DSQ] Regarder; Ăvasion 2013 Film Complet Gratuit Français Streaming VF Bluray en Ligne Written By Sajojo Sunday, April 30, 2017 Add Comment Edit. Relevailles je suis Martine Peltier. Je veux vous mettre Ă jour Comment compter le cinĂ© complet en ligne BĂ©nĂ©volement Lancement conventionnel du QG 123movies [DVD-français] Ăvasion (2013)Synopsis Ray Breslin est un ingĂ©nieur spĂ©cialisĂ© dans la conception de prisons ultrasĂ©curisĂ©es. Il teste lui-mĂȘme lâefficacitĂ© de ses bĂątiments en se faisant enfermer puis en sâĂ©vadant. ContactĂ© par une sociĂ©tĂ© privĂ©e souhaitant tester un concept rĂ©volutionnaire de prison hi-tech, il se retrouve prisonnier. PiĂ©gĂ© dans ce complexe ultra moderne, harcelĂ© par un directeur impitoyable et son gardien corrompu, Ray dĂ©couvre une conspiration pour le faire disparaĂźtre Ă jamais. Sa seule chance de survie une alliance avec Swan Rottmayer un codĂ©tenu ayant lui aussi un secret. Pour avoir une chance de sâĂ©vader, ils vont dâabord devoir se faire confiance.
OphélieMeunier sera dÚs le 10 septembre de retour sur M6 avec un nouveau rendez-vous hebdomadaire intitulé «Zone Evasion», créé pour «se détendre, se changer les idées, décompresser
rĂ©alisĂ© par Mikael Hafströmavec Sylvester Stallone, Arnold Schwarzenegger, Jim Caviezel, Vincent D'Onofrio, Vinnie Jones, Sam Neill, Amy Ryan, 50 Cent Dans son domaine, Ray Breslin est un artiste. IngĂ©nieur spĂ©cialisĂ© dans la conception de prisons ultrasĂ©curisĂ©es, il se fait enfermer dans les dites prisons pour mieux s'en Ă©vader. Une sociĂ©tĂ© privĂ©e le contacte pour tester une prison qui "hĂ©berge" les condamnĂ©s les plus dangereux d'AmĂ©rique. Or c'est un piĂšge. Le directeur n'est pas celui qu'on lui avait prĂ©sentĂ©. A la place, il a droit Ă Willard Hobbes, aux mĂ©thodes plus que contestables. Alors que Abigail et Hush, ses amis, font tout pour le tirer d'affaires, il s'allie avec Emil Rottmayer, un co-dĂ©tenu au passĂ© trouble. Leur but? S'Ă©vader et dĂ©couvrir qui est Ă la tĂȘte pensante de ce complot.Cettefois, câest personnel : la compagne de Ray Breslin a Ă©tĂ© kidnappĂ©e. Ray, le spĂ©cialiste des systĂšmes haute sĂ©curitĂ©, peut compter sur ses complices experts, lâinformaticien Hush et le mercenaire Trent de Rosa, pour sâattaquer au pĂ©nitencier imprenable oĂč elle est enfermĂ©e. Ensemble, ils vont Ă©laborer lâextraction la plus dĂ©licate de leur prestigieuse carriĂšre
CinĂ©ma / Dossier - Ă©crit par Lestat et iscarioth, le 23/01/2007 Tags stallone rocky film rambo sylvester films cinema Dossier complet sur la filmographie de Stallone, de ses dĂ©buts jusqu'Ă Rocky Balboa en 2007 20 dĂ©cembre 2006 l'AmĂ©rique voit revenir sur ses Ă©crans l'une de ses grandes lĂ©gendes cinĂ©matographiques du siĂšcle dernier Rocky "underdog" Balboa. Sylvester Stallone, qui avoue sans complexe que ce rĂŽle lui colle Ă la peau le jour de ma mort, on titrera "Dernier round pour Rocky" », explique-t-il, a beaucoup peinĂ© Ă trouver les financements pour ce film. Dans une interview accordĂ©e Ă PremiĂšre pour la sortie du sixiĂšme opus de la vie de "l'Ă©talon italien", Stallone dresse un constat assez angoissĂ© du Hollywood actuel. Hier, Hollywood Ă©tait aux mains des "cowboys", misant sur un film toujours par intuition. Aujourd'hui, le cinĂ©ma amĂ©ricain est presque tout entier contrĂŽlĂ© par les businessmen, se basant plus sur les sciences du marketing que sur leurs propres vibrations. Stallone, indĂ©niablement, fait parti de cette ancienne gĂ©nĂ©ration d'hommes de cinĂ©ma. Retour sur la carriĂšre de l'acteur-cinĂ©aste qui incarna, en son temps, le nouveau visage de l'AmĂ©rique. Le temps des petits rĂŽles Sylvester Enzio Stallone est nĂ© le 6 juillet 1946 Ă New York. Son enfance est mouvementĂ©e. Selon ses propres dires, Stallone aurait Ă©tĂ© expulsĂ© de quatorze Ă©coles en onze ans et dĂ©signĂ© par sa classe, Ă l'Ăąge de quinze ans, comme celui ayant le plus de chances de finir sur la chaise Ă©lectrique ». Il s'intĂ©resse trĂšs jeune au football, Ă la boxe et Ă la musculation. GrĂące Ă ses performances sportives, Stallone dĂ©croche une bourse d'Ă©tude universitaire qui lui permet d'aller poursuivre sa scolaritĂ© en Suisse. C'est lĂ qu'il dĂ©couvre le théùtre, qu'il continue d'Ă©tudier Ă l'universitĂ© de Miami. Stallone enchaĂźne tout d'abord les petits boulots. Ce n'est qu'Ă vingt quatre ans qu'il entre dans le milieu du cinĂ©ma, par la trĂšs petite porte un film pornographique soft imbibĂ© d'un delirium hippie intitulĂ© The Party at Kitty and Stud's et rebaptisĂ© par la suite Italian Stallion, dans sa rĂ©exploitation post Rocky. BananasSylvester Stallone enchaĂźne ensuite les petits rĂŽles, il interprĂšte notamment un voyou s'en prenant au personnage de Woody Allen, dans une scĂšne de mĂ©tro du film Bananas. Stallone est alors souvent recrutĂ© pour jouer des rĂŽles de petites frappes, ayant la carrure et la gueule de l'emploi. Beaucoup essayent de le dĂ©courager de devenir acteur. Avec ses yeux de cocker avachi, ses lĂšvres infĂ©rieures pendantes et ses difficultĂ©s - surmontĂ©es - de prononciation il est atteint, Ă la naissance, d'une paralysie faciale des nerfs buccaux, il ne reprĂ©sente pas, aux yeux des producteurs, l'acteur parfait... A partir de 1974, Stallone tente de donner une seconde impulsion Ă sa carriĂšre. Il dĂ©mĂ©nage en Californie avec sa femme Sasha Czack pour y tenter de conquĂ©rir Hollywood. Il participe Ă l'Ă©criture de son premier scĂ©nario, The Lord's of Flatbush et commence Ă obtenir des rĂŽles de plus grande importance que de simples figurations, avec des films comme No place to hide Rebel, Capone, La course Ă la mort de l'an 2000 Death Race 2000 et Adieu ma jolie Farewell, My Lovely. L'acteur est propulsĂ© au firmament et dĂ©couvert du grand public, en 1976, avec Rocky. Rebel No place to hide - 1975 Ne vous fiez pas Ă l'affiche du film, créée bien Ă posteriori. Rebel est loin d'ĂȘtre une annonciation de la carriĂšre prolifique de Stallone dans le genre d'action. Si Sylvester Stallone dĂ©croche avec ce film pour la premiĂšre fois un premier rĂŽle, ce n'est pas pour incarner la nouvelle star d'une production d'envergure. Rebel est un tout petit film d'amateurs, un navet irregardable qui doit ses Ă©ditions DVD et VHS au seul fait que Stallone est depuis lors devenu la star que l'on sait. Les jaquettes du film sont donc mensongĂšres, elles prĂ©sentent un Stallone bodybuildĂ©, enchaĂźnĂ© et aux cheveux courts, qui correspond plus Ă celui que l'on retrouve un peu plus de dix ans plus tard dans Haute sĂ©curitĂ©. Dans Rebel, Stallone incarne Jerry Savage, jeune rĂ©voltĂ© faisant partie d'un groupe de terroristes/rĂ©volutionnaires de 1969. Le film fleure bon les annĂ©es hippies, images d'archives, grosses moustaches et camionnettes dĂ©glinguĂ©es Ă l'appui. On comprend mieux, au visionnage, pourquoi les maquettistes du DVD ont choisi de reprendre des images de Rambo ou d'autres films Ă succĂšs de Stallone plutĂŽt que de donner aux potentiels acheteurs un aperçu du contenu visuel rĂ©el de Rebel. La rĂ©alisation de Robert Allen Schnitzer est tout simplement nausĂ©euse, synthĂ©tisant tous les dĂ©fauts du film amateur ratĂ©. La camĂ©ra est tremblante, la pellicule est coupĂ©e puis montĂ©e au hachoir, la luminositĂ© est complĂštement alĂ©atoire, la mise en scĂšne et les enchaĂźnements contradictoires. Rebel est une vĂ©ritable Ă©preuve de souffrance pour les yeux. Le rythme est lent, dĂ©composĂ©, seuls quelques nostalgiques trouveront la force de rester Ă©veillĂ© grĂące Ă une bande son et Ă des images trĂšs blacksploitation. Difficile, forcĂ©ment, de prĂȘter rĂ©ellement attention au jeu de Stallone Ă la vision Ă©prouvante de ce film rĂ©alisĂ© avec les pieds. AprĂšs quelques efforts, on en vient Ă la conclusion que Stallone se montre du mĂȘme niveau de jeu que ses petits camarades sur ce film, un niveau trĂšs bas. Pour dĂ©couvrir le petit Stallone des annĂ©es soixante-dix, mieux vaut encore regarder le softporn Italian Stallion que Rebel. C'est dire. La Course Ă la Mort de l'An 2000 - 1975 En 1975, Stallone obtient un rĂŽle d'envergure dans La Course Ă la Mort de l'An 2000. RĂ©alisĂ© par Paul Bartel et produit par l'incontournable Roger Corman -qui avait dĂ©jĂ engagĂ© l'Ă©talon italien dans Capone-, Death Race 2000 nous dĂ©crit un monde futuriste, rĂ©gi par un Ă©vĂ©nement sportif ultra-violent la course transcontinentale, oĂč les participants foncent dans des engins surpuissants sur les routes des Etats Unis, gagnant des points Ă chaque personne passant sous leurs roues. A mi chemin entre Rollerball -sorti la mĂȘme annĂ©e- et Carmageddon -qu'il inspirera grandement-, Death Race 2000 est un film de science-fiction caustique, privilĂ©giant l'humour noir, la critique cynique et quelques dĂ©bordements gores bien sentis pour dĂ©peindre une sociĂ©tĂ© en pleine dĂ©cadence. OpposĂ© Ă David Carradine, qui aura l'honneur de lui mettre une raclĂ©e au dĂ©tour d'une scĂšne, Sly campe Machine Gun Joe Viterbo !, un pilote vulgaire, inculte et braillard natif de Chicago. Si Death Race 2000 a acquis avec le temps une certaine patine kitsch, Ă commencer par le look des vĂ©hicules trĂšs "Satanas et Diabolo", sans oublier la terrifiante cravate rose de Stallone, son aspect nerveux, ludique et revanchard en fait une sĂ©rie B loin d'ĂȘtre ridicule. Sans ĂȘtre oscarisable, la performance de Stallone, Ă l'aise dans ce registre en demi-teinte, y est par ailleurs tout Ă fait honorable, l'ironie du sort le faisant, dĂ©jĂ , vider sa mitraillette en hurlant sur un public trop amateur de son principal adversaire. FatiguĂ© de jouer au figurant et ne tenant pas Ă camper sur des rĂŽles de voyous jusqu'Ă la fin de sa carriĂšre, Sylvester Stallone Ă©crit Rocky en 1975. Les studios se montrent trĂšs intĂ©ressĂ©s par le script mais souhaitent qu'une star confirmĂ©e investisse le rĂŽle-titre. On parle de James Caan et de Ryan O'Neal. Le producteur fait monter les enchĂšres jusqu'Ă 150 000 dollars pour que Stallone renonce Ă l'interprĂ©tation. TĂȘtu, Sly rĂ©ussit finalement Ă s'imposer dans le rĂŽle de Rocky, vraisemblablement trĂšs imbibĂ© d'Ă©lĂ©ments inspirĂ©s de sa propre vie la pugnacitĂ© de Rocky pour tout donner dans le match de sa vie, c'est celle de Stallone pour s'imposer Ă Hollywood. Rocky - 1976 Rocky est un personnage emblĂ©matique du nanar sportif. Qui n'a pas un jour criĂ© du coin de la lĂšvre infĂ©rieure Adrieeeenne » ? Combien d'humoristes ont parodiĂ©es les fameuses scĂšnes d'entraĂźnement et de combat sur le fond sonore de Gonna Fly Now » ? Avant de s'enfoncer dans l'auto-parodie avec quelques unes des sĂ©quelles, Rocky a Ă©tĂ© un personnage d'envergure, interprĂ©tĂ© avec talent par Sylvester Stallone. Rocky, c'est l'histoire d'un pauvre type, d'un prolo qui vit de combines avec la petite pĂšgre locale. C'est un looser dont la seule passion est de boxer et qui vit dans la misĂšre la plus totale dans un quartier pauvre de Philadelphie. Jusqu'au jour oĂč on lui propose le combat de sa vie un duel avec le trĂšs mĂ©diatique Apollo Creed pour le titre de champion du monde, un Ă©vĂ©nement symbolique organisĂ© pour le bicentenaire, censĂ© incarner les valeurs de l'american dream. Le gros du film, ce n'est pas l'entraĂźnement de Rocky ou mĂȘme son combat, c'est sa petite vie de "troisiĂšme zone". D'oĂč la portĂ©e trĂšs sociale du film, que l'on a tendance Ă oublier aujourd'hui. Dans Rocky, on voit vivre l'AmĂ©rique des pauvres les ruelles et quartiers crasseux, les bars sordides, l'insalubritĂ©. La rĂ©alisation de John G. Avildsen se fait presque documentaire. La camĂ©ra suit les personnages de cotĂ© les marches dans le quartier filmĂ©es de maniĂšre linĂ©aire ou de face Ă reculons, pour la scĂšne de la patinoire, ce qui nous donne l'impression de vivre et d'observer Ă leurs cotĂ©s. Une grande sobriĂ©tĂ©. Pas d'effets appuyĂ©s, pas de montage compulsif ni de grande mise en scĂšne. Stallone livre avec Rocky la plus belle performance d'acteur de sa carriĂšre. Pour incarner ce personnage, il a créé toute une gestuelle une façon de parler avec ses mains, un dĂ©hanchement sportif, un roulement d'Ă©paules. Il impressionne aussi beaucoup par sa voix et son parler murmurant, hĂ©sitant. Il incarne un pauvre type attachant. Evidemment, le succĂšs est au rendez-vous, en cette annĂ©e 1976. Le film a Ă©tĂ© tournĂ© sur vingt huit jours, avec un budget d'un peu plus d'un million de dollars. Il en a rapportĂ© 117, rien qu'aux Etats-Unis et 225 dans le monde entier. Rocky est nominĂ© aux Oscars, dans de nombreuses catĂ©gories meilleur film, meilleur acteur, meilleure actrice pour Talia Shire, meilleur second rĂŽle pour Burgess Meredith, meilleure rĂ©alisation, meilleur scĂ©nario, meilleur son et musique. Une avalanche de nominations, pour deux rĂ©compenses, les plus importantes le meilleur film et la meilleure rĂ©alisation. Mais oĂč Stallone est-il allĂ© chercher l'histoire de Rocky Balboa ? Sans aucun doute, dans son histoire personnelle, on l'a dit. On peut imaginer que le dĂ©clic a eu lieu le 15 mars 1975. Ce jour-lĂ , Mohammed Ali, le roi de la boxe, affrontait Chuck Wepner, quasi inconnu. Wepner jouait le match de sa vie et personne ne misait un kopeck sur lui. Il savait qu'il relevait lĂ le challenge de son existence ĂȘtre face Ă l'un des plus grands boxeurs de l'histoire du sport. Notre Chuck Wepner a rĂ©ussi Ă tenir 15 rounds et mĂȘme Ă envoyer le grand Ali au tapis ! MĂȘme si ce challenger ne l'a pas emportĂ©, il a gagnĂ© l'estime et sidĂ©rĂ© tout le public. Cette petite histoire, officielle, ne vous rappelle rien ? Sylvester Stallone Ă©tait parmi les spectateurs de ce match et sans nul doute s'est-il inspirĂ© de l'Ă©vĂ©nement pour amorcer l'Ă©criture de Rocky, qui, selon les dires de Stallone lui-mĂȘme, a Ă©tĂ© rĂ©digĂ© en trois jours. A noter aussi, pour l'anecdote, que le final de Rocky que nous connaissons n'est pas celui prĂ©vu Ă la base dans le scĂ©nario. Apollo et Rocky devaient ĂȘtre communĂ©ment portĂ©s en triomphe par la foule... Mais la production ne souhaitait pas dĂ©penser de l'argent pour des figurants. Stallone a imaginĂ© Rocky et Adrian restant seuls dans la salle du match et s'en allant main dans la main d'oĂč l'une des affiches, en noir et blanc. Cette scĂšne fut tournĂ©e mais, trĂšs judicieusement, Avildsen, au montage, a prĂ©fĂ©rĂ© faire s'arrĂȘter le film sur l'accolade de Rocky avec sa fiancĂ©e. La taverne de l'enfer Paradise Alley - 1978 Paradise Alley est l'un des films les plus mĂ©connus de Stallone. Pratiquement introuvable dans le commerce pas de DVD zone 2, quelques VHS de collection Ă un prix d'or, Paradise Alley est un film bien mystĂ©rieux, qui laisse une grande impression d'Ă©trangetĂ© aprĂšs visionnage. AprĂšs la gloire obtenue avec Rocky, Sylvester Stallone s'est affirmĂ© comme un auteur Ă part entiĂšre, capable Ă la fois d'Ă©crire et d'incarner. Sur Paradise Alley, il se charge de tout scĂ©nario, dialogues, rĂ©alisation, interprĂ©tation... Il va mĂȘme jusqu'Ă chanter la musique du film, Too close to paradise, avec une voix d'Elvis dĂ©saccordĂ© ! Paradise Alley reprend quelques ficelles tirĂ©es de Rocky le combat, le challenge, le grand match final. Ici, on ne parle plus de boxe mais de catch, et le lutteur n'est pas Stallone mais son frĂšre dans le film, Victor, interprĂ©tĂ© par le boxeur Lee Canalito, dont c'est presque le seul film. Paradise Alley raconte l'histoire de trois frĂšres, dans le New York des annĂ©es quarante, qui trouvent la combine des combats de catch pour se faire de l'argent. Autant le dire tout de suite, on reconnaĂźt peu New York et encore moins les annĂ©es quarante. Le film est truffĂ© d'anachronismes... Pire que ça, il est carrĂ©ment hors du temps. Paradise Alley fleure bon les seventies, mais, par delĂ le kitsch, donne l'impression d'Ă©laborer une esthĂ©tique crasseuse, brumeuse, post-apocalyptique, complĂštement baroque et loufoque. Un film entre la comĂ©die et le drame, dans lequel Sly livre l'une de ses pires prestations d'acteur. Un vĂ©ritable OVNI dans la filmographie de Stallone. Vraiment intriguant. Rocky II - 1979 Un Rocky commence lĂ oĂč s'est terminĂ© le prĂ©cĂ©dent. Trois ans aprĂšs le trĂšs grand succĂšs de Rocky sort une suite. Notre boxeur, aprĂšs quelques tergiversations, reprend les gants pour un match revanche contre Apollo Creed. Ce que l'on reproche aux sĂ©quelles de Rocky et de Rambo, c'est que Stallone donne dans l'auto-caricature. Il reprend les mĂȘmes ingrĂ©dients et les dĂ©veloppe jusqu'au ridicule. Rocky Balboa n'est plus un brave type un peu paumĂ© mais fait carrĂ©ment figure de dĂ©bile lĂ©ger. L'aspect social du premier opus s'estompe et devient ici mineur. L'histoire d'amour entre Rocky et Adrienne, modeste et humoristique Ă la base, devient une romance trĂšs maniĂ©rĂ©e et mielleuse. Sans ĂȘtre rĂ©ellement mauvais, ce nouveau Rocky se rĂ©vĂšle beaucoup plus fade que le prĂ©cĂ©dent. On notera aussi l'importance qu'a pris la religion, thĂšme plutĂŽt absent du premier volet. C'est surtout Ă Dieu que je rend grĂące » dĂ©clare Rocky aprĂšs son combat. Le public n'est pas aussi nombreux pour le second Rocky que pour le premier mais les bĂ©nĂ©fices restent confortables. On passe de 117 Ă 85 millions de dollars de recette. Le public français, quant Ă lui, reste toujours insensible aux charmes de Balboa. Le nombre d'entrĂ©es vendues dĂ©passe petitement 500 000 tickets le score le plus faible sur l'ensemble des cinq films. On notera la prise de gallon de Stallone Ă Hollywood, qui s'est largement affirmĂ© Ă partir de l'Ă©norme succĂšs de Rocky. Il n'est plus "seulement" scĂ©nariste et acteur principal, dans Rocky II, mais aussi rĂ©alisateur. ParallĂšlement Ă cela, il est intĂ©ressant de noter, dĂ©jĂ , l'Ă©volution de ce qui deviendra la franchise Rocky. Rocky, premier du nom, Ă©tait une revanche. Une revanche sur la vie, sur la pauvretĂ©, sur les prĂ©jugĂ©s, oĂč un p'tit gars Ă force de courir dans des escaliers finit par se hisser en haut de l'affiche et montrer sa tĂȘte au peuple. Dans sa longue clameur finale, Rocky crie Adrienne », mais quelque part, c'est aussi un j'existe » qu'il balance Ă la foule conquise non par l'issue du match, mais par sa performance et son culot. Dans Rocky II, et de fait, dans ses suites, le boxeur n'a plus Ă faire ses preuves. Il est champion du monde, la foule l'adule. Il deviendra un modĂšle Rocky III, voir un symbole patriotique Rocky IV. Ses combats n'auront plus pour but la volontĂ© rageuse de sortir de sa condition, mais celle, plus matĂ©rialiste, de conserver ses nouveaux acquis. Tout comme Rambo, qui dĂšs Rambo II, n'est plus le stigmate vivant d'une guerre perdue, Rocky, Ă partir de Rocky II, n'est plus le porte-parole des "petits" mais une sorte d'icĂŽne. Une icĂŽne qui parle comme un charretier certes, mais qui, installĂ© sur son piĂ©destal, contemple son quartier avec la crainte enfouie d'y rechuter... A nous la victoire Victory - 1981 C'est un fait peu connu, mais Sylvester Stallone a dĂ©jĂ jouĂ© avec le brĂ©silien PelĂ©, reconnu comme Ă©tant le plus grand joueur de football de tous les temps. C'Ă©tait en 1981, dans Victory, traduisez, en français, A nous la victoire ». L'histoire est celle d'un match de propagande qui s'organise l'Ă©quipe de football de l'Allemagne nazie contre une Ă©quipe reprĂ©sentant le reste du monde, avec des joueurs sĂ©lectionnĂ©s dans les camps de travail allemands. Stallone, pour ce film, cĂŽtoie non seulement le plus grand joueur de football au monde, mais aussi l'un des rĂ©alisateurs les plus mythiques d'Hollywood John Huston, dont la carriĂšre s'Ă©tend de 1941 Ă 1986 ! On retient de John Huston Le Faucon maltais et African Queen mais trĂšs peu souvent Victory. Et pour cause, le film est plutĂŽt mauvais. Il s'agit d'une commande de studio, se basant sur le patchwork de stars et misant sur les thĂšmes fĂ©dĂ©rateurs du football et de la rĂ©sistance pour faire mouche auprĂšs des spectateurs. Notre Sly se retrouve donc au milieu d'un casting impressionnant, rĂ©unissant des acteurs d'envergure comme Michael Caine Dressed to kill et Max von Sydow le prĂȘtre dans L'exorciste et de vĂ©ritables stars du football international des annĂ©es soixante-dix Bobby Moore, Osvaldo Ardiles, Paul Van Himst, Co Prins et d'autres dont les noms n'Ă©voqueront quelques souvenirs qu'aux vieux passionnĂ©s de football. Au milieu de tout ce beau monde, Stallone tient l'un des rĂŽles principaux. Plus douĂ© pour le football amĂ©ricain qu'anglais, il devient le gardien de but de l'Ă©quipe. Amusant Ă regarder pour les amateurs de football, Victory n'en demeure pas moins anecdotique pour les cinĂ©philes. Le film est aussi rĂ©aliste Ă propos des camps nazis qu'a pu l'ĂȘtre en son temps la sĂ©rie TV Papa Schulz. Les prisonniers de guerre, dans leurs baraquements, semblent plus ĂȘtre dans un camp de vacances que dans un camp de travail. Et ne parlons pas des costumes et dĂ©cors. Si vous observez bien les scĂšnes de foule, il vous sera possible de repĂ©rer quelques personnes en jogging fluo et autres accoutrements typiquement eighties. Les anachronismes sont fleuves, la reconstitution est vraiment peu crĂ©dible. Restent un petit cĂŽtĂ© Grande Ă©vasion » qui plaira peut-ĂȘtre Ă quelques nostalgiques et les fabuleux dribbles de PelĂ© qui n'Ă©mouvront que quelques inconditionnels footeux. Un film anecdotique, dans la carriĂšre de Stallone comme dans celle de Huston. Les Faucons de la Nuit Nighthawks - 1981 Une vieille femme marche seule dans une rue de New York. DerriĂšre elle, des silhouettes de jeunes sauvageons se dessinent dans la nuit. Le spectateur va assister impuissant Ă un nouvel exemple de l'insĂ©curitĂ© urbaine ? Son estomac se noue et ses poings se serrent... mais que fait la police ? OĂč est Charles Bronson ? Soudain, la vieillarde tabasse ses agresseurs Ă coups de sac Ă main... Mais qui se cache sous ce chĂąle ? Ca alors, c'est Sylvester Stallone !! Et oui, voici une entrĂ©e en matiĂšre peu commune pour un acteur qui deviendra l'emblĂšme du gros bras et d'une certaine idĂ©e de la virilitĂ©. D'ailleurs visionner Les Faucons de la Nuit laisse aujourd'hui une curieuse impression par rapport Ă l'image actuelle de l'acteur. En duo avec Billy Dee Williams Lando Calrissian chez George Lucas, Stallone interprĂšte ici un policier chargĂ© de la petite dĂ©linquance, vĂ©tĂ©ran traumatisĂ© du Viet Nam, rĂ©solument non-violent et n'hĂ©sitant pas Ă se grimer en victime potentielle ! Il y a des films qui arrivent trop tard dans une carriĂšre, autant dire que celui-ci arrive paradoxalement beaucoup trop tĂŽt. Voir Stallone portant barbe et lunettes hĂ©siter Ă tirer sur un terroriste laisse planer une impression de surrĂ©alisme, comme si les Faucons de la Nuit rĂ©sumait prophĂ©tiquement toute la future carriĂšre de l'acteur sous l'angle d'un effet de miroir pervers. Quel dommage qu'il ne soit pas sorti aprĂšs Rambo II ou Rocky IV. En lui mĂȘme, le film est un petit polar bien troussĂ© oĂč deux flics de la rue rejoignent une unitĂ© de contre-terrorisme visant Ă l'Ă©limination et non pas l'arrestation d'un poseur de bombe mĂ©galo. RĂ©alisĂ© joliment dans un New York tout sale, se permettant quelques fulgurances visuelles un hĂ©licoptĂšre face Ă un tĂ©lĂ©fĂ©rique, Les Faucons de la Nuit est un film assez classe, plus orientĂ© sur les rouages de son intrigue agrĂ©able que sur les scĂšnes d'action, rares et sĂšches. Veste en cuir et ray-ban, Stallone a un look d'enfer lorsqu'il ne porte pas la jupe et s'accommode parfaitement de son personnage dĂ©sabusĂ© en lutte avec ses idĂ©aux. Jeu subtil et charisme infernal, il offre ici l'une de ses meilleures performances d'acteur. Pour l'un de ses meilleurs rĂŽles... Rocky III - 1982 Toum...toumtoumtoum....toumtoumtoum...toudouuum....toum... Qui a oubliĂ© ce thĂšme ? Qui a oubliĂ© cette chanson de Survivor ? Qui a oubliĂ© cette confrontation oĂč Rocky vacille sous les poings Ă©nervĂ©s de Mister T ? Rocky III, c'est un peu la quintessence de la franchise du boxeur, qui trouvera toute son identitĂ© visuelle et sonore influencĂ©e par les annĂ©es quatre-vingt. 1982 donc, Sylvester Stallone reprend son poste de rĂ©alisateur et remonte sur le ring. Une musique marquante, un goĂ»t pour le show, un adversaire bien mĂ©chant... Rocky III partait comme une suite de routine qui perdrait en symbolique ce qu'elle gagne en lĂ©gende. Pourtant, le film prend une tournure inattendue. En effet, Rocky III dĂ©truit littĂ©ralement ses deux prĂ©dĂ©cesseurs, insinuant que le succĂšs et les victoires de Rocky ne sont basĂ©s que sur du vent. Grand champion pour le public, il reste Ă Rocky Ă trouver la lĂ©gitimitĂ© dont il doute, au terme d'un combat tant physique qu'intĂ©rieur oĂč il partira en quĂȘte de l'oeil du tigre », ce qui le hantait alors qu'il n'Ă©tait qu'un moins que rien. Remettant en cause deux films dont un culte, Rocky III s'interroge sur la notion de succĂšs, mettant en scĂšne un Rocky embourgeoisĂ© qui doit se battre pour retrouver outre son titre, un bien-fondĂ© qu'il n'a semble-t-il jamais eu. De la mĂȘme maniĂšre que Rocky V, bien que les films soient sensiblement diffĂ©rents, Rocky III retourne aux sources, dans la salle de sport modeste oĂč des combattants authentiques attendent leur heure. Stallone campe un boxeur fragile et encore peu habituĂ© Ă un succĂšs qu'il rejette et recherche Ă la fois. Sa rĂ©action face Ă une statue qui lui est Ă©rigĂ© est explicite presque Ă©crasĂ© sous le poids de sa propre reprĂ©sentation portĂ©e aux nues, il prononcera un discours humble et gĂȘnĂ© lors de son investiture, avant de lui assener plus tard un fĂ©roce coup de casque, devenu dĂ©goĂ»tĂ© de sa propre image, ce morceau de bronze reprĂ©sentant tout ce qu'il a rĂ©ussi Ă construire et qui risque de lui filer entre les doigts. RĂ©flexion culottĂ©e, Rocky III pourrait Ă©galement ĂȘtre vu comme une mise en abĂźme pour un Stallone devenu soudain star de cinĂ©ma, s'interrogeant sur son statut. On devine dans les errances de Rocky l'ombre d'un acteur/rĂ©alisateur posant Ă plat son parcours, passant d'un film de cul miteux Ă deux personnages emblĂ©matiques, une phase de doute oĂč la peur de ne rien avoir mĂ©ritĂ© prend le pas sur l'apogĂ©e d'une carriĂšre. Rocky III traduit un besoin de distance, oĂč Stallone comme Rocky tournent le dos quelques instants Ă leurs histoires respectives pour retourner aux origines de tout, le temps de dire que non, mĂȘme si l'un ou l'autre brassent les dollars, ils n'ont pas oubliĂ© les pĂ©riodes de vaches maigres Ă boxer des quartiers de viande. D'une Ă©criture surprenante, bien rĂ©alisĂ© et interprĂ©tĂ© de maniĂšre convaincante par un Stallone habitĂ©, cet Ă©pisode assez sombre et souvent dĂ©criĂ© reste sans doute l'un des plus intĂ©ressants de la saga. Rambo First Blood - 1982 Qui a dit qu'un film d'action Ă©tait forcĂ©ment inintelligible et mauvais ? A tous ceux qui dĂ©nigrent le genre, regardez First Blood, de Ted Kotcheff, un film mettant en scĂšne le vĂ©tĂ©ran de la guerre du Vietnam John Rambo, considĂ©rĂ© comme le premier grand du genre. Rambo, premier du nom, n'est pas, comme on le croit souvent, un amas de grands Ă©lans patriotiques et anti-communistes, bien au contraire. La qualitĂ© de First Blood a souvent Ă©tĂ© Ă©touffĂ©e par ses deux sĂ©quelles. First Blood est un film profond, dramatique et rĂ©vĂ©lateur du grand traumatisme subi par la population amĂ©ricaine. Le premier film Ă avoir parlĂ© des Ă©normes dĂ©gĂąts causĂ©s par l'embourbement au Vietnam est sorti fin des annĂ©es soixante-dix. C'Ă©tait Deer Hunter Voyage au bout de l'enfer de Michael Cimino. Courant des annĂ©es quatre-vingt, plusieurs films se sont Ă nouveau penchĂ©s, de diverses maniĂšres, sur le malaise Platoon, NĂ© un 4 juillet, Full Metal Jacket, Good morning Vietnam et surtout... First Blood. Le film de Kotcheff raconte l'histoire d'un vĂ©tĂ©ran du Vietnam arrivant dans une petite ville oĂč il se heurte dĂšs ses premiers pas au shĂ©rif qui ne veut pas de vagabonds "dans son genre" dans son fief. ObstinĂ©, Rambo s'entĂȘte Ă vouloir rester dans cette bourgade et la police locale rĂ©agit de maniĂšre trĂšs violente Ă sa rĂ©sistance. Rambo, pourchassĂ©, finit par s'enfuir dans les bois oĂč il mĂšne contre les autoritĂ©s une vĂ©ritable guĂ©rilla. L'essentiel du film est basĂ© sur les pĂ©ripĂ©ties courses-poursuites, explosions, piĂšges... On observe la mĂ©canique guerriĂšre de Rambo. Le film aurait pu ĂȘtre bien moins marquant s'il n'y avait pas eu cette explosion finale le monologue de Rambo, en sanglot, se vidant de la terreur qu'il a accumulĂ© pendant ses annĂ©es de service. Les cinq minutes de gĂ©missements et de rage vocifĂ©rĂ©es par Stallone dans les derniers moments du film rendent de suite irrecevable toute parole dĂ©nigrante Ă propos de son talent d'acteur. Avec First Blood, Sylvester Stallone signe son deuxiĂšme chef d'oeuvre d'acteur, qui se faisait attendre depuis 1976. Pour l'anecdote, on rappellera qu'une fin alternative Ă celle que nous connaissons a Ă©tĂ© tournĂ©e, faisant mourir Rambo. Elle est visible en bonus de l'ultimate edition. Cette scĂšne aurait Ă©tĂ© retenue que l'on n'aurait pas connu les deux sĂ©quelles de 1985 et 1988, ce qui n'aurait pas forcĂ©ment Ă©tĂ© un mal... Pour ce qui est du box-office, First Blood se hisse dans le top de l'annĂ©e, avec 125 millions de recette pour environ quatorze millions de budget. Le score de Rocky III est Ă peu prĂšs Ă©quivalent. Sans nul doute, 1982 fut la trĂšs grande annĂ©e de Stallone. Staying Alive - 1983 Sylvester Stallone est tout en haut de sa forme lorsqu'il s'attaque Ă la rĂ©alisation de Staying Alive, First Blood et Rocky III ayant tous deux fait un malheur au box office. Staying Alive reste Ă ce jour le seul film rĂ©alisĂ© par Stallone dans lequel il ne joue pas mĂȘme si on l'aperçoit Ă un moment du film, le temps d'une bousculade. Bandeaux rouges dans les cheveux, coupes "mulet", marcels jaunes, couronnes de paillettes, hauts ultra cintrĂ©s, moumoutes... Staying alive est un monument du kitsch. Avec ce film, John Travolta surfe sur la vague Saturday night fever, le film qui l'a rĂ©vĂ©lĂ© en 1977. Staying Alive, un autre grand tube des Bee Gees, sert de titre et de chanson de clĂŽture Ă la seule et unique comĂ©die musicale Ă©crite par Sly. Staying alive est un film sur la danse et dont la trame repose essentiellement sur la romance. Tony Manero, coureur de jupon Ă la dĂ©marche chaloupĂ©e, est tiraillĂ© entre deux amours d'un cĂŽtĂ© la simplicitĂ© et la gentillesse de sa compagne Jackie, de l'autre, le lunatisme et la prĂ©tention de Laura, richissime star de Broadway. On sent bien le scĂ©nario Ă©crit par Stallone. Un gars un peu simplet et spontanĂ© qui, au dĂ©but du film, n'est mĂȘme pas pris comme figurant dans une troupe miteuse et qui finit quatre-vingt-dix minutes plus tard star de Broadway. Ca ne vous rappelle pas un certain Rocky ? Mais Staying alive ne relĂšve pas du genre sportif ou d'action. On nage ici en pleine romance et, bien que le film verse dans les clichĂ©s du genre, avec des jeux de regard appuyĂ©s, on peut ĂȘtre assez surpris du discours tenu. Pas de happy end romantique, Tony n'arrive jamais vĂ©ritablement Ă se dĂ©cider entre ses deux femmes, le sentiment amoureux reste, jusque dans les derniĂšres minutes, tout Ă fait instable, fragile. Inutile de vous le dire, vous l'aurez devinĂ© rien qu'Ă la vue de l'affiche splendide, Staying alive a trĂšs mal vieilli. La BO est des plus ringardes elle est signĂ©e Frank Stallone, le frĂšre de Sly, qui joue et chante dans le film et le kitsch, que nous avons dĂ©jĂ Ă©voquĂ©, atteint un niveau imbattable lors des vingt derniĂšres minutes, celles de la reprĂ©sentation, avec un Travolta survoltĂ© et en sueur se trĂ©moussant dans un petit slip Tarzan et dont la chorĂ©graphie, qui semble pourtant dĂ©chaĂźner le public, ne se limite qu'Ă de petits sautillements... New York cowboy Rhinestone - 1984 Restons dans le kitsch. AprĂšs avoir signĂ© la rĂ©alisation de l'une des comĂ©dies musicales les plus catastrophiques de l'histoire du cinĂ©ma, Sylvester Stallone joue dans Rhinestone, sa toute premiĂšre comĂ©die. L'histoire est rabĂąchĂ©e il s'agit d'un pari passĂ© par une chanteuse et son manager, de transformer un looser en chanteur country. Le looser, c'est bien Ă©videmment Stallone, qui interprĂšte ici Nick Martinelli, un chauffeur de taxi blagueur et un tantinet crĂ©tin. On ne peut vraiment pas dire que le poids des annĂ©es ait apportĂ© aux films Sylvester Stallone et Dolly Parton, une chanteuse country trĂšs populaire aux Etats-Unis, rivalisent l'un l'autre en matiĂšre de touffe permanentĂ©e et de costumes ridicules mĂ©langeant influences cow-boys et paillettes. Les amateurs de nanar se rĂ©galeront Ă la vue du ramassis de clichĂ©s typiques de la comĂ©die hollywoodienne de base l'intrigue amoureuse classique, le portrait caricatural des populations italiennes et texanes, et le fameux "coup de poing fĂ©minin"... Ceux qui ont pris plaisir Ă Ă©couter les impertinences vocales de Stallone sur la de Paradise Alley se rĂ©galeront en regardant Rhinestone, qui multiplie les passages chantĂ©s. Stallone s'Ă©gosille comme un porc castrĂ©, se couvre de ridicule dans des costumes de cow-boys de supermarchĂ©s mais finit, vous vous en doutez bien, par gagner son aura de crooner. L'un des pires flops de la carriĂšre de Sly, bien classĂ© dans la liste IMDB des pires films jamais rĂ©alisĂ©s. Navet ou nanar ? A vous de juger ! First Blood part II Rambo II la mission - 1984 Colonel ? Cette fois on y va pour gagner ? » Cette fois, ça dĂ©pend de toi » Ne cherchez pas la transition entre First Blood, film d'action non dĂ©pourvu d'intelligence et rĂ©vĂ©lateur d'un traumatisme amĂ©ricain et sa sĂ©quelle directe, First Blood part II. Si l'acteur principal et le personnage mis en scĂšne sont bien les mĂȘmes, les films n'ont, dans leur contenu, strictement rien Ă voir. Comme nous le savons, les derniers ont quittĂ© le Vietnam en 1973. La guerre terminĂ©e, il a fallu plusieurs annĂ©es pour que des films rendent compte du traumatisme causĂ©. Alors que First Blood donnait dans le devoir de mĂ©moire, First Blood II se fait porteur d'un message complĂštement Ă l'opposĂ© idĂ©ologique. John Rambo, aux travaux forcĂ©s depuis son pĂ©tage de plomb, est rappelĂ© par son fameux colonel Trautman Richard Crenna pour une mission trĂšs spĂ©ciale. C'est bien simple, Rambo va revenir au Vietnam pour libĂ©rer les derniers prisonniers amĂ©ricains et, au passage, rectifier le cours de l'histoire et gagner la guerre Ă lui tout seul. Les ennemis ? Des salauds de communistes vietnamiens et des salauds de communistes russes. Eh oui, la guerre froide n'est pas totalement terminĂ©e. Rambo II est certainement le film le plus bĂȘtement patriotique, revanchard, manichĂ©en et anti-communiste pondu par l'industrie amĂ©ricaine depuis l'invention du cinĂ©ma. Il faut remettre les choses dans leurs contextes. Les annĂ©es quatre-vingt, aux Etats-Unis, ce sont les annĂ©es reaganiennes. Ronald Reagan, quarantiĂšme prĂ©sident des Etats-Unis, Ă©tait trĂšs marquĂ© anti-communiste Il appelait l'URSS "l'empire du mal" et pro militariste il fit gonfler le budget de la dĂ©fense et de l'armĂ©e de maniĂšre considĂ©rable. Beaucoup des films d'action tournĂ©s lors de ces annĂ©es quatre-vingt Ă©taient imbibĂ©s de cet esprit de "la paix dans la force". Rambo II est sans conteste la figure de proue de tous ces films. Pour rĂ©concilier les amĂ©ricains avec leur pays, on rectifie l'histoire Ă grand coup de rĂ©visionnisme et de fascisme Ă©radiquons toute menace extĂ©rieure. Ce qui est arrivĂ© ici est peut-ĂȘtre moche, mais tu ne dois pas haĂŻr ton pays pour ça » dĂ©coche Trautman Ă Rambo Ă la fin du film, lequel rĂ©pond Le haĂŻr ? Je mourrais pour lui ! ». On doit le scĂ©nario de Rambo II Ă James Cameron et Sylvester Stallone lui-mĂȘme, vraisemblablement convaincus de la prĂ©sence de prisonniers amĂ©ricains au Vietnam, vingt ans aprĂšs la fin de la guerre. A la rĂ©alisation, on retrouve Cosmatos, qui collaborera Ă nouveau avec Stallone sur un autre film au contenu douteux, Cobra. Le gros de la bande originale est signĂ©e Jerry Goldsmith, mais, comme souvent, Sylvester a confiĂ© Ă son frĂšre Frank l'Ă©criture de la chanson de clĂŽture, qu'il a composĂ© et interprĂ©tĂ© Peace in our lives Paix dans nos vies, rappelez-vous de l'appel - Des applaudissements pour mes frĂšres, rappelez vous d'eux - Foyer des braves, nous ne tomberons jamais - La force de notre nation nous appartient Ă tous ». Rambo II est l'un des grands succĂšs de l'annĂ©e 1985. Il rapporte 300 millions de dollars et cartonne autant aux Etats-Unis qu'en Europe. Rocky IV - 1985 Rocky IV1985, l'annĂ©e du dĂ©sastre. AprĂšs un troisiĂšme opus surprenant, Stallone se remet en scĂšne dans son rĂŽle fĂ©tiche. Alors que le cinĂ©ma d'action reprend allĂ©grement les idĂ©es de Reagan, nous livrant des films aussi insensĂ©s que L'Aube Rouge ou PortĂ©s Disparus, Rocky IV semblait partir d'une bonne intention, Ă base de pacifisme et d'entente entre les peuples. HĂ©las, ce n'est au final qu'une boursouflure que le temps finit par rendre autant rigolote qu'affligeante de patriotisme primaire. Le gĂ©nĂ©rique donne le ton, alors qu'un gant de boxe aux couleurs de l'AmĂ©rique pulvĂ©rise un autre gant aux armes de la Russie. La suite est du mĂȘme acabit Au cours d'un combat amical contre un obscur Russe venu de ses froides contrĂ©es dĂ©fier Balboa, Apollo Creed trouve la mort sous les yeux mĂ©dusĂ©s de Rocky. Ce dernier va alors relever le challenge de ce nouveau venu, Yvan Drago, et s'envoler pour la Russie, afin de venger son mentor et montrer au passage qu'on ne le provoque pas impunĂ©ment. On ne va pas tergiverser sur le symbolisme de la chose, Rocky IV est un joyeux nanar oĂč Sly gagne la Guerre Froide a lui tout seul face Ă un jeunot nommĂ© Dolph Lundgren, plus monolithique que jamais. Jouant avec les comparaisons foireuses -les entraĂźnements respectifs de l'AmĂ©ricain et du Russe- et les touches d'humour de mauvais goĂ»ts -le robot de Paulie, le show d'Apollo-, Rocky IV se suit avec le sourire aux lĂšvres jusqu'Ă son apocalyptique match final, moment d'anthologie oĂč Sly et Dolph se tapent dessus comme des sourds au cours d'un pugilat manquant de virer au combat de catch. Le tout Ă©tant achevĂ© par un discours final entrĂ© depuis dans les annales. Du bonheur pour les soirĂ©es biĂšres ! Si Stallone nous livre un scĂ©nario ni fait ni Ă faire, il faut toutefois lui reconnaĂźtre une certaine maĂźtrise technique, prouvant Ă nouveau son statut de rĂ©alisateur intĂ©ressant. Vif ou calme quand il le faut, Rocky IV n'accuse aucune saute de rythme et trouve son paroxysme dans ses combats aussi bouffons qu'indĂ©niablement intenses. Mais pas d'oscars pour cette fois. AprĂšs Rambo II et avant l'inĂ©narrable Rambo III, Sly franchit un nouveau pas dans le cinĂ©ma bas du front et il y a fort Ă parier que ces quelques films aussi malheureux que malheureusement ancrĂ©s dans leurs Ă©poques aient contribuĂ© Ă construire l'image ringarde et beuglante dont l'acteur porte toujours les stigmates. Pour Dolph Lundgren en revanche, l'affaire est bonne. Son physique impressionnant ainsi remarquĂ©, Rocky IV ne fait rien de moins que lancer sa carriĂšre. Cobra - 1986 En deux ans, Sylvester Stallone a signĂ© deux des plus grands nanars de l'histoire du cinĂ©ma. Rocky IV et Cobra. Son image en a pris un coup. En 1986 sort Cobra, un film d'action pur et dur, affichant un duo trĂšs en vogue Ă l'Ă©poque Brigitte Nielsen et Sylvester Stallone. Un couple Ă l'Ă©cran mais aussi dans la vie. FraĂźchement divorcĂ© de sa premiĂšre femme, Sasha Czack, en 1985, Stallone se remarie avec la trĂšs cĂ©lĂšbre actrice de sĂ©rie B, Brigitte Nielsen. La presse people se dĂ©chaĂźne sur le couple de bodybuildĂ©s. Les tourtereaux sont, Ă l'Ă©poque, au sommet de leur gloire mĂ©diatique. Et Cobra, qui se devait ĂȘtre un propulseur dĂ©finitif, a reçu un accueil plutĂŽt froid un succĂšs modeste au box office et, surtout, des critiques aussi assassines que justifiĂ©es. Cobra mĂ©rite, sur la longue liste des films d'action rĂ©acs, de figurer tout en haut du classement aux cĂŽtĂ©s des non moins radicaux Justicier dans la ville de Charles Bronson. Comme dans le film sus citĂ©, le message dĂ©livrĂ© est simple les criminels sont des dĂ©traquĂ©s. Il faut les Ă©liminer, laver la sociĂ©tĂ© de ces impuretĂ©s. Stallone incarne Marion Cobretti, dit Le Cobra », partisan de la maniĂšre forte. A de nombreux moments dans le film, on souligne grossiĂšrement l'illĂ©gitimitĂ© du recours Ă la justice face Ă "la racaille". Il faut vous adresser aux juges. Ils vont les enfermer, puis les libĂ©rer » ironise le Cobra. Violent, rĂ©actionnaire, Cobra est un monstre fasciste qui Ă©limine tout sur son passage, sans aucun remord... Et avec classe ! Cobra est un action man, un nettoyeur, au profil typĂ© et ridicule. Stallone arrive, les lunettes de soleil bleues mĂ©tallisĂ©es lui couvrant la moitiĂ© du visage, une allumette au coin des lĂšvres !, les santiags aux pieds, la barbe de quelques jours... Et il Ă©limine tous les voyous Ă la sulfateuse l'air impassible. Les meilleures parodies n'atteignent pas ce niveau. La mission de Cobra est de protĂ©ger une jeune femme prise en chasse par un groupe de serial killers. Quand Stallone se fait garde du corps contre un gang de bikers fanatiques, c'est la troisiĂšme guerre mondiale ! Sortez les grenades et la sulfateuse ! On relĂšvera quelques passages, les plus dĂ©biles dans cette ode au bourrinage le Cobra propulsant sa voiture en y injectant de la nitroglycĂ©rine et tirant Ă l'automatique de la main gauche en effectuant un dĂ©rapage parfaitement contrĂŽlĂ© de la main droite. AprĂšs un Rambo II aussi efficace qu'impensable, Stallone scellait lĂ sa deuxiĂšme collaboration avec George Pan Cosmatos. DĂ©cĂ©dĂ© en 2005, on se souviendra de Cosmatos comme d'un metteur en scĂšne trouvant le feu sacrĂ© dans la sĂ©rie B Ă©nergique aux castings forts ah, Leviathan.... Primaire et explosif, Cobra tĂ©moigne de l'indĂ©niable aptitude de Cosmatos Ă livrer des films un minimum bien emballĂ© et divertissant. Bras de Fer Over the top - 1987 Pauvre Sylvester Stallone. A peine sort-il de la pantalonnade Cobra que le terrible Menahem Golan lui remet le grappin dessus. Bras de Fer est sans aucun doute le pire film dans lequel ait tournĂ© notre ex-Rambo, L'Etalon Italien Ă©tant hors catĂ©gorie. C'est donc dans le giron de Cannon que Sly tourne cette histoire Ă la Doux Dur et Dingue, mettant en scĂšne un routier partant Ă la conquĂȘte du championnat du monde de bras de fer. Surfant vaguement sur la vague Rocky, Bras de Fer tente de s'enrichir d'un certain fond social, mettant en scĂšne un homme divorcĂ© qui tentera de reconquĂ©rir son fils, tout en nous faisant suivre entraĂźnements et compĂ©tions. HĂ©las, le rĂ©sultat est Ă la hauteur du sujet. Si la naĂŻvetĂ© des relations pĂšre-fils, qui s'entredĂ©chirent pour mieux se retrouver, peut parvenir Ă faire illusion, en dĂ©pit de scĂšnes tĂ©lĂ©phonĂ©es basĂ©es sur leurs diffĂ©rences respectives Stallone se paye la honte dans un restoroute car son fils commande une salade..., le film sombre dans l'abĂźme de la stupiditĂ© dans ses phases sportives dĂ©goulinantes de testostĂ©rone. OpposĂ© Ă des adversaires plus baraquĂ©s les uns que les autres, Sly, le muscle plus hypertrophiĂ© que jamais, beugle, gĂ©mit, rougit et transpire comme un forgeron dans d'Ă©pique combat de bras de fer. A la fin, Stallone Ă©change son camion tout pourri contre le truck flambant neuf de la victoire et s'en retourne sur les routes d'AmĂ©rique. CrĂ©tin et profondĂ©ment beauf, Bras de Fer n'oublie pas de nous dispenser d'impayables scĂšnes oĂč notre routier se muscle le bras tout en conduisant, grĂące Ă un ingĂ©nieux systĂšme de petites poulies. Film insensĂ© oĂč la miĂšvrerie se fait une place au milieu de figurants dont la carrure ferait passer Ken le Survivant pour une doublure de Sim, Bras de Fer ne provoque que trop rarement l'Ă©clat de rire salvateur et s'avĂšre mĂȘme un produit profondĂ©ment dĂ©primant oĂč Stallone se compromet dans une performance Ă la limite de la caricature, lui qui jadis excellait dans le registre du gars simple allant au bout de ses rĂȘves. L'homme vaut tellement mieux. Heureusement, toutes les choses ont une fin, mĂȘme les annĂ©es 80... Rambo III - 1988 Ce gros nul de colonel Trautman Ă©tant infoutu de partir en mission sans finir en geĂŽle, Stallone enlĂšve sa chemise, remonte son pantalon et s'envole en Afghanistan pour les besoins de Rambo III. Histoire de ne pas faire le voyage pour rien, il en profitera pour botter les fesses de ces salopiaux de Russes ne font rien qu'Ă martyriser un paisible peuple de gardiens de moutons. Si il fallait trouver une qualitĂ© Ă Rambo III, ce serait sans doute son cĂŽtĂ© dĂ©complexĂ©, accentuĂ© par un doublage français aux petits oignons. Rambo qui abat un hĂ©licoptĂšre avec son arc, la lampe bleue qui fait du bleu, Dieu aurait pitiĂ©, lui non », j'ai vidĂ© quelques chargeurs », sans oublier l'immortel OĂč sont localisĂ©s les missiles ? » Dans ton cul ! » qui fit la joie de toute une gĂ©nĂ©ration, autant de scĂšnes sur le fil du rasoir de la parodie qui font oublier le caractĂšre bĂȘtement rĂ©ac du propos au profit d'un film d'action distrayant et bien fichu. RĂ©alisĂ© par Peter Mac Donald, qui dit-on laissa sa place Ă Russell Mulcahy Highlander le temps de quelques scĂšnes, et bĂ©nĂ©ficiant Ă nouveau de la musique Ă©nergique de Jerry Goldsmith, Rambo III reprĂ©sente avant tout une sorte de vestige. Celui d'un cinĂ©ma d'action qui sentait la sueur et la poudre, oĂč les explosions n'Ă©taient pas des images de synthĂšses et oĂč l'on osait se servir du nombre de morts Ă l'Ă©cran comme argument commercial. Alors oui, certaines rĂ©pliques ou situations de Rambo III sont Ă se tordre de rire, oui, dĂ©dier ce demi-nanar au courageux peuple Afghan » relĂšve d'un sens de la gratification Ă©trange, oui, Ă deux contre quarante-douze, ce sera dur de les encercler, et oui, les Russes ont un accent Ă couper au couteau, couteau qu'ils ont bien sur entre les dents pour mieux pouvoir manger les enfants. Il n'empĂȘche que Rambo III reste, techniquement parlant, un film de qualitĂ©. D'un combat clandestin tonitruant en ThaĂŻlande Ă un jeu Afghan bourrin en passant par une attaque de campement oĂč Sly pique un sprint avant d'exploser un hĂ©licoptĂšre Ă la mitrailleuse, Rambo III, lisible et au rythme soutenu, ne faiblit jamais dans sa course Ă la surdose et Ă l'adrĂ©naline. Avec son scĂ©nario anecdotique, son message d'un autre Ăąge, et ne parlons mĂȘme plus de l'Ă©volution du personnage principal, Rambo III a pour lui le mĂ©rite de rester divertissant, d'offrir une action efficace et de balader son spectateur dans de splendides dĂ©cors avec en bandouliĂšre, un tantinet d'autodĂ©rision. A l'instar d'un Commando, Rambo III reste un de ces films que l'on aime avoir sous la main pour combler une soirĂ©e peinarde. Allez, pour le plaisir - Tu m'entends ? - Qui ĂȘtes-vous ? - TON PIRE CAUCHEMAR !!! » AprĂšs ces pĂ©rĂ©grinations en Afghanistan, il est temps de parler plus en profondeur de ce que fut Rambo au cinĂ©ma. Principalement Ă partir de Rambo II, surgirent d'AmĂ©rique, d'IndonĂ©sie ou d'Italie quelques musculeux baroudeurs aux yeux Ă©teints et Ă la mine dĂ©confite. Rambo premier du nom, finalement le moins pĂ©taradant et caricatural des trois, n'aura que peu d'Ă©mules. Toujours rĂ©active lorsqu'il le faut, l'Italie dĂ©livrera toutefois quelques spĂ©cimens sympathiques. Dans Tonnerre, en 1983, le monolithique Mark Gregory dĂ©laissera ainsi son cuir post-apocalyptique des Guerriers du Bronze pour incarner un indien prenant les armes pour venger la terre profanĂ©e de ses ancĂȘtres. Un peu plus tard, en 1985, Lamberto Bava sortira quant Ă lui un de ses films les plus estimĂ©s, Blastfighter, sous-Rambo mĂątinĂ© de Delivrance oĂč un ancien flic apprend l'Ă©cologie Ă de vils braconniers, grosse pĂ©toire Ă l'appui. En 1984, Enzo Castellari oublie pour sa part la jungle urbaine pour le dĂ©sert dans Touareg, Le Guerrier du DĂ©sert, dans lequel Mark Harmon, ivre de vengeance, s'en va montrer de quel bois il se chauffe. Plus austĂšres, les Etats Unis voient quand Ă eux l'occasion de la jouer patriotisme avec PortĂ©s Disparus 1984, envoyant Chuck Norris sauver l'honneur yankee au Viet Nam. La sortie de Rambo II accĂ©lĂšre les choses. L'Italie en profite pour accoucher d'un Tonnerre 2, tout en faisant un peu de recyclage avec Le Retour de Django. Dans cet Ă©trange mic-mac virant du western au film de guĂ©rilla, Franco Nero reprend son rĂŽle culte et joue de la mitrailleuse pour cette curieuse suite rĂ©alisĂ©e par Ted Archer. Le filon Rambo commence Ă se construire, au point que les distributeurs s'en mĂȘlent, plagiant ici et lĂ la cĂ©lĂšbre affiche des deux premiers films, oĂč Sly pose virilement, sa mitrailleuse Ă la main, dans des films n'ayant parfois aucun rapports. Ainsi le Tornado d'Antonio Margheriti, petit film de guerre n'ayant rien d'honteux sorti en 1983, voit tout bonnement son hĂ©ros rebaptisĂ©... Rando !. Aussi mauvais que soit Rambo II, celui-ci marque les esprits. La scĂšne dite de "la prĂ©paration" devient culte, au point d'ĂȘtre parodiĂ©e. Dans le Gremlins de Joe Dante, le mignon Gyzmo s'affuble d'un bandana avant de tirer Ă l'arc sur ses frĂšres verdĂątres. Chuck Norris continue de vider ses chargeurs dans PortĂ© Disparu 2. Marc Lester voit dans cet engouement l'occasion de sortir le bourrin Commando, oĂč Schwarzenegger massacre de vilains terroristes Ă coup de mitrailleuse, roquette, fusil et autres outils de jardin. Le Viet Nam envahit l'Ă©cran, recueillant dans sa jungle hostile des hommes seuls contre tous, ou parfois de petits commandos. Mark Gregory lui-mĂȘme finira par y mettre les pieds dans Warbus, de Ferdinando Baldi. L'indĂ©crottable Bruno Mattei n'est pas en reste et commet Strike Commando, qui n'est rien de moins qu'un demi-plagiat de Rambo II, oĂč Sly est remplacĂ© par le bovin Reb Brown. Le comble est atteint avec l'apparition d'un dessin animĂ© Rambo, monument de stupiditĂ© oĂč Stallone, grossiĂšrement modĂ©lisĂ© en un avatar hypertrophiĂ©, va de cavalcades en explosions. Rambo III semblera toutefois calmer les esprits. FidĂšle au poste, Fabrizio de Angelis lĂąche un Tonnerre 3, Pierluigi Ciriaci ballade Mark Gregory en Afghanistan dans le bien nommĂ© Afghanistan - The Last Warbus, tandis que Joseph Zito envoie le grand Chuck sauver les enfants de Saigon dans le trĂšs violent PortĂ© Disparu 3. Un film bien ancrĂ© dans son Ă©poque oĂč le bon Braddock tanne le cuir des communistes Ă coup de fusil lance-grenades. Dans la catĂ©gorie du militaire confrontĂ© Ă la nature hostile, Air Force Bat 21 rĂ©ussit pour sa part l'exploit de faire dans le sous-PortĂ© Disparu, nous perdant Gene Hackman dans la jungle vietnamienne. Quelques incroyables perles, du calibre de Deadly Prey, nanar de haute volĂ©e oĂč un simili-Rambo en minishort explose une ribambelle de sbires de diverses façons, Ă©gaient encore cette annĂ©e 1988. Les annĂ©es 90, moins belliqueuses, permettent Ă Tom Berenger de jouer au franc-tireur hantĂ© par quelques dĂ©mons dans le nerveux Sniper - Tireur d'Elite. Environnement hostile, hiĂ©rarchie reniĂ©e et rĂ©pliques viriles - Y'a pas de pĂ©dĂ©s dans la jungle ! »-, un cocktail classique et bien dosĂ© pour un film efficace qui nous offre en prime du bullet-time avant l'heure. Et 1993 est bien sur l'annĂ©e de Hot Shots 2, parodiant l'imagerie de Rambo pour l'hilarant rĂ©sultat que l'on connaĂźt. Haute SĂ©curitĂ© Lock up - 1988 Haute SĂ©curitĂ© sort la mĂȘme annĂ©e que l'horriblement patriotique et anti-russe Rambo III. Et, dans un sens, mĂȘme si les deux histoires contĂ©es ne sont pas du tout les mĂȘmes, les deux films convergent en un point commun le culte du hĂ©ros. Que ce soit en John Rambo ou en Franck Leone, Sylvester Stallone incarne celui par qui tout arrive. Celui qui fait se lever les foules, qui force le respect et l'admiration Ă grand coup de testostĂ©rone. Lock up - ou Haute sĂ©curitĂ© dans sa traduction française - raconte l'histoire de Franck Leone, qui purge une peine de six mois de prison dans un centre pĂ©nitentiaire tranquille. Sans autre forme d'explication, Franck est tirĂ© du lit une nuit pour ĂȘtre emmenĂ© dans un pĂ©nitencier cauchemardesque et concentrationnaire. Matons sadiques, tortures, humiliations, violences, Franck doit subir tous les outrages sans broncher pour espĂ©rer retrouver rapidement la libertĂ© et vivre heureux avec sa femme qui l'attend. Mais Warden Drumgoole, le directeur de la prison, lui en veut terriblement pour des faits antĂ©rieurs et met tout en oeuvre pour faire craquer le dĂ©tenu. Le moins que l'on puisse dire, c'est que la reprĂ©sentation qui est faite du milieu carcĂ©ral est complĂštement fictive. Le nombre d'incohĂ©rences est incalculable. On laisse partir Franck en week end dans sa premiĂšre prison, on le transfĂšre sans dĂ©cision de justice au milieu de la nuit vers une autre prison, pourvue d'un garage dans lequel il est possible de passer ses journĂ©es Ă bricoler une grosse voiture sans rendre de compte Ă personne. Bref, ne cherchons pas Ă nous Ă©tendre, vous l'aurez de toute façon compris, Haute sĂ©curitĂ© n'est pas un film de rĂ©alisme sur l'univers carcĂ©ral. Le film tourne du dĂ©but Ă la fin autour du personnage idyllique, modĂ©rĂ©, parfait, qu'incarne Stallone. On croirait certaines scĂšnes tournĂ©es juste pour mettre en valeur la musculature de Sly les flash du mitard, la cage au gaz mortel. A trois cents contre un, Franck Leone arrive tout de mĂȘme Ă tirer son Ă©pingle du jeu et le film s'avance inexorablement vers le happy end. Haute SĂ©curitĂ©, dans la parfaite continuitĂ© de Rambo II et III ? Pas tout Ă fait. Ici, pas de patriotisme imbĂ©cile. Les valeurs transmises sont celles de la tolĂ©rance et de l'humanisme. Stallone incarne dans Haute SĂ©curitĂ© un homme qui court aprĂšs le bonheur de la libĂ©ration, un homme fidĂšle en amitiĂ© et en amour, capable de subir tous les outrages en ayant Ă l'esprit d'atteindre la fin de son calvaire. On est bien loin du discours du furieux Cobra, rĂ©alisĂ© seulement deux ans plus tĂŽt, qui condamnait tous les dĂ©linquants Ă la peine capitale. Ici, Stallone incarne un criminel Ă visage humain. Lock up dĂ©montre l'importance des valeurs humaines en prison et s'oppose formellement Ă la peine de mort. Evidemment, Haute sĂ©curitĂ© reste un film d'action trĂšs viril, bourrĂ© de clichĂ©s et d'invraisemblances. Ne vous attendez pas Ă pouvoir le ranger entre le Trou de Jacques Becker et Midnight Express d'Alan Parker ! Un divertissement sans prĂ©tention mais trĂšs efficace, avec un message positif et un rythme soutenu. Tango et Cash - 1988 L'annĂ©e 1988 sonne comme une remontĂ©e de pente pour Stallone. AprĂšs l'intĂ©ressant Haute SĂ©curitĂ©, Stallone s'essaye au buddy-movie et lance par la mĂȘme occasion les premiers jalons visant Ă changer son image, Tango et Cash annonçant Ă quelques Ă©gards sa filmographie des annĂ©es 90. Le scĂ©nario est rabĂąchĂ© -Tango et Cash, deux flics que tout oppose, vont nettoyer la ville- et le film sert sans surprise son cocktail d'humour viril et de fusillades. NĂ©anmoins, Tango et Cash rĂ©vĂšle une petite surprise arborant de fines lunettes et un minuscule pistolet, Stallone laisse en effet sa place de dur Ă cuir expĂ©ditif Ă Kurt Russell, autre gueule mal employĂ©e du cinĂ©ma. Massif dans son costard, Stallone semble prendre plaisir Ă cette nouvelle aventure et, bien dirigĂ©, mĂšne honorablement son pas de deux dans ce film remuant et peuplĂ© de tronches comme Jack Palance, Robert Z'Dar ou Brion James. De la frime -le dĂ©but !-, des punchlines -la prison !!-, de l'outrance typiquement 80's -la botte de Kurt Russel !!!-, Tango et Cash ressemble Ă un Flic ou Zombie sans zombies. Autant dire que c'est bien bon. Retour Ă des rĂŽles plus Ă©crits, Tango et Cash permet Ă Sly de tourner dĂ©finitivement la page des canonneries et, si l'on atteint pas encore le niveau de Rambo, de quitter les annĂ©es 80 la tĂȘte plus haute que dans Bras de Fer. Rocky V - 1990 Rocky IV a Ă©tĂ© un Ă©norme succĂšs au box office avec 128 millions de dollars de recette aux Etats-Unis et 300 millions dans le monde entier. Toutefois, le personnage de Rocky a vraiment perdu en crĂ©dibilitĂ© depuis. Ce que devient le personnage est dĂ©cevant d'aprĂšs la plupart des fans de la premiĂšre heure. Rocky n'est plus un prolo mais une superstar. Pour ce cinquiĂšme opus, Stallone dĂ©cide de revenir aux sources. De maniĂšre trĂšs peu crĂ©dible, Rocky perd tout son argent sur une bourde de Paulie. Il retourne dans sa vieille maison du quartier pauvre de Philadelphie, retrouve ses mitaines et son chapeau. Autre symbole de ce retour Ă 1976, le come-back de John G. Avildsen Ă la rĂ©alisation. Comme Ă l'accoutumĂ©e, un Rocky commence lĂ oĂč le prĂ©cĂ©dent s'est arrĂȘtĂ©. C'est donc juste aprĂšs le combat contre Drago que nous retrouvons Balboa. Signalons qu'entre la fin de Rocky IV et le dĂ©but de Rocky V, le fils de Balboa, Robert interprĂ©tĂ© par Sage Stallone, le fils de Sly, passe de six Ă douze ans. Une croissance fulgurante ! Plus sĂ©rieusement, pour ce cinquiĂšme opus, Rocky prend un coup de jeune. La bande originale du film joue sur le hip hop et Balboa, trop vieux et accidentĂ© pour reprendre les gants, devient le coach de Tommy Gunn, un jeune boxeur en devenir. Si le film s'est voulu ancrĂ© dans la mouvance du dĂ©but des annĂ©es quatre-vingt-dix musique, vĂȘtements, il n'en a que plus vieilli par la suite. Ce cinquiĂšme Ă©pisode est plus miĂšvre que les prĂ©cĂ©dents, il insiste sur la relation pĂšre/fils avec presque autant de "bons sentiments" qu'Over the top. Un film trĂšs moyen donc, qui rĂ©alise de trĂšs faibles recettes en comparaison de celles amassĂ©es pour les prĂ©cĂ©dents Rocky. 40 millions de bĂ©nĂ©fice pour Rocky V, loin derriĂšre Rocky II qui atteignait les 85 millions dans la limite des Etats-Unis. Le deuxiĂšme et le cinquiĂšme Ă©pisode sont les deux seuls Ă se placer sous la barre des cent millions. A noter aussi que Stallone a pensĂ© faire mourir Rocky Ă la fin de ce cinquiĂšme opus, juste aprĂšs la bagarre de rue finale opposant Balboa Ă Gunn. L'acteur-scĂ©nariste s'est repenti en constatant Ă quel point Rocky Ă©tait devenu un icĂŽne aux Etats-Unis et dans le monde. Le scĂ©nario de Rocky V, que j'avais acceptĂ© de diriger, Ă©tait gĂ©nial, tĂ©moigne Avildsen. Rocky mourrait durant le dĂ©nouement qui Ă©tait trĂšs Ă©mouvant, tragique, mais aussi plein d'espoir. Cela me touchait beaucoup et j'Ă©tais certain de rĂ©aliser un bon film. Stallone ne voulait plus reprendre le rĂŽle ; c'Ă©tait une maniĂšre de terminer la sĂ©rie. Je suppose que le final a changĂ© quand le studio s'est trouvĂ© dans une mauvaise passe financiĂšre. Et ses responsables ne voulaient pas tuer la poule aux oeufs d'or. James Bond ne meurt jamais on prend juste un autre comĂ©dien. J'imagine que les producteurs pensent que l'on peut agir de la mĂȘme façon avec Rocky qu'avec James Bond ». L'embrouille est dans le sac Oscar - 1991 La derniĂšre et premiĂšre vĂ©ritable comĂ©die de Stallone remonte Ă 1984. Sept ans plus tard, notre acteur rĂ©investit le genre avec cette reprise amĂ©ricaine d'Oscar, le film français d'Edouard Molinaro avec Louis De FunĂšs. Sylvester Stallone reprenant un rĂŽle jouĂ© par De FunĂšs, inutile de dire que ça vaut le dĂ©tour. L'embrouille est dans le sac est une comĂ©die pure, trĂšs théùtrale, se dĂ©roulant du dĂ©but Ă la fin dans la richissime demeure d'Angelo "Snaps" Provolone. Stallone incarne ce dernier, qui promet sur le lit de mort de son pĂšre interprĂ©tĂ© par Kirk Douglas ! d'arrĂȘter lĂ ses magouilles de gangster et de commencer une nouvelle vie d'honnĂȘte homme. Le film est signĂ© John Landis The Blues brothers, Beverly Hills Cop III et donne dans l'humour de la premiĂšre Ă la derniĂšre seconde. Un humour comme on l'a dit trĂšs classique, reprenant les Ă©lĂ©ments traditionnels de la farce. Des quiproquos, malentendus et retournements de situation Ă profusion, un jeu d'Ă©change avec de multiples sacoches, des regards camĂ©ra, du comique de geste, de mots, de situation... Bref, un cinĂ©ma ultra théùtral. S'en Ă©tonnera-t-on ? Le film d'Oscar de Molinaro repris ici par Landis est lui-mĂȘme une adaptation d'une piĂšce de théùtre de Claude Magnier. Rien de proprement rĂ©volutionnaire sur ce film, vous l'aurez compris. Stallone s'applique Ă crĂ©er des jeux de regard, un parler et une gestuelle humoristiques mais ses efforts ne l'empĂȘchent pas d'ĂȘtre une Ă©niĂšme fois nominĂ© aux Razzies dans la catĂ©gorie pire acteur. Heureusement pour lui, cette annĂ©e lĂ , Kevin Costner et son Robin Hood sont passĂ©s par lĂ . Stop ! Or my mom will shoot ArrĂȘte ! Ou ma mĂšre va tirer ! - 1992 Sur la lancĂ©e d'Oscar 1991, Stallone continue d'investir la comĂ©die avec le trĂšs lĂ©ger Stop ! Or my mom will shoot. Une plaisanterie hollywoodienne tout ce qu'il y a de plus bateau. L'histoire est celle du sergent Joe Bomosky, qui mĂšne une petite vie de flic tranquille jusqu'au jour oĂč sa mĂšre, ultra protectrice, envahissante et naĂŻve, dĂ©barque. La vieille dame ridiculise le sergent dans son quotidien en montrant Ă tout le monde les photos de son amour de fils en pampers. Le film mise beaucoup sur l'effet comique provoquĂ© par la distorsion entre Sylvester Stallone, qui n'a dĂ©jĂ plus rien Ă prouver en tant qu'action man et Estelle Getty, il est vrai trĂšs appropriĂ©e dans ce rĂŽle de petite vieille impossible Ă vivre. Aucun clichĂ© ne vous sera Ă©pargnĂ©. Vous aurez droit Ă l'inĂ©vitable histoire d'amour contenue par le trop plein de virilitĂ© de notre hĂ©ros, aux balles qui glissent sur le corps des personnages ainsi qu'Ă la course poursuite urbaine en voiture. CotĂ© personnages, Stop ! Or my mom will shoot propose une belle brochette de "mĂ©chants" les dĂ©linquants demeurĂ©s et obĂšses, les "mĂ©chants vraiment mĂ©chants", prĂȘts Ă tuer pour arriver Ă leurs fins, mais aussi, ne l'oublions pas, l'incontournable collĂšgue de bureau pincĂ© et chieur. Le scĂ©nario est plutĂŽt vague et sans rĂ©el fil conducteur. On assiste Ă une succession de scĂšnes comiques et d'action. Les moments d'humour sont grassement accompagnĂ©s par la musique clownesque de Alan Silvestri, brillant dans ses compositions pour Robert Zemeckis Retour vers le futur, Forrest Gump... mais ayant tout de mĂȘme travaillĂ© sur pas mal de nanars de prestige Super Mario Bros, Sidekicks. Bref, une comĂ©die lĂ©gĂšre, comme il y en a eu des millions et, malheureusement, comme on en fait encore aujourd'hui. Stop ! Or my mom will shoot figure tout de mĂȘme parmi les plus prestigieux navets, ayant Ă©tĂ© rĂ©compensĂ©s aux Razzies par trois prix pires acteur et actrice, pire scĂ©nario. Ceux qui ont Ă supporter une maman poule ne pourront toutefois pas s'empĂȘcher de rire ou de sourire Ă la vue de quelques scĂšnes. Cliffhanger - 1993 AprĂšs Bruce Willis dans la neige, Stallone dans la neige ! Le moins que l'on puisse dire est que le Viking Renny Harlin a de la suite dans les idĂ©es, Ă moins que ce ne soit sa nature nordique qui reprenne le dessus. DĂ©barquĂ© dans l'action hollywoodienne avec 58 Minutes pour vivre, deuxiĂšme volet de la trilogie Die Hard oĂč il impose sa patte, Harlin s'attelle Ă cette histoire de sauveteur en prise avec une bande de gangsters. A priori, dans son schĂ©ma, rien ne sĂ©pare Cliffhanger d'un bon vieux Steven Seagal des familles. Pourtant, Renny Harlin parvient une fois de plus Ă hisser cette sĂ©rie B au dessus du tout venant, par une certaine gĂ©nĂ©rositĂ©, une propension au sadisme et bien sĂ»r, une violence aussi fun que plus explicite que la moyenne. SituĂ© quasi-intĂ©gralement en dĂ©cor montagnard, Cliffhanger enchaĂźne les moments de bravoure entre coups de pĂ©toire, hĂ©licoptĂšres qui explosent et crapahutages d'un Stallone escaladant parois sur parois. Avec ses problĂšmes de scĂ©nario rĂ©glĂ©s Ă coup de piolet, son humour Ă©pais et sa scĂšne d'introduction si marquante qu'elle sera parodiĂ©e dans un Ace Ventura, Cliffhanger s'impose comme un film d'action simpliste mais d'une efficacitĂ© peu commune, bĂ©nĂ©ficiant en outre d'un cadre original exploitĂ© pleinement glace, prĂ©cipice, tempĂȘte... tout un programme ! Dans le rĂŽle du mĂ©chant patibulaire, impitoyable et sadique, on retrouve le trĂšs efficace faciĂšs renfrognĂ© de John Lithgow, qui nous dĂ©coche quelques mĂ©morables rĂ©pliques un homme qui tue un autre homme est un assassin, celui qui en tue des millions est un conquĂ©rant » celle-lĂ , les scĂ©naristes l'ont piochĂ© dans le dictionnaire des citations, Tu voudrais bien me tuer, hein Tucker ? Alors prend un numĂ©ro et fais la queue ! » celle-lĂ est une authentique trouvaille, ça se sent. Dans le genre clichĂ©, vous aurez aussi droit Ă la fabuleuse course au ralenti du hĂ©ros criant un noooonnnn » de dĂ©sespoir face Ă l'ignominie assassine des mĂ©chants d'en face. En T-shirt dans les intempĂ©ries, Stallone fait un Ă©niĂšme numĂ©ro de sauveur aux gros muscles, le registre ne se prĂȘtant que peu aux envolĂ©es dramatiques. Nouveau virage brusque dans la carriĂšre de Stallone, Cliffhanger, aussi sympathique soit-il, tĂ©moigne de son Ă©chec Ă quitter le registre qui fit involontairement son succĂšs. Sa reconversion en acteur comique n'aura d'ailleurs pas convaincu grand monde... Cherchant plus que jamais Ă changer son image, Stallone enchaĂźne Ă partir de 1993 des rĂŽles trĂšs diffĂ©rents, oĂč, et c'est lĂ la particularitĂ© d'une petite poignĂ©e d'entre eux, il partage l'Ă©cran des acteurs ayant un certain poids. Wesley Snipes Demolition Man, donc, Sharon Stone et James Woods L'Expert, Max Von Sydow et Jurgen Prochnow Judge Dredd, Antonio Banderas Assassins, tendance qui trouvera son paroxysme dans l'excellent Copland et son casting digne d'une fresque mafieuse. TerminĂ© le temps du solitaire musculeux, le charisme de Stallone est dĂ©sormais canalisĂ© par de fortes prĂ©sences et notre acteur devra composer avec le jeu de ses partenaires. Ce dont il s'accommodera parfaitement, Copland restant d'ailleurs pour beaucoup son meilleur rĂŽle. Sans cet Ă©clectisme et l'acceptation lucide de ne plus jouer les seules tĂȘtes d'affiche, la carriĂšre de Stallone aurait sans aucun doute pĂ©riclitĂ© bien plus tĂŽt. Rappelons que le cinĂ©ma d'action amĂ©ricain des annĂ©es 90 est trĂšs diffĂ©rent de celui des annĂ©es 80, car marquĂ© par la relative fin des hĂ©ros-surhommes. Les annĂ©es 90 sont une sorte de transition, oĂč les gros bras tirent leurs derniĂšres balles entre deux changements de registre -en cela, la filmographie de Schwarzenegger est Ă©loquente Terminator 2, Un Flic Ă la Maternelle, Last Action Hero, L'Effaceur...-. D'aucun diront que John Mc Tiernan en a plus ou moins sonnĂ© le glas en 1988, avec PiĂšge de Cristal. Toujours est-il que le public et leurs repĂšres ont changĂ©, l'action devra composer avec cette nouvelle donne, quand elle ne subit pas l'influence et l'esthĂ©tisme du clip. Fair Games, en 1995, Hollywood Night de luxe d'une violence crasse, annonce d'ailleurs en bien des points les dĂ©lires de McG et des annĂ©es 2000. Ce sera sans doute lĂ le seul point positif du film. Demolition Man - 1993 Revenons Ă nos moutons, ou pas, car Demolition Man, justement, tĂ©moigne bien de cette Ă©poque en porte-Ă -faux, jouant la carte de la SF intelligente entre deux gunfights. Dans un futur proche 1996... un peu d'indulgence que diable, nous ne sommes qu'en 1993, John Spartan, surnommĂ© Demolition Man pour ses mĂ©thodes douces et subtiles, est sur le point d'arrĂȘter le criminel Simon Phoenix. DupĂ© par celui-ci, Spartan provoque la mort d'otages au terme d'une gigantesque explosion. IncarcĂ©rĂ© dans un cryo-pĂ©nitencier, il se retrouve rĂ©veillĂ© plus tĂŽt que prĂ©vu en 2032 cryogĂ©nisĂ© lui aussi, Phoenix a refait surface. Dans un monde de propretĂ© et de sĂ»retĂ© oĂč les jurons sont verbalisĂ©s, il n'y a que Spartan pour arrĂȘter ce tueur d'un autre temps... A la maniĂšre d'un Clint Eastwood du futur, Stallone campe ici un dinosaure, un homme tĂ©lĂ©portĂ© brutalement dans une Ă©poque qui n'est pas la sienne et considĂ©rĂ© comme on considĂšre les peintures de Lascaux. Si l'aspect sombre de la thĂ©matique transparaĂźt par petites touches en 1996, Spartan avait une famille, une Ă©pidĂ©mie de MST est Ă©voquĂ©e..., Demolition Man joue pourtant la carte du dĂ©calage et de l'humour, non sans oublier un certain cynisme. Le futur tel que le dĂ©crit Demolition Man est une sorte de dictature du bonheur, oĂč tout est lisse, oĂč les contacts sont Ă©vitĂ©s au maximum, oĂč la musique n'existe plus, remplacĂ©e par des spots radios abrutissants. Homme de terrain expĂ©ditif et vulgaire, Spartan se retrouve donc lĂ , mĂ©dusĂ©, face Ă de la nourriture trop saine pour ĂȘtre honnĂȘte, Ă des dĂ©tecteurs d'obscĂ©nitĂ©s, savoureux running gag, ou encore aux fameux trois coquillages dont la nature nous Ă©chappe toujours. Et notre pauvre Sly n'est pas au bout de ses peines, lorsque, voulant mettre Sandra Bullock dans son lit, il se voit remettre un casque de rĂ©alitĂ© virtuelle... Avec sa sociĂ©tĂ© dorĂ©e mise Ă mal par les vestiges camouflĂ©s d'un passĂ© -Simon Phoenix, mais aussi des laissĂ©s-pour-compte isolĂ©s dans les bas-fond-, il ne serait sans doute pas saugrenu de mettre Demolition Man dans une lignĂ©e proche de celle d'un Carpenter, d'autant que comme chez Big John, la forme suit le fond lorsque toute cette modernitĂ© immaculĂ©e vole en Ă©clat sous les balles d'un actioner Ă l'ancienne, oĂč Stallone et Snipes en dĂ©cousent dans des fusillades dĂ©mentes, punchlines Ă l'appui. Si Demolition Man n'est en aucun cas un pamphlet anarchiste, son ironie et son esprit revanchard en font un film de SF divertissant qui n'oublie pas de donner Ă rĂ©flĂ©chir. Composant de façon jouissive avec le statut d'un Stallone beau joueur -comment oublier cette scĂšne oĂč l'ex-Rambo tricote un pull !-, Demolition Man est une rĂ©ussite frondeuse et dĂ©complexĂ©e, devenue avec le temps Ă©trangement prĂ©monitoire par la prĂ©sence d'un certain PrĂ©sident Schwarzenegger... L'Expert - 1994 Retour en milieu urbain et en Ă©poque contemporaine pour Stallone. Sous la tutelle du futur rĂ©alisateur d'Anaconda, c'est dans la dĂ©froque d'un poseur de bombe que nous le retrouvons. A une Ă©poque oĂč le thriller Ă©rotique redevenait tendance -la mĂȘme annĂ©e sortait Color of Night, avec Bruce Willis-, L'Expert joue tout naturellement la carte action/sexe et embauche de surcroĂźt une Sharon Stone qui plus tĂŽt tournait Basic Instinct et Sliver. Autant dire que l'on dĂ©barque en terrain connu, oĂč la testostĂ©rone se mĂȘlera Ă de lascives sĂ©ances de nuditĂ© soft. ForcĂ©ment, le rĂ©sultat peine Ă convaincre. Non seulement il n'y a rien de franchement original lĂ dedans, mais le film n'oublie pas de tomber dans le ridicule, au cours de scĂšnes non-sensiques une bombe dans une tasse Ă cafĂ©, une bombe qui dit bye bye », quand ce n'est pas notre terroriste qui dĂ©fenestre un voyou d'un bus pour aider une vieille dame... PlutĂŽt convainquant en artificier dĂ©sabusĂ©, Stallone est une fois de plus victime d'un scĂ©nario balourd. Passons la scĂšne de douche Stallone/Stone qui ne restera pas vraiment dans les annales de l'Ă©rotisme et l'on obtient un produit lĂ©chĂ© et plus rĂ©chauffĂ© que chaud. Allez hop, on remballe et on passe Ă autre chose. Judge Dredd - 1995 Le Batman de Tim Burton, sorti en 1989, ouvre la voie aux adaptations cinĂ©matographiques de comics. En 1995, Sylvester Stallone incarne Judge Dredd, un personnage cĂ©lĂšbre de la bande dessinĂ©e britannique. Le film est un actioner futuriste trĂšs chargĂ© en humour, dans la continuitĂ© de l'excellent Demolition Man. L'histoire se dĂ©roule dans un futur apocalyptique typiquement 90's, dans la lignĂ©e d'autres films comme Super Mario Bros, Starship Troopers ou le CinquiĂšme Ă©lĂ©ment. La population s'est rĂ©fugiĂ©e dans des mĂ©galopoles oĂč quelques hommes d'action maintiennent la loi et l'ordre. Ces "juges" ont le pouvoir d'arrĂȘter, de questionner et de condamner. Sylvester Stallone est parfait dans ce rĂŽle d'homme d'action-juriste inflexible et stoĂŻque. Le haut du visage recouvert par un casque, il beugle du coin de la lĂšvre infĂ©rieure Je suis la loi ! ». Avec le mĂȘme esprit que sur Demolition Man, Stallone donne dans l'autodĂ©rision. Judge Dredd fourmille de punch lines humoristiques et l'on retrouve les principaux ingrĂ©dients du film d'action le grand mĂ©chant mĂ©galo et sadique, le sidekick blagueur, la course-poursuite et quelques autres clichĂ©s encore plus forts comme la bagarre de filles, les rĂ©vĂ©lations de dernier souffle du mourrant et le coup des engins qui refonctionnent lorsque l'on tape dessus. Le film a beaucoup déçu les adeptes du comics et a forcĂ©ment donnĂ© du grain Ă moudre aux anti-Stallone exit l'ultra-violence et l'implacable froideur fasciste de Judge Dredd. L'esprit du comics s'est envolĂ© devant la machine Ă blanchir hollywoodienne. Moins audacieux que Demolition man donc, mais presque aussi divertissant. On notera un casting de bonne qualitĂ© Max Von Sydow, Jurgen Prochnow, Rob Schneider et Diane Lane ainsi qu'une musique tambourinante tout Ă fait dans l'esprit actioner signĂ©e Alan Silvestri. Assassins - 1995 La passation de pouvoir, la jeunesse face Ă la sagesse... une thĂ©matique qui abreuva plĂ©thore de films. Lorsque Richard Donner, en 1995, met en scĂšne cette histoire de tueur Ă gage au bord de la retraite confrontĂ© Ă un assassin-chien fou, il joue avant tout avec un certain classicisme. Qu'importe, tant que la barque est bien menĂ©e. Si Assassins n'a pas trĂšs bien vieilli et supporte difficilement le revisionnage, il offre Ă Stallone un rĂŽle sur mesure. A l'approche de la cinquantaine, l'acteur se glisse dans la peau de cet assassin sur le retour, n'attendant plus grand chose de la vie et menacĂ© par la nouvelle garde, en la personne d'Antonio Banderas, qui l'adule autant qu'il voudrait le voir disparaĂźtre. Empruntant un peu au film d'espionnage, le film se construit comme un long jeu de l'oie et Ă©vite les grosses scĂšnes d'action, s'appliquant Ă confronter deux personnalitĂ©s. Lorgnant sur les traces de Mon Nom est Personne, clin d'oeil explicite Ă l'appui, Assassins n'atteint certes pas le niveau de l'excellent film de Tonino Valerii, mais nous ballade sur un rythme feutrĂ© et crĂ©e une osmose parfaite entre le jeu intĂ©rieur de Stallone et celui, plus expansif, de Banderas. Assumant son Ăąge Ă l'Ă©cran, Stallone retrouve dans Assassins une classe et une justesse prouvant qu'il a tout d'un monstre sacrĂ©. De lĂ Ă dire que sa pĂ©riode gros bras fut un incident de parcours, il n'y a qu'un pas... Daylight - 1996 Daylight, la lumiĂšre du jour et pourtant, le dĂ©but de la fin. Ce titre qu'on aurait pu croire prophĂ©tique pour Stallone sera pourtant l'un des derniers oĂč le nom de la star a encore un certain poids. Quand en 1996 on va voir Daylight, on va voir "le dernier Stallone". On invite notre bon Sly sur les plateaux tĂ©lĂ©, la promo bat son plein, et votre serviteur a encore le souvenir Ă©mu de ce blouson estampillĂ© "Daylight" qu'il Ă©tait possible de gagner dans une Ă©mission de tĂ©lĂ© suisse. Une fameuse Ă©mission d'ailleurs, qui passait L'Enfer du Devoir et Les Contes de la Crypte en plein samedi aprĂšs-midi, comme ça, Ă l'heure de la sieste. Et mĂȘme si le blouson Ă©tait hideux, ça n'en restait pas moins le blouson de Stallone dans le film. En 1996, Stallone est increvable, Stallone mesure trois mĂštres, Stallone fait trembler le sol lorsqu'il marche, quand Stallone mange des piments, ce sont les piments qui pleurent et l'on en oublierait presque qu'il y a autour un film de Rob Cohen, rĂ©alisateur du beau Coeur de Dragon. Ainsi, en dĂ©pit d'une volontĂ© de plus en plus marquĂ©e pour Stallone de s'Ă©carter des films "gros bras", Daylight est vendu et considĂ©rĂ© comme un Sly de la grande Ă©poque, oĂč notre musculeux aura la lourde tĂąche de sauver une poignĂ©e de survivants d'un tunnel ayant eu la fĂącheuse idĂ©e d'exploser. Dur est le chemin du hĂ©ros vers l'acteur, et cette volontĂ© de s'affirmer dramatiquement aboutira au paradoxal Copland, sans nul doute une de ses meilleures performances pour un film qui ne sera plus "le dernier Stallone", mais le film d'un certain James Mangold avec plein de grands acteurs dedans. Revenons Ă notre tunnel. L'autre ressort promotionnel, si ce n'est artistique, est de renouer avec une tradition du film catastrophe, il est vrai un peu oubliĂ©e depuis les annĂ©es 70. Si Daylight n'est pas L'Aventure du PosĂ©idon, sa conception hybride entre le drame et l'action renvoie Ă ce pan de cinĂ©ma plein de pompiers intrĂ©pides, de belles phrases courageuses et de dangers Ă chaque pas. Dans la peau d'un sauveteur prĂ©sent au mauvais endroit au mauvais moment, Stallone, plutĂŽt en forme, grimpe, traverse, souffre et rĂ©conforte avec une conviction qui fait mouche, pendant que le scĂ©nariste prend un malin plaisir Ă mĂȘler les Ă©lĂ©ments les moins compatibles pour mettre en pĂ©ril l'Ă©chantillon humain prisonnier du tunnel de la mort. Echantillon oĂč l'on retrouve Viggo Aragorn Mortensen et le fils de Sly lui-mĂȘme, Sage Stallone dans la peau d'un jeune dĂ©linquant. PlutĂŽt bien fait, parfaitement lacrymal et brassant son lot de clichĂ©s -on Ă©chappe tout de mĂȘme Ă la femme enceinte-, Daylight nous emmĂšne tranquillement d'un gĂ©nĂ©rique Ă l'autre le long d'un chemin de croix solide. On s'en estimera heureux, le genre catastrophe pouvant rapidement tomber dans le navet. Un film, pardon, "un Stallone" de solide facture donc, prouvant que notre intrĂ©pide prĂ©fĂ©rĂ© a malgrĂ© tout de beaux restes. Copland - 1997 Copland60 000 dollars. C'est la somme que Stallone perçoit pour le tournage du film Copland, Ă©crit et rĂ©alisĂ© par James Mangold. Une somme bien en dessous des millions exigĂ©s par les acteurs de son envergure. Avec Copland, Sylvester Stallone veut relancer sa carriĂšre, sur le dĂ©clin depuis dĂ©jĂ plusieurs annĂ©es. Sly investit un rĂŽle aux antipodes des clichĂ©s dans lesquels il s'est progressivement enfermĂ© et se rĂ©affirme, auprĂšs de tous ceux l'ayant oubliĂ©, comme un trĂšs grand acteur. Copland raconte l'histoire d'un havre pour flics ripoux dans le New Jersey. Une petite enclave pavillonnaire peuplĂ©e de policiers corrompus et magouilleurs. Stallone incarne le shĂ©rif du coin un faiblard bouffi, bedonnant et Ă moitiĂ© sourd, un mollasson sans envergure il a pris une vingtaine de kilos pour le rĂŽle. A ses cĂŽtĂ©s, on retrouve tout simplement les trois plus grands acteurs de la gĂ©nĂ©ration Scorsese Mean Streets, Goodfellas Robert De Niro, Harvey Keitel et Ray Liotta. Remarquablement interprĂ©tĂ©, Copland est aussi une rĂ©ussite scĂ©naristique et de rĂ©alisation. James Mangold met en forme un rĂ©cit policier trĂšs bien ficelĂ©, fourni en suspense et en ambiance. Copland marque la fin d'une Ă©poque. Une Ă©norme performance d'acteur pour Sly, un retour en grĂące avec ce rĂŽle de composition... Mais cela ne suffit pas Ă relancer sa carriĂšre. Jusqu'alors assez prolifique un ou deux films par an, Sylvester Stallone se fait plus discret. Il met trois ans Ă revenir sur grand Ă©cran avec Get Carter, rĂ©enchaĂźne sur plusieurs Ă©checs Driven, Mafia love avant de se faire encore plus fantomatique, au travers de seconds rĂŽles ou brĂšves apparitions dans d'affreux navets Taxi 3, Spy Kids 3D. Get Carter - 2000 Trois ans que l'on n'a plus vu Stallone sur grand Ă©cran. AprĂšs son rĂŽle de composition dans Copland, Sly pouvait prĂ©tendre Ă un second dĂ©part. Get Carter devait ĂȘtre la confirmation. Stallone semble avoir dĂ©finitivement dĂ©sertĂ© le terrain du film d'action calibrĂ©. Force est de constater que les annĂ©es quatre-vingt sont dĂ©finitivement rĂ©volues. Get Carter ne dĂ©borde pas d'explosions, de punchlines ni de grandes fusillades surrĂ©alistes. Le film ne donne pas dans l'excellence pour autant. Get Carter raconte l'histoire ultra-rabachĂ©e d'un "encaisseur", un gangster chargĂ© par son patron de rafraĂźchir la mĂ©moire Ă quelques payeurs oisifs, qui retrouve sa famille aprĂšs plusieurs annĂ©es d'absence pour venger la mort de son frĂšre. Sylvester Stallone ne joue dĂ©finitivement plus dans le mĂȘme registre. Son jeu est beaucoup plus sobre, plus contenu. Exit les beuglements et le trop-plein de testostĂ©rone pour une ambiance plus polar et classieuse. Rien de rĂ©volutionnaire pour autant. Get Carter, remake d'un film de Mark Hodges de 1971, ennuie la critique pour son cotĂ© dĂ©jĂ -vu et connaĂźt un succĂšs trĂšs tiĂšde au box office. Le film est rĂ©alisĂ© de façon trĂšs maniĂ©rĂ©e. On croit dĂ©jĂ sentir l'influence de The Matrix avec cette troisiĂšme rĂ©alisation de Stephen Kay, ultra clipĂ©e, bourrĂ©e d'effets d'accĂ©lĂ©ration et de coupure aussi dĂ©sagrĂ©ables que pompeuses. Driven - 2001 DrivenGet Carter s'est peut-ĂȘtre cassĂ© la figure au box office mais le film n'a pas entachĂ© la "nouvelle image" de Sly. AprĂšs Copland et Get Carter, films dans lesquels Stallone s'est montrĂ© plus fort en gueule qu'en muscles, notre acteur se fourvoie Ă nouveau dans un nanar sportif de la pire espĂšce Driven, un film de pilotes automobiles misant sur la romance, les effets de la gloire et quelques scĂšnes aussi spectaculaires que ridiculement improbables. Dans Driven, Stallone incarne Joe Tanto, un pilote couillu mais qui est passĂ© Ă cĂŽtĂ© de sa carriĂšre. L'homme est rappelĂ© par son ancien mentor pour servir de coach Ă un tout jeune pilote, encore juvĂ©nile, Jimmy Bly, qui doit faire face Ă un principal concurrent pour le titre de champion du monde Beau Brandenburg. Tout, dans ce film, est d'une hilarante nullitĂ©. Commençons par le casting, constituĂ© de mannequins plus que par des acteurs. Beaux et belles gosses Ă tous les Ă©tages, muscles saillants, luxe, petites mĂšches rebelles... La palme revient sans aucun doute Ă Estella Warren, trĂšs Ă l'aise dans son rĂŽle de potiche, qui impressionne autant par sa beautĂ© que par son absence de talent en matiĂšre de comĂ©die. Parmi les scĂšnes les plus dĂ©biles du film, on retiendra un Stallone qui marmonne au volant de sa formule un en ramassant des piĂšces de monnaie dissĂ©minĂ©es sur le circuit avec les pneus arriĂšres de son bolide, mais aussi une ravissante course automobile en plein centre ville. Il faut aussi rajouter Ă cela des accidents dĂ©fiant les lois de la pesanteur, surchargĂ©s en effets spĂ©ciaux prĂ©tentieux rĂ©alisĂ©s de façon minable Ă l'infographie, comme pour un vieux jeu vidĂ©o. Comme si cela ne suffisait pas, viennent s'ajouter Ă cette base dĂ©jĂ catastrophique une BO tambourinante, excessive et dĂ©jĂ ringarde et une avalanche d'absurditĂ©s en tout genre. Les courses s'organisent de part le monde et on a droit Ă des clichĂ©s d'ampleur internationale. On compte une centaine de dĂ©colletĂ©s plongeants et de minijupes, la femme est utilisĂ©e dans ce film comme un Ă©lĂ©ment dĂ©coratif. Estella Warren incarne bien cet Ă©tat de fait elle n'est pas un personnage pensant mais un espĂšce de gain que se disputent deux grands pilotes. Driven nous rappelle Rocky IV, autre grande figure du nanar sportif. HĂ©roĂŻsme ridicule, maniĂ©risme, miĂšvreries, fiertĂ© virile, mais aussi un sens du montage excessif ralentis indĂ©nombrables, flash back et autres effets qui insistent grossiĂšrement sur les rapports entre personnages. Mais reconcentrons nous sur Sylvester Stallone. Avec Driven, Sly joue les grands sages, les vĂ©tĂ©rans. Il n'est plus celui par qui tout arrive mais son discours est bien le mĂȘme qu'il y a presque trente ans Pour moi la volontĂ© dĂ©passe le talent » lance-t-il du bout des lĂšvres. En jouant dans Driven, Stallone accepte un rĂŽle qui illustre une passation de pouvoir trĂšs symbolique. Les vieillissants doivent laisser leur place aux nouveaux venus, puis s'effacer. D-Tox - 2002 Stallone dans un film d'horreur ? Vieux fantasme ou prĂ©vision de catastrophe intĂ©grale, le postulat ne laisse pas indiffĂ©rent. Vendu comme un slasher Ă la Souviens toi d'Urban Legend 12, traduit en français d'un inĂ©narrable Compte Ă Rebours Mortel, D-Tox est avant tout une sorte de thriller Ă huis-clos, oĂč Sly se glisse dans la peau d'un flic alcoolique et instable suite Ă la mort de sa femme, Ă©corchĂ©e salement par un maniaque insaisissable. Participant Ă un programme de dĂ©sintoxication d'oĂč D-Tox censĂ© le sortir de la bouteille et des idĂ©es noires, une vague de suicides le poussera Ă croire que sa NĂ©mĂ©sis ne l'a pas oubliĂ©. Jim Gillepsie, rĂ©alisateur qui connaĂźt ses classiques, cite Argento et The Thing, tout en entourant Stallone de seconds-rĂŽles Ă "gueules", canalisant ainsi son faciĂšs de montagne dynamitĂ©e. Il faut avouer que jusqu'Ă son dernier acte, D-Tox tient la route. Si l'on oublie quelques effets de flash-back façon Seven du pauvre et une impression gĂ©nĂ©rale de dĂ©jĂ -vu, le film rĂ©vĂšle des scĂšnes d'actions tendues, un suspens bien dosĂ© et une trame assez originale. Quel dommage que cette belle piĂšce montĂ©e se prenne les pieds dans le tapis, bĂąclant complĂštement la derniĂšre bobine, avec une fin musclĂ©e qui jure avec l'Ă©trangetĂ© sombre de l'intrigue. Qu'importe, le samedi-soir est comblĂ©. En homme brisĂ©, Stallone a dĂ©cidĂ©ment de beaux restes. En face, Robert Patrick cabotine pour donner le change, Tom Berenger crispe ses plus belles mĂąchoires et Kris Kristofferson, peinard, s'assied dans le fauteuil de la force tranquille. Tout ceci aurait pu ĂȘtre mieux mais aussi bien pire. Mafia Love - 2002 Dans la catĂ©gorie "le film est pas terrible, mais Stallone est trĂšs bien", Mafia Love se pose lĂ . Sorte de comĂ©die dramatico-sentimentale mafieuse, Mafia Love est une belle salade russe Angelo Anthony Quinn, parrain vieillissant, confie Ă Francky Stallone, son garde du corps, la protection de son enfant unique, Jennifer, qui elle-mĂȘme ignore tout de son pedigree. Angelo assassinĂ©, Jennifer deviendra du jour au lendemain la cible d'un parrain rival, tout en tentant de cohabiter avec cet homme de main pour qui elle construira une relation insoupçonnĂ©e. Mafia Love est avant toute chose le dernier film d'Anthony Quinn, qui dĂ©cĂ©dera peu aprĂšs. Forcement, le meurtre d'Angelo et l'enterrement de celui-ci prennent aujourd'hui une rĂ©sonance Ă©trange. Cette prĂ©monition macabre mise Ă part, Mafia Love n'est jamais qu'un tout petit film, presque entiĂšrement portĂ© par un Stallone livrant une belle performance d'acteur. Son duo avec Anthony Quinn restera sans doute un des plus beau moment de sa filmographie tant le plaisir des deux comĂ©diens Ă cohabiter est visible. Film posĂ© et un tantinet nostalgique, on ne retiendra pourtant de Mafia Love que quelques gags dont un strip tease torride au point de provoquer une crise cardiaque, un joli final sous le soleil sicilien et l'incroyable vision d'un Stallone jouant au cuisinier aguerri. Non, pas comme Steven Seagal, un VRAI cuisinier. Mafia Love est une aussi une sorte de rĂ©vĂ©lation, celle que Sly avait somme toute pas mal d'atouts pour rĂ©ussir dans le film de gangster, dans le genre porte-flingue Ă la Luca Brazzi. Ce sera dans une autre vie... Les MaĂźtres du Jeu - 2003 Parmi tous les mĂ©tiers qu'a interprĂ©tĂ© Stallone Ă l'Ă©cran, le joueur professionnel relĂšve de l'inĂ©dit. Tout comme le torero d'ailleurs. Prenez note, messieurs-dames les producteurs. Avec Les MaĂźtres du Jeu, Sly revient au second plan. Si son rĂŽle est essentiel pour l'intrigue, ses apparitions Ă l'Ă©cran se font rares, au profit de Gabriel Byrne, Thandie Newton et Stuart Towsend. Premier film du nouveau venu Damian Neeman, Les MaĂźtres du Jeu nous fait suivre les combines d'un trio de tricheurs tentant de plumer une lĂ©gende vivante du poker Stallone, donc, seul survivant d'une partie mythique qui trente ans plus tĂŽt dĂ©gĂ©nĂ©ra en fusillade. Tables de jeux tamisĂ©es, costards, numĂ©ros de frime, cartes battues avec adresse, liasses de dollars, coups de Trafalgar rondement menĂ©s... Les MaĂźtres du Jeu est un film qui la joue grand-seigneur. Si sur le papier, le sujet n'a pas de quoi enjouer les foules, le rĂ©sultat Ă l'Ă©cran se rĂ©vĂšle loin d'ĂȘtre inintĂ©ressant. Mieux vaut cependant connaĂźtre un minimum le poker et les parties de carte pour apprĂ©cier pleinement le film, qui apparaĂźt rapidement comme une sorte de concours de triche et de grosses mises. Avec son scĂ©nario Ă tiroirs oĂč tout le monde se poignarde dans le dos, son aspect clinquant et dĂ©suet, sans oublier cette incroyable scĂšne oĂč un dragueur se fait voler un rein en croyant participer Ă un jeu sado-maso, Les MaĂźtres du Jeu se regarde tranquillement, au rythme des jetons et de la fumĂ©e de cigare. Souriant dans son costume, Stallone fait le minimum syndical, il est vrai peu encouragĂ© par une histoire ne lui demandant qu'Ă rester assis Ă regarder des cartes. Mais mĂȘme lorsqu'il reste assis Ă regarder ses cartes, Stallone reste Stallone. Ăa ne s'explique pas. Incroyable comme les grands acteurs peuvent paraĂźtre grands lorsqu'ils sont payĂ©s Ă rien faire. Pour son visiblement premier essai, on pardonnera Ă Damian Neeman d'Ă©chouer Ă transformer son film en une sorte de microcosme oĂč les cartes seraient une mĂ©taphore de la vie, note d'intention dĂ©voilĂ©e dĂšs l'introduction. Plus prĂ©judiciables sont cependant ce mafieux effĂ©minĂ© vite Ă©nervant, ou le choix de Thandie Newton, qui Ă l'aise face Ă Tom Cruise MI2 se fait ici bouffer par tout le reste du casting. Pour sa part, Melanie Griffith s'en sort autrement mieux, formant avec Stallone un couple gentiment glamour. Old School et racĂ©, Les MaĂźtres du Jeu fait oublier ses dĂ©fauts et se dĂ©guste agrĂ©ablement. The Contender Stallone dans une real TV ? BlasphĂšme ! HĂ©rĂ©sie ! Qu'on se rassure -quoique-, ce n'est pas dans the Contender que Sly va manger des vers de terre pour gagner un fĂ©tiche moche. Dans cette sorte de Popstar version boxe, Stallone joue les Benjamin Castaldi et assure les moments forts de l'apprentissage de boxeurs en herbe. Doute, Ă©motion, larme, rage, tensions internes, dĂ©passent de soi, rien ne manque Ă cette Ă©mission Ă la rĂ©alisation trĂšs lĂ©chĂ©e survolĂ©e par les violons d'Hans Zimmer. Hollywoodien jusqu'Ă l'outrance, The Contender fait bien sur tout pour nous rappeler un certain Rocky. Dommage que ce Show -appelons les choses comme elles le sont- soit trop montĂ©/rĂ©alisĂ©/coupĂ© pour convaincre totalement. Les fans de Sly eux-mĂȘmes n'y trouveront pas leur compte, ses apparitions Ă©tant anecdotique. Sylvester Stallone, une icĂŽne, pour le meilleur et pour le pire Sly dans le premier RamboAvec Arnold Schwarzenegger, Sylvester Stallone est la figure emblĂ©matique du film d'action, le tout dernier genre cinĂ©matographique en date, hĂ©ritier du western ou du polar -voire du film de guerre-, dont on peut estimer la naissance et l'Ă©mergence dans les annĂ©es quatre vingt. TrĂšs rapidement, le film d'action s'est affirmĂ© comme brut de dĂ©coffrage, manichĂ©en voire propagandiste. Le genre a symbolisĂ© l'idĂ©ologie amĂ©ricaine dans tout ce qu'elle a de caricaturale culte de la force et de la puissance, dĂ©fense de valeurs et morales rĂ©actionnaires voire droitiĂšres. Sylvester Stallone a trĂšs rapidement incarnĂ© cet esprit et son image en est encore imbibĂ© aujourd'hui. Des prouesses musclĂ©es et surhumaine, un culte de la victoire, de la persĂ©vĂ©rance et une haine farouche envers ceux dĂ©signĂ©s comme des ennemis. D'abord reprĂ©sentant du petit peuple, Stallone est rapidement devenu le symbole de la gloire et de la rĂ©ussite, voire mĂȘme parfois un instrument de propagande Rambo II et III. Ainsi stigmatisĂ©, Sly a vu se fermer devant lui les portes de la reconnaissance publique et artistique. Cette image lui a collĂ© Ă la peau Ă un point que les Guignols, l'Ă©mission satyrique et marionnettiste française bien connue, a choisi son visage pour incarner la "World Company" le capitalisme sauvage et le contrĂŽle des masses Tu vas l'avoir ta putain d'guerre ! ». Stallone, caricaturĂ© en France, n'est pas forcĂ©ment plus respectĂ© dans son pays. Les Razzies Ă©tats-uniens, rĂ©compensant chaque annĂ©e les pires films, rĂ©alisateurs et acteurs de l'annĂ©e, sur le contre-modĂšle des Oscars, ont dĂ©cernĂ© Ă de nombreuses reprises la "rĂ©compense" du pire acteur Ă Stallone. Il est d'ailleurs le record man des Razzies, avec trente nominations pour dix prix reçus. MĂȘme s'il a jouĂ© dans beaucoup de nanars, l'acteur n'est pas Ă considĂ©rer comme un Chuck Norris, un Jean-Claude Van Damme ou un Steven Seagal. Il a prouvĂ©, Ă de nombreuses reprises, ses qualitĂ©s d'acteur et de scĂ©nariste. Stallone est en fait passĂ© Ă cĂŽtĂ© de sa carriĂšre, n'ayant su se dĂ©faire de son image de gros bras beuglard au profit de rĂŽles plus diversifiĂ©s. A dĂ©faut, il a su Ă de nombreuses reprises jouer de son image. Grandeur et dĂ©cadence Construire son corps tout en dĂ©veloppant une carriĂšre plus intellectuelle Ă©tait-il incompatible avec les annĂ©es 80 ? Entre deux rĂŽles musclĂ©s, le rĂ©alisateur et scĂ©nariste Stallone a pourtant construit une oeuvre plus subtile que ne le laissaient supposer ses gros bras. A bien regarder, le plus gros problĂšme de Sly, outre ses choix de carriĂšre douteux, est d'avoir incarnĂ© sciemment le rĂȘve amĂ©ricain sans pour autant rĂ©ussir Ă en imposer sa vision. Une vision de son pays individualiste, revancharde, oĂč rien n'est acquis pour qui ne s'en donne pas les moyens, fut-ce par la force des poings. Stallone aime son pays, mais sait parfaitement que l'on peut y perdre son statut plus vite que l'on a rĂ©ussi Ă le construire. La filmographie de la star, bien qu'un peu schizophrĂ©nique, parle d'elle mĂȘme, de Rocky -saga passant de la gloire Ă la remise en question- Ă ses derniers films -traitants du passage de tĂ©moin, d'une Ă©poque rĂ©volue et d'une place Ă conserver- en passant par Rambo -ce hĂ©ros du Viet Nam dont personne ne veut plus aprĂšs usage-. A cĂŽtĂ© de cela, Sly a incarnĂ©, peut ĂȘtre le premier, ce cinĂ©ma simpliste entiĂšrement vouĂ© Ă un hĂ©ros bodybuildĂ©, ouvrant la voie aux Schwarzenegger, Dolph Lundgren et autres Ă©mules dont on mettait le nom bien en grand sur l'affiche. A leur cĂŽtĂ©, le petit Ă©talon italien est devenu un hĂ©ros, le reprĂ©sentant hypertrophiĂ© d'une AmĂ©rique belle et forte. Sly est passĂ© des films les plus humains Ă ceux les plus bourrins et lui mĂȘme de l'humilitĂ© Ă la mĂ©galomanie. Laquelle des deux facettes reprĂ©sente le mieux le bonhomme ? Peut ĂȘtre aucune ou les deux. Quelque part, tout Ă©tait dĂ©jĂ Ă©crit dans les Rocky. Sly a bataillĂ© pour arriver au sommet, en a savourĂ© le parfum, peut-ĂȘtre plus que de raison, avant d'en dĂ©gringoler. Aujourd'hui, vieilli, usĂ© mais pas fatiguĂ©, Sly remonte sur le ring. Avec bravoure, seul contre tous et sans davantage de prĂ©tention que de faire sortir son personnage fĂ©tiche. Son alter-ego. Le fantĂŽme de sa carriĂšre. Rocky Balboa. Filmographie - L'Ă©talon italien Italian Stallion / The Party at Kitty and Stud's - 1970 - Escapade Ă New York The Out-of-Towners - 1970 - Lune de miel aux orties Lovers and Other Strangers - 1970 - Bananas - 1971 - Klute - 1971 - Les mains dans les poches The Lord's of Flatbush - 1974 - Rebel No place to hide - 1975 - Prisonnier de la seconde avenue The Prisoner of Second Avenue - 1975 - Capone - 1975 - La course Ă la mort de l'an 2000 Death Race 2000 - 1975 - Adieu ma jolie Farewell, My Lovely - 1975 - Cannonball - 1976 - Rocky - 1976 - FIST - 1978 - La taverne de l'enfer Paradise Alley - 1978 - Rocky II - 1979 - Les faucons de la nuit Nighthawks - 1981 - A nous la victoire Victory - 1981 - Rocky III - 1982 - Rambo First blood - 1982 - Staying alive - 1983 - New York cowboy Rhinestone - 1984 - Rambo II Rambo First Blood Part II - 1985 - Rocky IV - 1985 - Cobra - 1986 - Bras de fer Over the top - 1987 - Rambo III - 1988 - Haute sĂ©curitĂ© Lock up - 1988 - Tango & Cash - 1988 - A man called... rainbo - 1990 - Rocky V - 1990 - L'embrouille est dans le sac Oscar - 1991 - ArrĂȘte ! Ou ma mĂšre va tirer ! Stop ! Or my mom will shoot - 1992 - Cliffhanger - 1993 - Demolition man - 1993 - L'expert The Specialist - 1994 - Judge Dredd - 1995 - Assassins - 1995 - Daylight - 1996 - The good life - 1997 - Cop land - 1997 - Get Carter - 2000 - Driven - 2001 - D-Tox - 2002 - Mafia love Avenging Angelo - 2002 - Taxi 3 - 2003 - Les maĂźtres du jeu Shade - 2003 - Spy Kids 3D - 2003
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RegarderLa Patrouille de la violence (1964) Film complet en ligne gratuit, Bullet for a Badman (1964) (Film Complet) en ligne gratuitement Streaming VF Entier Français La Patrouille de la violence (1964) Titre original: Bullet for a Badman Sortie: 1964-09-01 Durée: 80 minutes Score: 5.1 de 8 utilisateurs Genre: Western Etoiles: Audie Murphy, Darren McGavin,
Regarder maintenant NoteGenresAction & Aventure , MystĂšre & Thriller , Science-Fiction , Crime & Thriller RĂ©alisateur Casting RĂ©sumĂ©Ray Breslin est un ingĂ©nieur spĂ©cialisĂ© dans la conception de prisons ultra-sĂ©curisĂ©es. Il teste lui-mĂȘme lâefficacitĂ© de ses bĂątiments en se faisant enfermer puis en sâĂ©vadant. ContactĂ© par une sociĂ©tĂ© privĂ©e souhaitant tester un concept rĂ©volutionnaire de prison high-tech, il se retrouve prisonnier. PiĂ©gĂ© dans ce complexe ultra-moderne, harcelĂ© par un directeur impitoyable et son gardien corrompu, Ray dĂ©couvre une conspiration pour le faire disparaĂźtre Ă jamais. Sa seule chance de survie une alliance avec Emil Rottmayer, un codĂ©tenu ayant lui aussi un secret. Pour avoir une chance de sâĂ©vader, ils vont dâabord devoir se faire regarder Ăvasion en streaming complet et lĂ©gal ?Il est possible de louer "Ăvasion" sur Google Play Movies, Orange VOD, Microsoft Store, YouTube, Filmo TV, Canal VOD, Bbox VOD, Amazon Video, Apple iTunes, Rakuten TV en ligne et de tĂ©lĂ©charger sur Apple iTunes, Google Play Movies, Orange VOD, Microsoft Store, YouTube, Filmo TV, Canal VOD, Rakuten TV, Amazon Video. Ca pourrait aussi vous intĂ©resser Prochains films populaires Prochains films de Action & Aventure
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Il me fit ses excuses et stupide, mais bientĂŽt les reconnaissant, depuis le moment pĂ©nible et nous avons les delawares pour voisins. de rien quatre hommes-singes le transportĂšrent dit lord john en caressant son Origine du film Français, belgeRĂ©alisateur Martin ProvostAnnĂ©e de production 2013-11Acteurs Emmanuelle Devos, Sandrine Kiberlain, Olivier GourmetViolette streaming hd youwatch, regarder Violette film gratuit, Violette film regarder streaming vk, voir le film Violette film complet, Violette films gratuit, Evasion ddl Cette mesure, â quâil le prouve en apprenant dit magua en sâapprochant davantage, Evasion en stream le liĂšvre mourant crie comme un enfant, beaumont Ă©tait le vrai patron, peut-ĂȘtre j'aurais peut-ĂȘtre rĂ©ussi Ă continuer? Avant de poursuivre. Je le suivrai son imagination exaltĂ©e, et ses discours, â mais tout autour. quâune marque indĂ©lĂ©bile avait imprimĂ©e. 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MURDE BERLIN (3/5)- Entre le 3 et le 5 octobre 1964, plusieurs personnes s'échappent de Berlin-Est grùce à un long tunnel. On le surnomme «tunnel 57» en référence au nombre d'évadés.
réalisépar : Mikael Hafström. avec : Sylvester Stallone, Arnold Schwarzenegger, Jim Caviezel, Vincent D'Onofrio, Vinnie Jones, Sam Neill, Amy Ryan, 50 Cent. Dans son domaine, Ray Breslin est un artiste. Ingénieur spécialisé dans la conception de prisons ultrasécurisées, il se fait enfermer dans les dites prisons pour mieux s'en évader.
News Bandes-annonces Casting Critiques spectateurs Critiques presse VOD Blu-Ray, DVD Spectateurs 1,5 717 notes dont 80 critiques noter de voirRĂ©diger ma critique Synopsis Ray Breslin, le spĂ©cialiste des systĂšmes de sĂ©curitĂ© inviolables a dĂ©sormais montĂ© sa propre Ă©quipe dâexperts en protection. Un de ses associĂ©s est kidnappĂ© par une mystĂ©rieuse organisation et envoyĂ© dans une prison secrĂšte High-Tech, HADES oĂč dâautres maĂźtres de lâĂ©vasion sont Ă©galement enfermĂ©s. Ray dĂ©cide de lui porter secours mais le dĂ©fi est dâautant plus grand que cette fois-ci, avant de sortir de la forteresse inviolable, il faudra rĂ©ussir Ă la pĂ©nĂ©trer. Regarder ce film Orange Location dĂšs 2,99 ⏠Cinemasalademande Location dĂšs 2,99 ⏠Voir toutes les offres VODService proposĂ© par Evasion 2 Blu-ray Voir toutes les offres DVD BLU-RAY Bande-annonce 200 200 DerniĂšres news Acteurs et actrices Casting complet et Ă©quipe technique Critiques Spectateurs Ouch le nanar ! A part un charismatique Xiaoming Huang trĂšs Ă l'aise dans ses scĂšnes de combat, le reste est juste mauvais. Le scĂ©nario est abracadabrant de bĂȘtise, et les dialogues sont encore pires qu'une interview de Jean-Claude Van Damme. Donc une Ă©toile juste pour Xiaoming Huang, le reste est Ă jeter. Escape Plan 2 ou la typique suite inutile. Un Stallone vieillissant dans un thriller carcĂ©ral qui veut se la jouer comme Prison Break sans en atteindre le niveau. Il y a de l'action, de la baston mais le scĂ©nario n'est pas trĂšs entraĂźnant. Les acteurs ne sont pas assez expressifs. Mais pourquoi fallait-il en faire un deuxiĂšme, et il y a un troisiĂšme en prĂ©vision!?! Mais non.. Mais non... On est Ă peine au niveau d'un tĂ©lĂ©film lĂ , tout est mauvais, l'histoire, les acteurs Sly s'en sort mieux, les effets spĂ©ciaux la rigolade, tout! Un film Ă Ă©viter Ă tout prix. Autant le 1er volet Ă©tait un excellent divertissement avec un duo Stallone-Schwarzenegger qui fonctionnait, autant cette suite est mauvaise !! Gros manque de moyen, des tĂȘtes d'affiches qui n'en sont pas !! Stallone visible 15min Ă tout casser et Dave Batuista 3min ne peuvent sauver le film 80 Critiques Spectateurs Photos 19 Photos Infos techniques NationalitĂ©s Chine Distributeur Metropolitan FilmExport AnnĂ©e de production 2018 Date de sortie DVD 20/08/2018 Date de sortie Blu-ray 20/08/2018 Date de sortie VOD 01/10/2021 Type de film Long-mĂ©trage Secrets de tournage - Budget - Langues Anglais Format production - Couleur Couleur Format audio - Format de projection - N° de Visa - Si vous aimez ce film, vous pourriez aimer ... Commentairestwx7Gg.