Non que je pense qu’il soit plausible de suggĂ©rer qu’Arendt en soit venue Ă  abandonner son exigence sur ce que Jerome Kohn appelle la prioritĂ© du politique » en faveur d’une forme sĂ©culaire de thĂ©odicĂ©e. Il est mieux, je pense, de voir cette phase de l’Ɠuvre d’Arendt comme une tentative de penser Ă  travers la tension entre la vie du citoyen et la vie de l’esprit. A de nombreux Ă©gards, cette tension occupa la pensĂ©e d’Arendt Ă  travers sa carriĂšre intellectuelle, trouvant une expression notable dans ses rĂ©flexions sur l’hostilitĂ© des philosophes et penseurs Ă  la bios politikos, et sa description touchante de Socrate comme le premier, et peut-ĂȘtre le dernier, citoyen philosophe. Qu’arrive-t-il Ă  cette tension entre la vie de l’action et la vie de l’esprit dans le dernier ouvrage d’Arendt ? Si elle n’abandonne pas simplement l’action pour la pensĂ©e, tente-t-elle, peut-ĂȘtre de rĂ©soudre ou dĂ©passer la tension entre ces deux activitĂ©s ? Il a Ă©tĂ© suggĂ©rĂ© par certains que le troisiĂšme volume de La Vie de l’Esprit, consacrĂ© au jugement, aurait fournit une telle synthĂšse, une formulation finale, en forme de couronnement, dans laquelle action et pensĂ©e auraient reçu chacun leur du et auraient Ă©tĂ© rĂ©conciliĂ©s dans l’activitĂ© de juger. Le jugement, d’aprĂšs Arendt, est la facultĂ© qui ramĂšne sur terre la pensĂ©e –solitaire, abstraite et tournĂ©e vers les invisibles » –la rendant manifeste dans le monde des apparences ». D’oĂč sa caractĂ©risation du jugement comme le sous-produit » de la pensĂ©e dans PensĂ©e et ConsidĂ©rations morales. Alors qu’Arendt combat catĂ©goriquement les idĂ©es HĂ©gelo-marxistes de l’unitĂ© de la thĂ©orie et de la pratique », son dernier ouvrage cependant offre la suggestion tentante que le jugement est le lien manquant entre la pensĂ©e et l’action. Il est tentant de conclure qu’Arendt, Ă  la fin de sa vie, dĂ©passa la distinction forte et sans compromis entre penser et agir qui constitue, pour l’essentiel, l’architecture de son Ɠuvre antĂ©rieure. Sa description phĂ©nomĂ©nologique de l’activitĂ© de penser dans la Vie de l’Esprit insiste sur son caractĂšre solitaire, le fait que penser demande un retrait du monde ». la pensĂ©e, Ă  son niveau le plus profond –la pensĂ©e philosophique –est, d’aprĂšs Arendt, toujours engagĂ©e dans une guerre interne » avec le sens commun le sixiĂšme sens » qui nous installe dans un monde des apparences partagĂ© avec les autres. C’est un processus sans fin, une quĂȘte ouverte pour comprendre, qui ne produit ni savoir ni sagesse pratique. De ce fait tous les penseurs authentiques cultivent une aliĂ©nation du monde –ils prennent la couleur du mort » –pour mieux prolonger leur expĂ©rience initiale d’étonnement devant l’existence, un Ă©tat de pathos de l’ñme qui comme Platon nous le rappelle se situe Ă  l’origine mĂȘme de la philosophie. Bien entendu, Arendt ne nie pas qu’il existe d’autres modes de pensĂ©e, non philosophiques, qui sont cruciaux Ă  la fois pour l’agent qui agit et qui juge. La pensĂ©e reprĂ©sentative » –la capacitĂ© de penser Ă  la place de quelqu’un d’autre –est spĂ©cifiquement dĂ©crite comme un mode de pensĂ©e politique qui facilite le prononcĂ© de jugements valides. De la mĂȘme maniĂšre, le dialogue de moi avec moi-mĂȘme » qui constitue la pensĂ©e a pour effet d’introduire une sorte de pluralitĂ© au sein du moi. Cette pluralitĂ© se situe Ă  la racine de la conscience elle-mĂȘme, lui permettant d’ĂȘtre plus que la simple intĂ©riorisation des normes sociales ou des croyances. Nous devons, cependant, voir ces modes, appropriĂ©s au niveau moral, de rĂ©flexion comme des formes de la pensĂ©e ordinaire » que nous sommes en droit d’attendre de chaque adulte. D’oĂč le choc d’Arendt –et le notre –quand nous rencontrons la pure absence de pensĂ©e » de quelqu’un comme Eichmann, dont la conscience » Ă©tait presque entiĂšrement dĂ©finie par sa situation et ses devoirs et qui le conduisit donc, avec enthousiasme, Ă  commettre les crimes les plus inimaginables. L’apprĂ©ciation d’Arendt sur les horreurs permises par la croyance idĂ©ologique, combinĂ©e avec son expĂ©rience d’individus qui, comme Eichmann, Ă©choue Ă  penser et donc Ă  juger, la conduisit Ă  plaider constamment pour la capacitĂ© Ă  avoir une pensĂ©e et un jugement indĂ©pendants personnels. Elle plaide pour cette capacitĂ© mĂȘme quand elle menace de dissoudre les vertus morales d’une culture ou quand elle place ceux qui jugent en dĂ©calage, non seulement avec la majoritĂ©, mais aussi avec le goĂ»t moral » de son Ă©poque. Ce n’est pas pour rien qu’elle pose Socrate comme le modĂšle » du penseur dont la capacitĂ© Ă  saper les coutumes et les conventions conduit Ă  une amĂ©lioration du jugement moral. Parce que c’est seulement en dĂ©veloppant la capacitĂ© Ă  penser indĂ©pendamment et par soi-mĂȘme » que l’individu peut espĂ©rer Ă©viter la catastrophe morale dans des situations oĂč tout le monde est emportĂ© » par une vague de conviction et d’enthousiasme mal placĂ©e. Nous voyons comment Arendt Ă©quilibre son appel de The Human Condition Ă  un sens de la communautĂ© » renforcĂ© avec une forte apprĂ©ciation de l’indĂ©pendance morale et intellectuelle, une apprĂ©ciation morale du point de vue des parias ». Dans La Vie de l’Esprit, cependant, Arendt ne s’intĂ©resse pas Ă  la pensĂ©e engagĂ©e ou politique, mais Ă  ce qui faute d’un meilleur terme peut ĂȘtre appelĂ© la pensĂ©e extraordinaire » ou philosophique. En fait, sa derniĂšre Ɠuvre insiste de façon aussi catĂ©gorique que The Human Condition sur le fait que cette activitĂ© est dans la plus grande tension possible non seulement avec la vie du citoyen, mais avec l’existence mondaine en gĂ©nĂ©ral. De fait, alors qu’elle avait le plus grand respect possible pour des penseurs extraordinaires » de Platon Ă  Heidegger, elle continua Ă  se mĂ©fier d’eux. Seul Socrate, de son point de vue, fut capable de pratiquer Ă  la fois la pensĂ©e ordinaire et la pensĂ©e extraordinaire sans sacrifier l’une Ă  l’autre. Cela suggĂšre-t-il qu’il existe une sorte de stagnation dans la pensĂ© d’Arendt, une absence de volontĂ© tĂȘtue de modifier ses trop strictes dĂ©finitions et oppositions ? Il n’y a pas de doute que dans certains cas –par exemple sa distinction entre le politique et le social ou le public et le privĂ© –Arendt fut trop rigide pour son propre bien. Pour ce qui concerne la distinction entre la vie de l’esprit et la vie du citoyen ce n’est, cependant, pas le cas. En mettant au centre de sa rĂ©flexion sur la politique et la tradition cette opposition, Arendt est loin de dire que la vie du citoyen est ou devrait ĂȘtre sans esprit ». Ses appels rĂ©pĂ©tĂ©s au dĂ©bat, Ă  la dĂ©libĂ©ration, au jugement et sa perspective sur la formation de l’opinion mettent en avant les capacitĂ©s rationnelles et morales des citoyens ordinaires. Son intention fut, plutĂŽt, de nous rappeler qu’il ne peut y avoir de synthĂšse facile entre ces deux modes de vie opposĂ©s. Entre la vie du citoyen et celle du philosophe le choix est inĂ©vitablement tragique. ConfrontĂ©e Ă  ce choix, ne biaisa jamais. Elle fut un penseur, mais un penseur qui de façon constante et rĂ©solue mit son poids du cĂŽtĂ© de la vie politique, de la vie civique, animĂ©e par le goĂ»t pour la chose publique, le souci du monde » et une indĂ©pendance de jugement. HantĂ©e par l’échec de beaucoup Ă  rĂ©sister au dĂ©veloppement du totalitarisme et suspicieuse par rapport Ă  la tradition philosophique dont la quĂȘte de la sagesse conduisit Ă  dĂ©valuer, Ă  la fois, la politique et la pluralitĂ© humaine, elle consacra ses considĂ©rables talents intellectuels Ă  rĂ©vĂ©ler le sens insoupçonnĂ© d’une vie consacrĂ©e Ă  la prĂ©servation active de la libertĂ© mondaine.
B Le congrĂšs de Tours, 1920. ActivitĂ© : Le congrĂšs de Tours en 1920. C) La crise de 29 et la victoire du Front populaire. ActivitĂ© : Le Front populaire. II) Les Ă©lections, le fascisme et le nazisme. ActivitĂ© sur le rĂ©gime nazi. III) L’URSS et le stalinisme. ActivitĂ© sur le rĂ©gime stalinien. Conclusion Sujet Les rĂ©gimes totalitaires en Europe Italie, fasciste, Allemagne nazie, URSS stalinienne pendant les annĂ©es 20-30 points communs et diffĂ©rences. Vous rĂ©digerez l’introduction et la conclusion ainsi que le plan dĂ©taillĂ© de cette composition Le XXe siĂšcle voit l’apparition d’un nouveau type de rĂ©gime politique qui est le totalitarisme. Les rĂ©gimes totalitaires sont au dĂ©part des dictatures avec un homme au pouvoir soutenu par un parti unique. Ainsi, pour l’Italie fasciste, Mussolini est au pouvoir de 1922 Ă  1943. En Allemagne, le parti nazi s’impose en 1933 avec Ă  sa tĂȘte Hitler de 1933 Ă  1945. Enfin en URSS, Staline parvient au pouvoir en 1928 pour y rester jusqu’en 1953. Cependant, ces rĂ©gimes dĂ©passent la simple dictature pour devenir des rĂ©gimes totalitaires. Peut-on Ă©tablir un modĂšle de rĂ©gime totalitaire ? Y’a-t-il des points communs entre ces trois rĂ©gimes ? Nous nous demanderons si il y a des circonstances favorables et communes Ă  l’apparition de ces rĂ©gimes. Puis nous tenterons de voir si on peut identifier des similitudes idĂ©ologiques. Nous terminerons notre Ă©tude sur la confrontation des pratiques totalitaires. I. Des points communs dans la mise en place des rĂ©gimes totalitaires 1. Des points communs structurels a. 3 Etats sans culture dĂ©mocratique oĂč les masses ont longtemps Ă©tĂ© Ă©cartĂ©es du pouvoir - Allemagne et Russie deux empires autoritaires jusqu’à la PremiĂšre Guerre Mondiale - suffrage universel appliquĂ© pour la premiĂšre fois en Italie en 1919 b. 3 Etats Ă  la recherche d'une cohĂ©sion, d'une unitĂ© nationale - Italie unifiĂ©e en 1870 - Allemagne unifiĂ©e en 1871 - Russie un gigantesque Etat multinational Russes, Finlandais, Polonais, Roumains
 2. Des points communs conjoncturels a. 3 Etats en pleine crise politique - Division des chefs communistes Ă  la mort de LĂ©nine 1924 - IncapacitĂ© des institutions libĂ©rales et de la classe politique Ă  garantir l'ordre et la prospĂ©ritĂ© en Italie et en Allemagne b. 3 pays en pleine crise Ă©conomique et sociale - ConsĂ©quences du krach de 1929 en Allemagne inflation, chĂŽmage. - Italie agitĂ©e par les grĂšves au dĂ©but des annĂ©es 20 - URSS minĂ©e par la guerre civile famines, collectivisation forcĂ©es des terres, rĂ©voltes paysannes millions de victimes au dĂ©but des annĂ©es 20 c. 3 Etats traumatisĂ©s par la premiĂšre guerre mondiale - la persistance d'une culture de guerre - Italie affaiblie Ă©conomiquement et lĂ©sĂ©e par les traitĂ©s de paix - Allemagne humiliĂ©e par le TraitĂ© de Versailles qui a perdu son empire et qui est coupĂ©e en 2 - Guerre civile en Russie grĂšves, mutinerie Ă  partir de 1917 qui conduit Ă  l’abandon de la guerre II. Des divergences idĂ©ologiques majeures 1. Le fascisme l’idĂ©ologie de l’Etat a. L'exaltation de l'Etat b. Un nationalisme et une volontĂ© d'expansion, de domination basĂ©s sur des rĂ©fĂ©rences historiques 2. Le nazisme l’idĂ©ologie de la race a. La prĂ©dominance de la race aryenne b. Un nationalisme et une volontĂ© d'expansion, de domination basĂ©s sur des rĂ©fĂ©rences racistes 3. Le stalinisme l’idĂ©ologie de la classe a. Dictature de la classe ouvriĂšre et l'objectif de la sociĂ©tĂ© sans classe. b. IdĂ©ologie qui se veut universelle, Ă©galitaire et Ă©mancipatrice 4. Quelques points communs idĂ©ologiques ? a. Nazisme et fascisme Le rejet de la lutte des classes et anti-communisme b. Stalinisme, fascisme et nazisme la nĂ©gation de l’individu Rejet de la dĂ©mocratie La nĂ©gation de l'individu et la volontĂ© de briser la sociĂ©tĂ© civile III. Les totalitarismes se caractĂ©risent surtout par leurs pratiques 1. Un Etat centralisĂ© dominĂ© par un chef charismatique a. L’absence de pluralitĂ© politique ou la toute puissance d’un parti unique b. Un chef charismatique c. La violence comme mode de gouvernement l’élimination des ennemis du rĂ©gime 2. Une Ă©conomie encadrĂ©e a. Italie et Allemagne une intervention grandissante de l’Etat sans remettre en cause le principe de propriĂ©tĂ© privĂ©e b. en URSS Etatisation et planification 3. Le projet de l'homme nouveau a. le nivellement des consciences par la propagande b. l’encadrement de la jeunesse c. L’encadrement de l’ensemble de la sociĂ©tĂ© civile 4. Des rĂ©sistances difficiles a. Un soutien au rĂ©gime par acceptation ou conformisme. Le plus souvent rĂ©signation et adhĂ©sion se cĂŽtoient. b. des rĂ©sistances passives nombreuses c. Des rĂ©sistances actives rares et difficiles Conclusion S’il est possible d’établir des similitudes dans l’avĂšnement des rĂ©gimes totalitaires c’est sur des bases idĂ©ologiques trĂšs diffĂ©rentes que ces Etats se sont installĂ©s. La grande similitude repose sur des pratiques identiques qui tendent au mĂȘme but. En effet, les mĂ©thodes des rĂ©gimes totalitaires tendent au mĂȘme objectif donner Ă  la masse de la population une volontĂ© collective, absorber l’homme sous tous ses aspects dans le tout idĂ©ologique national, racial ou social, faire que, non seulement ses idĂ©es politiques ou son rĂŽle social, mais Ă©galement sa vie professionnelle et familiale, ses croyances, ses valeurs, ses goĂ»ts esthĂ©tiques, soient mis au service de l’idĂ©ologie d’État. Le but, qui n’a Ă©tĂ© atteint nulle part mais vers lequel ces trois rĂ©gimes ont tendu, a Ă©tĂ© d’abolir la sociĂ©tĂ© civile» en l’absorbant dans cette entreprise collective. La seconde guerre mondiale sera l’accomplissement des rĂ©gimes. Mais dans le cas de l’Italie et de l’Allemagne celle-ci entraĂźnera leur disparition. En URSS, le stalinisme sortira renforcĂ© par cette Ă©preuve.

Depuisle livre rĂ©digĂ© par la philosophe amĂ©ricaine Hannah Arendt en 1951, sous le titre Les Origines du totalitarisme, il est d’usage de distinguer deux types de totalitarisme : d’une part, les totalitarismes hard, le rĂ©gime stalinien et le rĂ©gime hitlĂ©rien ; d’autre part, les totalitarismes soft, le rĂ©gime mussolinien et le rĂ©gime franquiste. Tandis, en effet, que les rĂ©gimes

Voici les sujets et corrigĂ©s d’histoire-gĂ©o et EMC pour le brevet de la voie gĂ©nĂ©rale et professionnelle Ă  tĂ©lĂ©charger en PDF. Les rĂ©sultats du Brevet Voir aussi Bordeaux, Lyon, Marseille, Paris Ce vendredi 1er juillet, plus de Ă©lĂšves de troisiĂšme sĂ©rie gĂ©nĂ©rale et plus de collĂ©giens en sĂ©rie professionnelle ont passĂ© leur Ă©preuve d’histoire gĂ©ographie brevet. Celle-ci dure deux heures et compte pour 50 points. Une partie est dĂ©diĂ©e Ă  l’enseignement moral et civique. » LIRE AUSSI - Brevet de maths dĂ©couvrez le sujet et le corrigĂ© complet En gĂ©ographie, les collĂ©giens de la voie gĂ©nĂ©rale ont analysĂ© deux documents portant sur la France et l’Union europĂ©enne. Les deux exercices d’histoire portaient sur les deux guerres mondiales. Quant aux questions d’enseignement moral et civique, elles invitaient les candidats Ă  rĂ©flĂ©chir sur le rĂŽle des mĂ©dias. Les collĂ©giens de la sĂ©rie professionnelle ont Ă©tĂ© interrogĂ©s en histoire sur l’arrivĂ©e de l’Euro comme monnaie unique. Ils ont ensuite planchĂ© sur l’amĂ©nagement du territoire en gĂ©ographie et sur les opĂ©rations extĂ©rieures en enseignement moral et civique. À VOIR AUSSI - Brevet des collĂšges plainte du ministĂšre de l’ Éducation nationale aprĂšs une fuite des sujets Les collĂ©giens sont notĂ©s sur l’analyse et la comprĂ©hension de documents, l’utilisation de repĂšres historiques et gĂ©ographiques et sur la mobilisation des compĂ©tences de l’enseignement moral et civique. Le sujet d’histoire-gĂ©ographie voie gĂ©nĂ©rale ‱ Exercice 1. Analyser et comprendre des documents en gĂ©ographie 20 points GÉOGRAPHIE - La France et l’Union europĂ©enne Document 1 La coopĂ©ration entre les États de l’Union europĂ©enne La Politique de CohĂ©sion, qui vise Ă  rĂ©duire les Ă©carts de dĂ©veloppement entre les rĂ©gions, est la principale politique de l’Union europĂ©enne en matiĂšre territoriale. [
] L’intĂ©gration europĂ©enne passe par le dĂ©veloppement de la coopĂ©ration entre les États membres. Cette coopĂ©ration prend des formes trĂšs diverses et se situe Ă  diffĂ©rents niveaux institutionnels. En matiĂšre de sĂ©curitĂ©, les États sont amenĂ©s Ă  coopĂ©rer autour d’une politique commune de dĂ©fense et d’accords de police Europol. En matiĂšre d’éducation, [
] c’est notamment le cas du programme Erasmus1. Toutefois, l’Union europĂ©enne promeut surtout la coopĂ©ration interrĂ©gionale, c’est-Ă -dire l’interaction directe entre rĂ©gions appartenant Ă  des pays membres diffĂ©rents autour d’un projet commun. Source EloĂŻse Libourel, GĂ©ographie de la France, 2017. Notes 1 Erasmus programme d’échanges d’étudiants entre des Ă©tablissements d’enseignement Document 2 Un exemple de coopĂ©ration transfrontaliĂšre entre la France et l’Espagne Questions Document 1 1- Quel est l’objectif de la Politique de CohĂ©sion de l’Union europĂ©enne? 2- Quelles sont les deux Ă©chelles de coopĂ©rations Ă©voquĂ©es par le document? Document 2 3- Citez deux Ă©lĂ©ments qui favorisent les flux entre la France et l’Espagne. 4- Quels amĂ©nagements ou Ă©quipements ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s dans le cadre de la coopĂ©ration entre la France et l’Espagne? Documents 1 et 2 5- En vous appuyant sur des exemples prĂ©cis, montrez que l’Union europĂ©enne favorise aux Ă©chelles nationale, rĂ©gionale et locale, les Ă©changes et la coopĂ©ration. ‱ Exercice 2. MaĂźtriser diffĂ©rents langages pour raisonner et utiliser des repĂšres historiques 20 points HISTOIRE - L’Europe, un théùtre majeur des guerres totales 1914-1945 1. DĂ©veloppement construit Sous la forme d’un dĂ©veloppement construit d’une vingtaine de lignes, prĂ©sentez les principales caractĂ©ristiques du rĂ©gime mis en place en Allemagne entre 1933 et 1945. Vous illustrerez chaque caractĂ©ristique par un exemple de votre choix. 2. Comprendre et pratiquer un autre langage ; utiliser des repĂšres Voir annexe page 7 / 7 Ă  rendre avec la copie. ‱ Exercice 3. Mobiliser des compĂ©tences relevant de l’enseignement moral et civique 10 points Situation pratique Un exemple d’éducation aux mĂ©dias Document 1 CrĂ©er un mĂ©dia par Ă©tablissement scolaire HĂ©lĂšne Paumier, professeure de français, explique l’importance pour elle d’apprendre aux Ă©lĂšves Ă  produire et Ă  publier des contenus mĂ©diatiques. C’est en produisant des contenus mĂ©diatiques qu’ils aient pour support la radio, la presse Ă©crite, la vidĂ©o ou le web qu’on devient un lecteur, un auditeur, un tĂ©lĂ©spectateur averti1. Qui a fait de la radio une fois ne l’écoute plus jamais de la mĂȘme oreille il sait qu’un microtrottoir est le rĂ©sultat d’un choix, d’un angle, que les recherches doivent ĂȘtre sĂ©rieuses, validĂ©es et que l’information se vĂ©rifie et se replace dans son contexte. Et cette leçon s’étend Ă  d’autres situations elle permet de comprendre qu’on ne doit pas, sur les rĂ©seaux sociaux, rĂ©percuter sans vĂ©rifier, s’indigner sans savoir qui parle. HĂ©lĂšne Paumier, article extrait du journal Le Monde, publiĂ© le 21 fĂ©vrier 2019. Notes 1 Averti un citoyen informĂ© qui fait preuve d’un esprit critique face Ă  l’information. Document 2 Extrait de la DĂ©claration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. Article 11. La libre communication des pensĂ©es et des opinions est un des droits les plus prĂ©cieux de l’Homme tout Citoyen peut donc parler, Ă©crire, imprimer librement, sauf Ă  rĂ©pondre de l’abus de cette libertĂ© dans les cas dĂ©terminĂ©s par la Loi. Questions Document 1 1- Indiquez deux raisons pour lesquelles la professeure pense qu’une Ă©ducation aux mĂ©dias est nĂ©cessaire pour les collĂ©giens. 2- Expliquez le passage soulignĂ©. Document 2 3- Nommez la valeur de la RĂ©publique Ă  laquelle fait rĂ©fĂ©rence l’article 11 de la DĂ©claration des droits de l’Homme et du Citoyen et prĂ©cisez par quoi elle est limitĂ©e dans ce mĂȘme article. Documents 1 et 2 4- Vous ĂȘtes membre du conseil de la vie collĂ©gienne CVC et vous avez dĂ©cidĂ© avec des camarades de crĂ©er un mĂ©dia pour le collĂšge. Vous rĂ©digez un texte expliquant ce que l’on doit respecter quand on produit ou diffuse des informations pour ce mĂ©dia, au moment oĂč les rĂ©seaux sociaux sont de plus en plus utilisĂ©s. ANNEXE À RENDRE EN FIN D’ÉPREUVE. HISTOIRE - L’Europe, un théùtre majeur des guerres totales 1914-1945 1. Datez les trois Ă©vĂ©nements ou pĂ©riodes ci-dessous Ă  l’emplacement des pointillĂ©s prĂ©vus Ă  cet effet. a. Avec la RĂ©volution russe, les bolcheviks dirigĂ©s par LĂ©nine s’emparent du pouvoir en Russie. Un rĂ©gime fondĂ© sur les idĂ©es communistes est mis en place. Indiquez la date de cet Ă©vĂ©nement 


.. b. La DeuxiĂšme Guerre mondiale dĂ©bute par l’invasion de la Pologne par l’Allemagne. C’est une guerre d’anĂ©antissement au bilan trĂšs lourd plus de 50 millions de victimes. Elle se termine par la capitulation de l’Allemagne suivie de celle du Japon quelques mois plus tard. Indiquez les dates de dĂ©but et fin de la DeuxiĂšme Guerre mondiale 



 et 



. c. Le Front populaire est une union des trois partis de gauche. Cette union gagne les Ă©lections lĂ©gislatives et fait adopter des lois sociales en France. Parmi ces mesures, il y a notamment la semaine de travail de 40 heures ou encore les 14 jours de congĂ©s payĂ©s. Indiquez la date de la victoire Ă©lectorale du Front populaire 


.. 2. Sur la frise ci-dessous, placez, en utilisant des figurĂ©s adaptĂ©s, les trois Ă©vĂ©nements ou pĂ©riodes prĂ©sentĂ©s Ă  la question. TĂ©lĂ©chargez le sujet d’histoire-gĂ©o en PDF Le corrigĂ© d’histoire-gĂ©o au brevet voie gĂ©nĂ©rale ‱ Exercice 1 Document 1 1- L’objectif de la Politique de CohĂ©sion de l’Union europĂ©enne est de rĂ©duire les Ă©carts de dĂ©veloppement entre les rĂ©gions» des pays membres. 2- Les Ă©chelles de coopĂ©rations Ă©voquĂ©es sont l’échelle nationale coopĂ©ration entre les pays membres de l’Union europĂ©enne et l’échelle rĂ©gionale coopĂ©ration entre les rĂ©gions de l’Union europĂ©enne Document 2 3- Les axes de communication lignes Ă  grande vitesse et les autoroutes et la libre circulation des hommes sans contrĂŽle aux frontiĂšres frontiĂšre ouverte facilitent les flux entre la France et l’Espagne 4- La coopĂ©ration entre la France et l’Espagne a par exemple abouti Ă  la construction d’un hĂŽpital transfrontalier europĂ©en, Ă  Puigcerda, d’une Ă©cole bilingue internationale au Perthus mais aussi l’amĂ©nagement d’axes routiers secondaires entre les deux pays. Documents 1 et 2 5- La construction de l’Union europĂ©enne, dĂšs son origine, a pour but de prĂ©server la paix mais aussi de favoriser la coopĂ©ration et le dĂ©veloppement des pays qui la constituent. Ainsi, Ă  l’échelle nationale, pour garantir la sĂ©curitĂ© de chaque État membre, une politique de dĂ©fense commune a Ă©tĂ© mise en place et les polices des diffĂ©rents pays coopĂšrent au sein d’Europol. La Politique de CohĂ©sion Ă©conomique, sociale et territoriale permet des projets Ă  l’échelle de toute l’Europe, comme le projet Erasmus qui est un programme d’échanges d’étudiants. A l’échelle rĂ©gionale, la coopĂ©ration entre les pays membres permet de dĂ©velopper des territoires transfrontaliers oĂč les Ă©changes Ă©conomiques et les migrations sont intenses, favorisĂ©s par l’existence de l’espace Schengen. Les frontiĂšres, ouvertes, permettent ainsi tous les jours Ă  des travailleurs frontaliers de se rendre dans le pays voisin pour travailler. A l’échelle locale, des projets europĂ©ens concrets voient le jour grĂące au soutien financier du FEDER fond europĂ©en de dĂ©veloppement rĂ©gional construction d’hĂŽpitaux, d’école, de routes. Ces amĂ©nagements encouragent les Ă©changes et sont la preuve de la coopĂ©ration europĂ©enne Ă  toutes les Ă©chelles. ‱ Exercice 2 Dans le contexte de la crise Ă©conomique qui secoue l’Allemagne dans les annĂ©es 1930, le NSDAP parti nazi rĂ©ussit Ă  s’imposer sur la scĂšne politique. Adolf Hitler, nommĂ© chancelier le 30 janvier 1933, met alors progressivement en place un rĂ©gime totalitaire. Mais quelles sont les caractĂ©ristiques du rĂ©gime nazi? Nous verrons que le projet nazi est un projet totalitaire s’appuyant d’abord sur la nĂ©gation de la dĂ©mocratie et le contrĂŽle de la sociĂ©tĂ© , puis qu’il est Ă  la fois raciste et antisĂ©mite et enfin qu’il cherche Ă  dominer l’Europe. DĂšs les mois de fĂ©vrier 1933, Hitler met fin Ă  la dĂ©mocratie dans son pays aprĂšs l’incendie du Reichstag. Tous les partis politiques sont interdits et les libertĂ©s individuelles sont supprimĂ©es. Hitler devient le fĂŒhrer», le chef unique, Ă  la tĂȘte d’un parti unique, le parti nazi. On lui voue un vĂ©ritable culte de la personnalitĂ©. Les opposants sont poursuivis par une police politique, la Gestapo qui les interne dans des camps comme Dachau. Ainsi, la dictature en place contrĂŽle la sociĂ©tĂ© par la terreur et la rĂ©pression. Mais il faut Ă©galement que les Allemands adhĂšrent Ă  l’idĂ©ologie nazie, c’est pourquoi ils sont littĂ©ralement embrigadĂ©s, notamment dans les Jeunesses hitlĂ©riennes et par la propagande affiches, dĂ©filĂ©s etc. Le rĂ©gime nazi repose ensuite sur une idĂ©ologie qui est raciste et antisĂ©mite. Pour Hitler, le monde est constituĂ© de diffĂ©rentes races» dont une race supĂ©rieure», la race aryenne, appelĂ©e Ă  dominer les races infĂ©rieures» Slaves, Juifs, Tziganes. C’est la raison pour laquelle les lois de Nuremberg de 1935 excluent les Juifs de la nation allemande et que des pogroms se multiplient nuit de Cristal en 1938. Enfin, le rĂ©gime nazi est un rĂ©gime expansionniste qui cherche Ă  dominer l’Europe. Hitler dĂ©fend en effet la nĂ©cessitĂ© de conquĂ©rir un espace vital» vers l’Est. Pour se faire il ordonne la remilitarisation de l’Allemagne, interdite par le traitĂ© de Versailles, et signe des alliances avec l’Italie fasciste et le Japon. AprĂšs l’annexion de l’Autriche et des SudĂštes en 1938, il attaque la Pologne le 1er septembre 1939 et propulse le monde dans une nouvelle guerre mondiale. Ainsi, les principales caractĂ©ristiques du rĂ©gime nazi sont d’ĂȘtre un rĂ©gime totalitaire, comme l’URSS de Staline. Cependant, Ă  l’inverse du communisme, l’idĂ©ologie nazie est raciste, antisĂ©mite et belliciste elle veut la guerre. Ce rĂ©gime Ă  l’origine de millions de morts, dont 6 millions de Juifs, victimes d’un gĂ©nocide, ne survivra pas Ă  la fin de la guerre. HISTOIRE - L’Europe, un théâtre majeur des guerres totales 1. a. octobre 1917 b. 1939 et 1945 c. 1936 2. Sur la frise ci-dessous, placez, en utilisant des figurés adaptés, les trois événements ou périodes présentés à la question 1. Placer des traits avec des numĂ©ros 1, 2 pour la rĂ©volution russe 1917 et victoire du Front populaire 1936, colorier entre 1939 et 1945 et faire lĂ©gende avec Seconde Guerre mondiale. ‱ Exercice 3 Questions - Document 1 1- Ce professeur pense qu’une Ă©ducation aux mĂ©dias est nĂ©cessaire pour les collĂ©giens car elle leur permettra de faire preuve d’un esprit critique face Ă  une information vĂ©rifier qu’elle est vraie mais aussi d’apprendre comment produire du contenu mĂ©diatique. 2- L’information se vĂ©rifie par l’étude de la source qui la produit il faut que ce soit un site institutionnel ou un mĂ©dia reconnu un journal, une chaĂźne de tĂ©lĂ©vision. Les journalistes doivent eux-mĂȘmes vĂ©rifier leurs sources. De plus une information doit ĂȘtre replacĂ©e dans son contexte, c’est Ă  dire dans le temps oĂč se dĂ©roulent les Ă©vĂ©nements. Un fait peut ĂȘtre choquant ou interdit aujourd’hui mais ĂȘtre comprĂ©hensible et permis Ă  une autre Ă©poque. Document 2 3- La valeur de la RĂ©publique mentionnĂ©e dans l’article 11 est la libertĂ© et notamment la libertĂ© de la presse. Elle est limitĂ©e par la loi dans le cas oĂč elle est abusive, c’est Ă  dire qu’elle ne respecte pas la libertĂ© d’autrui droit Ă  l’image, propos diffamatoires. Documents 1 et 2 4- Le conseil de vie collĂ©gienne vous invite Ă  participer au journal du collĂšge! Venez ici prĂ©senter vos projets, racontez-y vos anecdotes et conseillez vos camarades par vos choix de lecture ou de musiques. Apprentis journalistes, rejoignez-nous! Mais attention, vous ne pourrez pas diffuser la photo d’un camarade sans lui en avoir demandĂ© l’autorisation, c’est le droit Ă  l’image, et vous ne pourrez pas non plus dire du mal d’un professeur, car il s’agirait de diffamation. Vous devez, comme apprenti journaliste, respecter un code de dĂ©ontologie ne pas diffuser de fausses informations, vĂ©rifier vos sources et toujours prĂ©senter les faits dans leur contexte. C’est Ă  vous d’observer, d’essayer d’expliquer et vous pouvez mĂȘme Ă©mettre un avis. Le journaliste n’est pas tenu Ă  la neutralitĂ©, notre journal pourra exprimer vos opinions, Ă  condition qu’elle ne heurte personne, n’appelle pas Ă  la violence, bref, Ă  condition qu’elle respecte la loi. Ce mĂ©dia ne vous permettra pas de liker» abusivement ou de tenir des propos injurieux en commentaire, qui sont aujourd’hui les flĂ©aux des rĂ©seaux sociaux, mais il vous permettra de mettre un coup de projecteur sur ce qui vous intĂ©resse vraiment. Le sujet d’histoire-gĂ©ographie au brevet professionnel du vendredi 1er juillet ‱ Exercice 1. Analyser et comprendre des documents en histoire et en gĂ©ographie 20 points HISTOIRE - ThĂšme - Le monde depuis 1945 Document 1 - Une du journal LibĂ©ration, 1er janvier 1999. Cette une du journal LibĂ©ration du 1er janvier 1999 annonce la crĂ©ation officielle del’euro. Cette nouvelle monnaie sera utilisĂ©e seulement Ă  partir du 1er janvier 2002. Document 2 - Discours de M. Jacques Chirac, prĂ©sident de la RĂ©publique, 31 dĂ©cembre 2001. Mes chers compatriotes, Avec l’arrivĂ©e de l’euro, nous allons vivre dans quelques heures un moment historique 300 millions d’EuropĂ©ens partageront dĂ©sormais la mĂȘme monnaie. C’est l’Europe qui avance. C’est l’Europe qui progresse. [
] L’euro est une victoire de l’Europe. AprĂšs un siĂšcle de dĂ©chirements, de guerres, de tĂątonnements, voici que, dans la paix, l’unitĂ© et la stabilitĂ©, notre continent affirme enfin son identitĂ© et sa puissance! [
] Bien sĂ»r, il faudra Ă  chacune et Ă  chacun un temps d’adaptation pour trouver ses repĂšres, apprendre les prix, apprivoiser la nouvelle monnaie. Certains Ă©prouveront peut-ĂȘtre des difficultĂ©s. En y mettant toute la patience, l’attention et l’entraide nĂ©cessaires, vous verrez que les nouvelles habitudes ne tarderont pas Ă  venir. Mais vous le savez bien, il ne s’agit pas seulement de remplacer nos francs par des euros. L’euro, c’est une chance d’avenir supplĂ©mentaire pour la France et les Français. Et c’est aussi une nouvelle façon d’ĂȘtre en Europe, de vivre l’Europe, une Europe du quotidien qui doit devenir pleinement celle des citoyens. [
] Oh, l’euro n’est pas une fin en soi. Il signifiera, pour nous, plus de croissance, plus d’emplois, plus de pouvoir d’achat, plus d’échanges. Une France plus forte. Mais il doit ĂȘtre avant tout un instrument au service de l’Europe des hommes que nous construisons. À nous maintenant d’en tirer parti! Car si l’euro est une chance, c’est aussi un dĂ©fi. Source le 3 janvier 2002 Questions Document 1 1 Quel Ă©vĂšnement historique cette une de journal prĂ©sente-t-elle? 2 La une du journal LibĂ©ration du 1er janvier 1999 annonce  » Recopiez cette phrase sur votre copie et complĂ©tez-la Ă  l’aide d’une des propositions ci-dessous - 
 la mise en circulation des piĂšces et des billets en euros dans onze pays europĂ©ens au 1er janvier 1999. - 
 la crĂ©ation de l’euro comme monnaie officielle de onze pays europĂ©ens Ă  partir du 1er janvier 1999. - 
 la suppression des piĂšces et des billets en francs Ă  cette date du 1er janvier 1999. 3 DĂ©crivez la tenue et l’attitude du personnage prĂ©sent sur cette une. Document 2 4 Reproduisez le tableau sur votre copie et complĂ©tez-le Ă  l’aide d’informations prĂ©levĂ©es dans le document. 5 Relevez dans le texte la difficultĂ© que le passage Ă  l’euro va poser Ă  une partie de la population. Documents 1 et 2 6 Indiquez au moins trois aspects positifs que reprĂ©sente le passage Ă  l’euro d’aprĂšs ces deux documents. ‱ Exercice 2. MaĂźtriser diffĂ©rents langages pour raisonner et utiliser des repĂšres historiques et gĂ©ographiques 20 points GEOGRAPHIE - ThĂšme - Pourquoi et comment amĂ©nager le territoire? 1 Sous la forme d’un dĂ©veloppement construit d’une quinzaine de lignes et en vous appuyant sur un exemple Ă©tudiĂ© en classe, dĂ©crivez les objectifs de l’amĂ©nagement du territoire aujourd’hui en France. Pour vous aider, vous pourrez utiliser les mots et les expressions suivants inĂ©galitĂ©s territoriales, transports, services publics, environnement, dĂ©veloppement Ă©conomique, acteurs, État, collectivitĂ©s, conflit d’usages. 14 points 2 Mobiliser des repĂšres gĂ©ographiques. 6 points - À partir de la lecture de la carte, reportez en lĂ©gende le figurĂ© correspondant aux massifs montagneux. - À partir de la lecture de la carte, indiquez en lĂ©gende Ă  quoi correspondent les ronds noirs. - Pour chaque photographie de lieu, indiquez le chiffre lui correspondant sur la carte. À RÉALISER SUR L’ANNEXE PAGE 9/9 Document 2 - Discours d’inauguration du monument par le prĂ©sident de la RĂ©publique Emmanuel Macron du 11 novembre 2019. Le chef de l’État vit avec cette part de tragique que renferme en puissance chacune de ses dĂ©cisions. Il assume au quotidien, avec la ministre et les chefs d’état-major, la duretĂ© des missions et des combats, les blessĂ©s, les morts aussi, hĂ©las. Mais il le faut. Pour la dĂ©fense de nos concitoyens. Pour la protection de nos intĂ©rĂȘts. Pour la stabilitĂ© du monde. Et parce qu’il le faut, nous continuerons, aujourd’hui comme hier, demain, encore, toujours, Ă  dĂ©fendre nos valeurs et Ă  combattre nos ennemis. La France ne cessera pas d’exercer ses responsabilitĂ©s, d’assumer la place singuliĂšre qu’elle occupe dans le concert des nations1 et de porter cette voix qui rĂ©sonne si puissamment parmi les peuples parce que, gĂ©nĂ©ration aprĂšs gĂ©nĂ©ration, des Français ont consenti Ă  tout sacrifier pour la paix. [
] J’adresse aussi mes plus vives salutations et ma reconnaissance Ă  tous ceux qui, en ce moment mĂȘme, sont dĂ©ployĂ©s partout oĂč nos intĂ©rĂȘts le commandent. Dans les plaines immenses et arides du Sahel, d’Afrique ou du Levant, sur les mers et dans les abysses2 des ocĂ©ans, vous ĂȘtes Ă  la fois nos sentinelles et notre bouclier. Soyezen remerciĂ©s.» 1. Concert des nations expression qui dĂ©signe l’ensemble des pays du monde qui respectent les rĂšgles diplomatiques. 2. Abysses profondeurs. Source texte du discours officiel publiĂ© sur le site de L’ElysĂ©e, le 11 novembre 2019. Questions Document 1 1 En l’honneur de qui ce monument est-il construit? 2 Recopiez et complĂ©tez le tableau ci-aprĂšs pour comprendre ce monument Document 2 3 Identifiez au moins deux missions que poursuit l’armĂ©e française Ă  l’étranger d’aprĂšs le prĂ©sident de la RĂ©publique. 4 À l’aide des deux expressions suivantes - devoir de dĂ©fense et devoir de mĂ©moire - complĂ©tez sur votre copie les phrases suivantes ‱ Lors d’actions de commĂ©moration, on accomplit un 
 ‱ Lors d’engagements dans des missions avec l’armĂ©e française, on accomplit un
 Documents 1 et 2 5 Suite Ă  l’inauguration du monument aux morts, votre professeur vous demande de rĂ©diger un texte de quelques lignes qui explique l’importance de l’engagement des soldats en opĂ©rations extĂ©rieures. Le corrigĂ© d’histoire-gĂ©o au brevet voie professionnelle

Miseen tension du sujet et travail sur l’intitulĂ© du sujet er o Quand ? : 1917 – annĂ©es 1930. La pĂ©riode s’étend de l’apparition du 1 rĂ©gime totalitaire en URSS, avec la RĂ©volution d’Octobre en 1917, jusqu’à la fin des annĂ©es 1930 qui marque la plongĂ©e du monde dans la Seconde Guerre mondiale du fait des totalitarismes bruns (nazisme essentiellement et fascisme plus Ă  la
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  • dĂ©veloppement construit sur le rĂ©gime totalitaire stalinien